#MonONF : Ludovic et la fibre poétique

#MonONF : Ludovic et la fibre poétique

#MonONF : Ludovic et la fibre poétique

Nous étions revenus de Chine depuis environ trois mois. Notre petite fille d’un an s’ouvrait à son nouveau monde. Chaque jour, elle apprenait. Elle découvrait la vie dans sa famille, retenait des mots français et trouvait des manières originales de communiquer.

#MonONF | En juillet, nous vous avons lancé un appel pour contribuer à notre blogue. Vous avez été nombreux à nous témoigner votre attachement aux films de l’ONF. Voici le texte que nous avons sélectionné, écrit par Élisabeth L’Anglais.

Pour son éveil, nous aimions parsemer la maison de jouets aux textures et aux teintes variées. Le salon, quant à lui, ressemblait à une petite jungle joyeuse. Des animaux aux grands yeux et aux peluches bigarrés y vivaient nombreux.

Parmi cette faune colorée, un ourson chocolat demeurait souvent isolé. Il n’avait pas gagné le cœur de notre fille, malgré des yeux noirs bien ronds qui rappelaient la profondeur des siens.

Un jour de décembre, tout bascula. Assise au salon, Sandrine se dressa soudain. Elle pointa le téléviseur de son petit doigt puis arrondit sa bouche avant de laisser échapper un « Oohh! » admiratif, bien sonore. À l’écran, on découvrait un extrait de Quatre saisons dans la vie de Ludovic, diffusé dans le cadre d’un reportage sur les nouveautés vidéo.

L’ours brun délaissé venait de gagner une âme. Semblable au tendre Ludovic des quatre courts-métrages du DVD, il prenait vie devant Sandrine. Elle entendait maintenant sa voix douce dans son univers coloré et bienfaisant à elle. Une révélation.

À la suite de ce moment de grâce, l’ourson de peluche esseulé ne la quitta plus. On lui donna le nom de Ludo. Et quinze ans plus tard, il vit encore avec nous, quelque part dans la maison.

Bien sûr, nous avons visionné le DVD quelques « milliers » de fois avec elle. Mais les détails foisonnants, la caméra intime, la richesse de la créativité sonore charment le cœur à tous coups. Impossible d’y résister. Ni aux liens affectueux qui enveloppent l’ourson.

L’animation en volume et la douceur de l’univers de Co Hoedeman, la poésie musicale de Daniel Lavoie ainsi que la narration câline de Joanne Léveillé ont trouvé écho dans notre famille. L’ourson a aussi pris vie dans nos cœurs d’adultes. Je suis vraiment heureuse d’avoir pu semer dans l’âme et l’imaginaire de ma fille ces histoires d’une grande finesse, riches pour l’œil et l’oreille. D’ailleurs, aujourd’hui encore, la féérie de l’enfance, si bien représentée dans les quatre aventures de Ludovic, s’illumine à la seule évocation du nom de Ludo. Il fait partie de nous et des premières années de découverte d’une petite enfant qui s’ouvrait à la vie.

Mais je cède la parole à Ludovic lui-même. Lorsqu’il constate que la poupée dans la neige est animée, tout comme lui, il exprime un peu la même émotion que Sandrine, en disant : « Je savais bien que tu n’étais pas une poupée ordinaire! »

Une poupée dans la neige

Ludovic – Une poupée dans la neige, Co Hoedeman, offert par l'Office national du film du Canada

Un crocodile dans mon jardin

Ludovic – Un crocodile dans mon jardin, Co Hoedeman, offert par l'Office national du film du Canada

Des vacances chez grand-papa

Ludovic – Des vacances chez grand-papa, Co Hoedeman, offert par l'Office national du film du Canada

Un vent de magie

Ludovic – Un vent de magie, Co Hoedeman, offert par l'Office national du film du Canada

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