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À la recherche de la baleine franche : récit d’une expédition cinématographique

À la recherche de la baleine franche : récit d’une expédition cinématographique

À la recherche de la baleine franche : récit d’une expédition cinématographique

« Sauvons les baleines. » Cette phrase est presque devenue un slogan cliché pour le mouvement de protection de l’environnement. Mais il fut un temps où les baleines étaient en grand danger de disparition. Il y a plus de 45 ans, une équipe de l’ONF s’est rendue en Alaska pour filmer la baleine franche. Récit de cette grande aventure.

En 1973, le Fonds mondial pour la nature et plusieurs fondations américaines décidaient d’envoyer une expédition en Alaska pour étudier les habitudes migratoires de la baleine franche, une espèce parmi les préférées des baleiniers pour son abondante quantité de graisse et d’huile. (En 1986, un moratoire sur la chasse à la baleine commerciale a été décrété pour sauver la baleine franche, ce qui a grandement contribué à son rétablissement minimal.)

Une expédition conjointe États-Unis et URSS

Comme l’expédition devait regrouper des biologistes américains et soviétiques ainsi qu’une équipe de tournage, l’ONF était très désireux d’y prendre part, surtout qu’il s’agissait d’une expédition conjointe des États-Unis et de l’URSS. Le réalisateur environnementaliste Bill Mason a accepté de se joindre à l’expédition, et Chester Beachell s’est chargé de la prise de son.

Malheureusement, les Soviétiques se sont retirés à la dernière minute sans aucune explication. Mais puisque tous les détails étaient déjà réglés, l’expédition a pris son départ.

Les neuf membres (dont Mason, Beachell et deux caméramans sous-marins) se sont rendus jusqu’à Icy Cape, en Alaska, pour tenter de filmer, pendant les trois premières semaines d’avril 1973, l’insaisissable baleine.

On ignorait où la baleine franche passait ses hivers et ses étés, mais les Inuits d’Alaska avaient confirmé qu’Icy Cape se trouvait près du parcours printanier du mammifère en quête de plancton dont l’océan Arctique regorgeait.

Le cinéaste BIll Mason, pendant le tournage du documentaire « À la recherche de la baleine franche »

Des jours difficiles à Icy Cape

Comme vous le verrez dans le film, le voyage de la base d’expédition jusqu’aux chenaux de l’océan ne pouvait se faire qu’en hélicoptère. Il faisait si froid qu’il était impensable de couper les moteurs de l’hélico sous peine de ne pas pouvoir les faire redémarrer.

Voilà qui limitait sérieusement le temps que les hommes pouvaient passer sur la banquise, et l’hélicoptère ne devait pas trop s’éloigner de crainte de les perdre de vue et de ne plus les retrouver.

Sur le plan logistique, ce fut une expédition très difficile, et Mason n’a pas été satisfait de ce qu’il a pu tourner. Il avait fallu plus d’une semaine avant de voir une baleine de quelque espèce que ce soit. Ce n’est que vers la fin de l’expédition que l’équipe a repéré quelques baleines franches.

Les caméramans sous-marins se sont vite envolés vers le lieu indiqué et ont réussi à tourner quelques séquences plutôt floues de bélugas et de baleines franches. Par contre, sur la banquise, Mason a fixé sur pellicule des images spectaculaires de baleines franches.

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Pendant le tournage du documentaire « À la recherche de la baleine franche » en Alaska.

ONF

Le lancement du film

Estimant n’avoir pas assez de séquences de baleines, Mason voulait produit un documentaire de 30 minutes, mais les responsables de la CBC ont été tellement impressionnés par les images qu’ils ont vues qu’ils lui ont demandé un documentaire d’une heure.

Plutôt que de diffuser le film seul, ils ont décidé de produire une soirée spéciale pour montrer à la population canadienne l’Arctique dans toute sa beauté.

C’est ainsi que le 1er mai 1974 à 20 h, le réseau tout entier de la CBC a diffusé Inukshuk: The Presence of Man. L’émission de deux heures et demie comprenait plusieurs courts métrages d’animation réalisés par des Inuits et d’autres documentaires de l’ONF sur l’Arctique. Selon la critique, À la recherche de la baleine franche se démarque par ses images fantastiques et son sujet.

Sélectionné par plusieurs festivals, le film a remporté, entre autres distinctions, le prix Jules-Verne dans la catégorie Film d’expédition à la toute première édition du Festival international du film arctique, tenue à Dieppe, en France. Le documentaire a aussi été vendu à plusieurs télédiffuseurs internationaux, dont la japonaise NHK et la BBC.

Compte tenu des conditions difficiles de tournage, le produit final est d’une qualité étonnante. Mason a ajouté quelques séquences expliquant pourquoi la baleine franche faisait l’objet d’une chasse si intense que l’espèce a failli être exterminée.

Je vous invite à regarder cette réalisation moins connue de Bill Mason qui met en vedette ces magnifiques créatures de l’océan :

À la recherche de la baleine franche, Bill Mason, offert par l’Office national du film du Canada

Les baleines sont encore en danger mais, grâce aux efforts déployés par des organismes comme le Fonds mondial pour la nature, elles sont mieux protégées et leur population s’accroît lentement. Le film a certainement joué un rôle pour informer le public sur le sort de ces animaux.

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