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And the Oscar goes to… (Et l’Oscar est remis à…)

And the Oscar goes to… (Et l’Oscar est remis à…)

And the Oscar goes to… (Et l’Oscar est remis à…)

Cette courte phrase, devenue légendaire, est prononcée par chaque présentateur et présentatrice lors de la cérémonie des Oscars. Elle crée un moment où tout s’arrête. Le silence s’installe pendant qu’on ouvre l’enveloppe. L’attente devient palpable. Les nommés retiennent leur souffle, espérant entendre leur nom ou celui de leur film. Plusieurs artistes, artisans et artisanes de l’Office national du film ont vécu cet instant.

Les productions et coproductions de l’ONF comptent 79 nominations, dont la plus récente obtenue par le film La jeune fille qui pleurait des perles (2025) de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation. L’organisation a remporté 12 statuettes, dont un Oscar honorifique. Une récolte exceptionnelle, jamais égalée par une maison ou un groupe de production à l’extérieur d’Hollywood.

La jeune fille qui pleurait des perles, Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, offert par l’ Office national du film du Canada

En attendant de voir si Lavis et Szczerbowski pourront obtenir le 13e Oscar, je vous propose un tour d’horizon des films gagnants.

Le 25 février 2007, Abigail Breslin, la jeune vedette du film Little Miss Sunshine, et Jaden Smith, le fils de l’acteur Will Smith et de l’actrice Jada Pinkett Smith, sont tous les deux sur scène pour remettre l’Oscar du meilleur court métrage d’animation. Le prix est remis au film Le poète danois (2006).

Ce film de la cinéaste d’origine norvégienne Torill Kove, qui en est déjà, à ce moment-là, à une deuxième nomination aux Oscars en deux films réalisés à l’ONF, remportera plus de 20 prix internationaux. Le récit de ce court métrage, narré par l’actrice Liv Ullmann dans sa version originale, nous charme par son humour subtil, sa mélancolie et sa poésie.

Le poète danois, Torill Kove, offert par l’Office national du film du Canada

Deux ans plus tôt, le cinéaste Chris Landreth reçoit des mains de l’actrice américaine Laura Linney la même récompense pour son film Ryan (2004). Dans son discours de remerciement, le réalisateur dédie son Oscar au cinéaste Ryan Larkin, sur qui porte son film, et ne manque pas de souligner le travail visionnaire de la productrice de l’ONF Marcy Page.

Dans Ryan (2004), Chris Landreth nous parle de la vie et l’œuvre de Larkin. Il nous laisse entendre la voix du célèbre animateur et celles de personnes qui l’ont bien connu, par l’entremise de personnages animés en 3D. Les images sont à couper le souffle. Un film magistral qui a remporté plus d’une soixantaine de prix partout dans le monde. Il s’agit du court métrage d’animation le plus récompensé de toute l’histoire de l’ONF.

Ryan , Chris Landreth, offert par l’Office national du film du Canada

En 1995, lors de la 67e cérémonie, ce ne sont nul autre que Bugs Bunny et Daffy Duck qui remettent l’Oscar du meilleur court métrage d’animation. La statuette est décernée à L’anniversaire de Bob (1993), d’Alison Snowden et David Fine.

Cette œuvre a connu un tel succès qu’elle a été le point de départ d’une série télé d’animation. En effet, L’anniversaire de Bob, ou Bob’s Birthday dans sa version originale, donnera naissance à la série télé Bob and Margaret, qui met en scène les deux personnages du film de l’ONF. Présentée sur les ondes de la BBC et de Channel 4 au Royaume-Uni, sur celles de Comedy Central et Showtime aux États-Unis, et sur celles de Global au Canada, la série compte 4 saisons de 13 épisodes chacune.

L’anniversaire de Bob, Alison Snowden et David Fine, offert par l’Office national du film du Canada

Le 29 mars 1989, lors de la 61e cérémonie, Donald Sutherland et son fils Kiefer Sutherland sont sur scène pour remettre un Oscar honorifique à l’Office national du film du Canada dans le cadre de son 50e anniversaire et en reconnaissance de son engagement envers l’excellence artistique, créative et technologique dans tous les domaines du cinéma. Marcel Masse, ministre des Communications du gouvernement du Canada et responsable de l’ONF, accepte le prix, accompagné des cinéastes Colin Low et Anne Claire Poirier.

Il n’y a pas que les courts métrages d’animation qui sont récompensés. Le 9 avril 1984, la cinéaste Cynthia Scott remporte l’Oscar du meilleur court métrage documentaire pour son film Flamenco à 5 h 15 (1983). Elle monte sur scène pour recevoir son prix, accompagnée par le producteur Adam Symansky qui, dans son allocution, rappelle que l’ONF est financé par le public canadien, avant de remercier l’Académie au nom de ses 25 millions d’investisseurs (la population canadienne de l’époque).

