Revoyez « Night Cap » à l’occasion des 50 ans de carrière d’André Forcier

Films

Le cinéaste André Forcier célèbre en 2018 ses 50 ans derrière la caméra. Pour l’occasion, voici un portrait de ses premiers pas au cinéma avec Night Cap, son deuxième film paru en 1974, après Bar Salon, la même année.

C’est par hasard que Night Cap a vu le jour. En effet, Forcier croise Jacques Bobet, producteur de l’ONF à l’époque. Ce dernier avait besoin d’un court métrage pour la série Tout l’monde parle français et fait une proposition au jeune réalisateur qui croit d’abord à une blague. Quelques mois plus tard, Bobet relance Forcier en lui disant qu’il attend toujours son scénario. C’est donc ainsi que cette fiction de 36 minutes est née.

Récit en quatre temps

Night Cap se déroule en quatre temps et en autant de lieux : la taverne, le salon funéraire, une soirée chic et le motel. L’action débute au salon funéraire, où deux anciens amis se rencontrent par hasard, dont un est accompagné de sa copine. Les trois camarades se rendent ensuite à une soirée du temps des fêtes. La suite viendra sceller le sort de deux des personnages de façon tragique.

Un conte cruel

La cruauté de Night Cap se retrouve dans les dialogues qui mettent en lumière des personnages issus de la classe populaire du Montréal de l’époque, mais on la retrouve aussi dans les plans des visages désabusés et las. La photographie est très sombre, sans effet superflu, et donne le ton à ce qui s’avère être en fait une comédie noire.

(Re)voyez Night Cap ici :

Night Cap , André Forcier, offert par l'Office national du film du Canada