Mini-leçon – L’ampleur de toutes choses

Mini-leçon – L’ampleur de toutes choses

Mini-leçon – L’ampleur de toutes choses

Mini-leçon – L’ampleur de toutes choses

Thèmes abordés 

  • Diversité et pluralisme : diversité au sein des communautés et identité
  • Géographie et environnement : enjeux
  • Géographie humaine : enjeux environnementaux ; territoire : autochtone
  • Études sociales : défis environnementaux

Âge recommandé : 16 ans et plus

L'ampleur de toutes choses, Jennifer Abbott, offert par l'Office national du film du Canada

Mots clés/sujets : composer avec la maladie et la mort, deuil, apprentissage axé sur le territoire, vision du monde des Autochtones, préoccupations et droits, perspectives environnementales, climat et météo, action sociale, changements climatiques, écocide, cancer

Avertissement : Langage grossier (« mot en F ») occasionnel et image perturbante d’un phoque mort échoué

Question directrice : En quoi les visions du monde nous incitent-elles à agir afin de mieux gérer l’environnement, de composer avec le deuil écologique et de favoriser le mieux-être ?

Synopsis pédagogique

L’ampleur de toutes choses fait merveilleusement le lien entre les deuils vécus à l’échelle personnelle aussi bien qu’à l’échelle du territoire. Aux histoires racontées par des personnes profondément attachées à l’environnement et directement touchées par les changements climatiques s’amalgament des souvenirs d’enfance de la cinéaste évoquant le temps passé en famille sur la terre natale. Combinés aux pertes douloureuses, les causes et les effets des changements climatiques motivent des gens, des groupes et des communautés à se faire les porte-parole de l’environnement dans l’espoir de faire naître des visions du monde et de susciter des gestes qui traduisent l’importance de notre rapport à la terre. La réalisatrice se penche aussi sur la notion d’espoir dans le contexte du deuil et de l’avenir. Des leçons permettant l’acquisition de connaissances préalables sur les causes et les effets des changements climatiques amélioreront globalement les résultats d’apprentissage atteints grâce à ce film.

Réflexion préalable à la projection — Demandez aux élèves de rédiger une ou deux phrases qui expriment leur vision du monde en ce qui a trait à leur rapport au territoire.

Activité 1 : Écopoésie

Étape 1 — Avant de leur présenter l’extrait, demandez aux élèves de prêter attention au symbolisme et à la juxtaposition des images. Invitez-les à examiner la narration empreinte d’émotion et de poésie, et la douleur qui s’en dégage.

Étape 2 — Tous ensemble, en petites équipes ou deux à deux, les élèves discutent du symbolisme et de la juxtaposition des images ; ils partagent aussi leurs idées sur la narration empreinte d’émotion et de poésie, et sur la douleur évoquée dans l’extrait.

Étape 3 — Passez en revue les éléments d’un haïku ainsi que les qualités d’une métaphore et d’une comparaison.

Étape 4 — Choisissez une ou les deux options de travail individuel pour les élèves.

Option 1 — Créer des métaphores ou des comparaisons qui font le rapprochement entre la perte d’une terre (attribuable aux effets des changements climatiques) et la perte d’un être cher.

Option 2 — Créer des haïkus qui, notamment, font le rapprochement entre la perte d’une terre (attribuable aux effets des changements climatiques) et la perte d’un être cher.