Produit par le célèbre Studio D, un des premiers studios de production féministe au monde, le film de Cynthia Scott nous ouvre les portes d’une classe de flamenco donnée par Susana Audeoud et Antonio Robledo aux élèves de l’École nationale de ballet. Bien qu’il soit assez classique dans sa facture, le court métrage transmet avec force et émotion toute la passion qui anime la professeure et le professeur venus d’Espagne ainsi que leurs élèves.

Flamenco à 5 h 15, Cynthia Scott, offert par l’Office national du film du Canada

L’année précédente, l’Oscar du meilleur court métrage documentaire est également remis à un film produit par le Studio D, le tout premier opus de la cinéaste Terre Nash, qui avait jusque-là travaillé au Studio comme recherchiste, scénariste et coordonnatrice de la distribution. Si cette planète vous tient à cœur (1982) présente le compte-rendu d’une conférence donnée par la Dre Helen Caldicott, médecin et militante antinucléaire australienne, sur les conséquences catastrophiques d’une guerre nucléaire sur la Terre et sur sa population. Le film connaît un franc succès. Il est diffusé sur les ondes de la CBC et suscite beaucoup de réactions de la part du public, qui, pour la première fois, prend réellement conscience de la gravité des conséquences d’une guerre nucléaire. Le film voyage aux quatre coins du pays, dans les circuits commerciaux hors salles, et provoque le même engouement à l’étranger. Il sera distribué dans plus de 20 pays.

Si cette planète vous tient à coeur, Terre Nash, offert par l’Office national du film du Canada

De 1977 à 1979, la catégorie du meilleur court métrage d’animation appartient sans contredit à l’ONF. Tour à tour, les films Le château de sable (1977) de Co Hoedeman, Livraison spéciale (1978) de John Weldon et Eunice Macaulay, et Chaque enfant (1979) d’Eugene Fedorenko remportent la prestigieuse statuette.

Le château de sable, Co Hoedeman, offert par l’Office national du film du Canada

Le 3 avril 1978, lors de la 50e cérémonie des Oscars, Mickey Mouse, qui célèbre également ses 50 ans, foule les planches du Dorothy Chandler Pavilion, accompagné de l’auteur-compositeur-interprète Paul Williams et d’une très jeune Jodie Foster, pour présenter les nommés et remettre la récompense au cinéaste Co Hoedeman.

La même année — vous l’aurez remarqué si vous avez regardé l’extrait précédent dans son entièreté  —, la cinéaste Beverly Shaffer remporte l’Oscar du meilleur court métrage de fiction pour Je trouverai un moyen (1977). Le film, qui est une production du Studio D, raconte l’histoire de la jeune Nadia, neuf ans, atteinte d’une maladie de la moelle épinière.

Je trouverai un moyen, Beverly Shaffer, offert par l’Office national du film du Canada

La 25e cérémonie (1953) a lieu simultanément à Hollywood au RKO Pantages Theatre et à New York au NBC International Theatre, puisqu’il s’agit de la première télédiffusion de l’événement. Cette année-là, le film Voisins (1952) de Norman McLaren remporte l’Oscar du meilleur court métrage documentaire alors qu’il s’agit en fait d’un film d’animation. Cette bizarrerie s’explique probablement par le fait qu’à l’époque, la catégorie du meilleur court métrage d’animation était dominée par la technique d’animation sur celluloïd. Les membres de l’Académie ont dû être confondus par la technique utilisée par McLaren, la « pixilation », qui consiste à filmer image par image des personnes et des objets réels, une façon de faire peu connue dans les années 1950.

Voisins, Norman McLaren, offert par l’Office national du film du Canada

Durant la Deuxième Guerre mondiale, l’ONF est engagé dans une guerre de propagande contre la tyrannie, le totalitarisme et le racisme du régime nazi. Ses films, qui font la promotion de la démocratie et des valeurs canadiennes, sont vus par des centaines de milliers de Canadiens et de Canadiennes dans près de 800 salles de cinéma au pays. Ils seront également vus par près de trois millions d’Américains et d’Américaines dans 6000 salles aux États-Unis, grâce à une entente de distribution entre l’ONF et la société de distribution United Artists, alors dirigée par Charlie Chaplin et Mary Pickford. La qualité de ces courts métrages d’une quinzaine de minutes, présentés en début de programme, est vite remarquée par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui récompense le film La forteresse de Churchill (1941) de Stuart Legg lors de la 14e cérémonie, en 1942. La catégorie « Documentary (short subject) » ayant fait son apparition cette année-là, le film de Stuart Legg devient ainsi le premier documentaire oscarisé de l’histoire du cinéma.

La forteresse de Churchill, Stuart Legg, offert par l’Office national du film du Canada

La 98e cérémonie des Oscars aura lieu le 15 mars prochain. En attendant, je vous invite à voir nos 11 films gagnants. Vous pouvez également consulter notre sélection de films nommés aux Oscars, en cliquant ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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