Résumé

L’extrait choisi juxtapose magnifiquement la narration poétique empreinte d’émotion et les images liées au deuil vécu sur le plan personnel et sur le plan écologique. L’extrait ouvre sur le son et les images — propices à la méditation — de la neige qui fond en dégouttant, et qu’on associe souvent au printemps et au renouveau. L’eau se transforme en flocons blancs, lesquels sont en fait les cendres retombant des flammes dévastatrices : ainsi les éléments que sont le feu et l’eau se juxtaposent-ils. L’eau de fonte se mue en un goutte-à-goutte intraveineux, tandis que la narratrice décrit poétiquement le chagrin ressenti à la mort d’un être cher. Les gouttelettes d’eau symbolisent à la fois les larmes versées à la perte d’un être cher et le besoin d’eau pour survivre. On entend des histoires racontées par des personnes exprimant leur amour profond de la terre, qui est ancré dans leur vision ancestrale du monde et dans leur mode de vie. L’extrait se conclut sur la voix poétique de la narratrice à laquelle se juxtaposent des images de beaux souvenirs d’interactions avec la nature et avec sa sœur. Des souvenirs d’un temps où il n’était pas question de devoir faire des adieux. La poésie rendue par les images et les paroles de ce film éveille des émotions qui inspireront peut-être des actions positives, qu’il s’agisse de sensibilisation aux changements climatiques ou d’initiatives pour les combattre.

Activité 2 : Juxtaposition d’écopoésie

Dans la première activité, les élèves ont créé des poèmes qui font le rapprochement entre le deuil personnel et la perte d’une terre (attribuable aux changements climatiques). La présente activité vise la rédaction de nouveaux poèmes inspirés par une vision du monde qui valorise un rapport holistique avec la terre et y accole des actes propres à engendrer l’espoir et à produire des occasions de s’attaquer aux problèmes.

Étape 1 — Le milieu de cet extrait soutient une vision du monde selon laquelle les humains et la nature sont reliés non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan spirituel. À la fin de l’extrait, la narratrice évoque la nécessité d’un « changement éthique ». Avec les élèves, discutez de ce qu’elle entend par « changement éthique ».

Étape 2 — Faites une séance de remue-méninges pour trouver des moyens de favoriser un changement éthique dans les façons de faire et de penser susceptible d’assurer un avenir prometteur en ce qui a trait à notre rapport à la nature. Les élèves peuvent envisager des actes à accomplir — petits ou grands — et les nouveaux débouchés susceptibles de s’ouvrir sous l’effet des changements climatiques futurs (de nouvelles perspectives de carrière, par exemple).

Étape 3 — Choisissez une ou les deux options de travail individuel pour les élèves.

Option 1 — Créer des métaphores ou des comparaisons qui mettent en évidence la vision du monde selon laquelle « les humains sont connectés à la nature » et trouver des mots qui suscitent l’espoir et l’action ou des possibilités qui contribueront à lutter contre les changements climatiques.

Option 2 — Créer un haïku qui met en évidence la vision du monde selon laquelle « les humains sont connectés à la nature » et trouver des mots qui suscitent l’espoir et poussent à agir contre les changements climatiques.

Étape 4 (facultative) — Les élèves lisent à la classe, à leur petite équipe ou deux à deux les écopoèmes qu’ils ont rédigés durant les deux premières activités, juxtaposant ainsi le chagrin et l’espoir.

Résumé

L’extrait s’ouvre sur une observation : « On commence à constater que le changement en cours est planétaire. […] Vous cherchez à comprendre ce qu’il faut faire sans avoir d’idée précise. » L’extrait présente certaines visions du monde sur les rapports entre les humains et le territoire. Dans l’extrait et pendant tout le film, nombre de représentants autochtones parlent de leur connexion à la terre (43:58). Manari Ushigua et Mukutsawa Montahuano indiquent que la destruction de notre mère la Terre est aussi notre destruction, et que la terre est leur église. L’énoncé « si le territoire souffre, on souffre », entendu plus tôt dans le film (13:30), correspond à la conviction selon laquelle les changements climatiques portent atteinte à la santé et au bien-être de tous. Dans l’extrait, on reconnaît qu’il faut trouver des façons de surmonter les effets paralysants du chagrin profond éprouvé devant la perte d’un territoire et du désespoir suscité par le changement climatique pour pouvoir livrer le combat, saisir les occasions qui se présentent, renouveler nos rapports avec le monde vivant et adopter des visions du monde respectueuses de notre rapport à la nature.

Activité 3 : Réflexion et partage

Étape 1 — Présentez l’extrait et demandez aux élèves de prêter attention aux images contrastantes entre le paysage urbain et la forêt tout en écoutant les diverses narrations.

Étape 2 — Vous trouverez ci-dessous une liste de citations tirées de l’extrait. Les élèves en choisiront une ou vous leur en attribuerez une au hasard en veillant à ce que chaque citation soit étudiée.

Étape 3 — Invitez les élèves à prendre le temps de réfléchir, puis à écrire et à partager deux à deux leurs réflexions sur le sens de l’énoncé, du point de vue tant personnel que mondial.

  • « Comment rectifier ce que notre espèce a fait ? »
  • « […] on est puissants, mais pas aussi puissants qu’une planète déterminée. »
  • « La nature et les humains ne sont pas en équilibre. »
  • « Ces changements [climatiques] viennent perturber ce que nous pensions être et la direction que nous avions prise. »
  • « Notre message aux pays développés est de cesser de rêver dans les airs. »
  • « […] leurs actions [celles des pays développés] diminuent la présence humaine sur cette terre. »
  • « […] il faut dire la vérité. Même si elle n’est pas optimiste. »

Étape 4 — Affichez les phrases suivantes : « […] espérer, [c’est] croire aux possibilités d’un meilleur, même d’un bel avenir. […] ce genre d’espoir n’est pas mon ami. »

Étape 5 — Invitez les élèves à partager leurs idées sur le genre d’espoir qui EST l’ami de la narratrice à la lumière de ce à quoi pourrait ressembler l’avenir et sur les gestes qu’ils peuvent accomplir pour participer à la lutte contre les changements climatiques.

Sur une grande feuille, chaque élève complète la phrase « L’espoir, c’est __________________ », en gardant cette lutte à l’esprit. Affichez ces feuilles aux murs de la classe.

Étape 6 — Après l’écoute du film, invitez les élèves à se demander si leur vision du monde a changé en ce qui concerne notre rapport à la nature, si elle est restée la même ou si elle s’est améliorée.

Résumé

Cette activité a amené les élèves à réfléchir à leur vision du monde et à la manière dont ce point de vue peut changer ou devenir plus sensible à la vision du monde exprimée par les représentants dans ce film. Cet extrait comporte de nombreuses déclarations émouvantes mettant l’accent sur le lien indestructible qui unit à la nature les défenseurs et défenseures de l’intendance environnementale. Par ailleurs, la pression générale qui s’exerce dans les pays développés risque de favoriser la rupture des liens d’attachement affectif au territoire et la passion nourrie pour sa protection. La dépendance à l’abondance matérielle au nom du progrès dont les pays développés font volontiers la promotion continue de bafouer les droits inhérents et les croyances — ancestrales ou retrouvées — des nations autochtones et d’autres groupes, convaincus que le fait de vivre en équilibre avec la nature et de la respecter assurera la pérennité du bien-être et de la santé des êtres humains.

Passer à l’action : Campagne de SENSIBILISATION et de MOBILISATION liée aux changements climatiques

Créez une campagne de sensibilisation et de mobilisation axée sur des solutions constructives en matière de lutte contre les changements climatiques.

Étape 1 — Affichez la citation suivante tirée du film : « Réparer la terre aide les gens à se réparer eux-mêmes » (59:58). Donnez ensuite deux minutes aux élèves pour y réfléchir.

Étape 2 — Avec la classe ou en petites équipes, faites une séance de remue-méninges sur les gestes à accomplir et les occasions à saisir pour contribuer à réparer la terre. Consignez les idées recueillies sur une grande feuille de papier.

Étape 3 — Comme devoir, les élèves cherchent un espace vert ou un élément de la nature avec lequel ils se sentent en affinité, puis en prennent une photo ou en font un dessin dans le but de réaliser une affiche.

Étapes 4 — Chaque élève sélectionne un texte à insérer dans l’image. Il ou elle peut choisir parmi les poèmes créés durant les deux premières activités, les phrases sur l’espoir rédigées à l’activité 3, ou les gestes ou occasions trouvés en séance de remue-méninges. Si le temps le permet, les élèves peuvent créer plus d’une affiche.

Étape 5 — Publiez les affiches dans les médias sociaux, à l’école et dans la communauté.

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