Mini-leçon — Wapos Bay – Jouer pour soi, c’est pas hockey

Mini-leçon — Wapos Bay – Jouer pour soi, c’est pas hockey

Mini-leçon — Wapos Bay – Jouer pour soi, c’est pas hockey

Mini-leçon : Wapos Bay – Jouer pour soi, c’est pas hockey

Matières scolaires :

  • Relations saines
  • Sécurité/Esprit sportif/Leadership
  • Santé personnelle
  • Langue autochtone et perception du monde

Âge recommandé : De 6 à 12 ans

Wapos Bay – Jouer pour soi, c'est pas hockey, Dennis Jackson, offert par l'Office national du film du Canada

Question directrice : Peut-on étendre le concept de l’esprit sportif à divers aspects du quotidien afin d’encourager les attitudes positives et la capacité de persévérer ?

Synopsis pédagogique : Avez-vous déjà fait des choix qui ont mis une amitié à rude épreuve ? Avez-vous déjà eu envie de baisser les bras, même lorsque les autres comptaient sur vous ? Cette leçon propose des activités qui se penchent sur la façon de s’y prendre pour conserver une attitude positive et être un coéquipier ou une coéquipière hors pair qui saura ensuite persévérer devant les obstacles que la vie met sur notre chemin.

Activité 1. Travail d’équipe : collage de bâtons de hockey

Extrait #1 (34 s)
Extrait #1b (1 min 9 s)

Classe entière, petits groupes, équipes de deux ou travail individuel.

Étape 1 : Si l’activité regroupe toute la classe, tracez un cercle représentant une rondelle de hockey au centre d’une très grande feuille de papier. Si les élèves travaillent individuellement, demandez-leur de tracer un cercle sur une feuille de papier vierge. Inscrivez « travail d’équipe » au centre du cercle représentant la rondelle de hockey.

Étape 2 : Reproduisez à l’avance des modèles simples de bâtons de hockey que vous distribuerez aux élèves, dessinez-en ou demandez aux élèves d’en dessiner et disposez-les autour de la rondelle. Assurez-vous que les dimensions des manches des bâtons permettent aux élèves d’y écrire des mots ou des expressions.

Étape 3 : Demandez aux élèves de trouver des mots ou des expressions qui décrivent et encouragent l’esprit d’équipe, la collaboration et le travail en groupe. Inscrivez-les sur le manche des bâtons de hockey. Sur la feuille de papier collective, fixez avec du ruban adhésif ou de la colle les phrases écrites sur les bâtons de hockey. Les élèves peuvent aussi découper leurs bâtons de hockey et les coller sur la feuille de papier collective. Ceux et celles qui travaillent individuellement peuvent dessiner les bâtons de hockey sur leur propre feuille de papier et y inscrire les mots et les phrases.

Résumé

L’esprit d’équipe ne se limite pas au sport. Faire partie d’une équipe peut vouloir dire collaborer dans une classe, un groupe, une famille ou une collectivité. Une équipe forte valorisera les forces de chacun et chacune de ses membres et bénéficiera à son tour de leur expérience. Une autre leçon utile de ce film porte sur l’importance de reconnaître les forces des membres de l’équipe adverse, indépendamment du genre ou d’autres différences.

Dans de nombreux cercles autochtones, l’utilisation d’expressions comme « nous sommes tous et toutes de la même famille » et « tous et toutes mes proches », ou « wakotawin » en cri, est courante. Bien que chaque être soit unique, tous les êtres sont liés les uns aux autres. Le fait de rechercher, d’apprécier et d’entretenir des relations positives peut contribuer à notre bien-être.

Activité 2. Tableau à deux volets : le « dialogue interne »

Extrait #2 (1 min 32 s)

Classe entière, petits groupes, équipes de deux ou travail individuel.

Étape 1 : Tracez un tableau en deux volets sur du papier pour tableaux, sur un tableau blanc interactif ou au tableau noir si l’activité regroupe toute la classe. Si les élèves travaillent individuellement, distribuez à chaque enfant un tableau à deux volets ou demandez-lui d’en tracer un sur une feuille de papier.

Inscrivez sur le tableau les expressions qui suivent en disposant les énoncés « négatifs » dans un volet et les énoncés « positifs » dans l’autre :

« mauvais joueur » et « bon joueur »

« mauvais perdant » et « bon joueur »

« dialogue interne négatif » et « dialogue interne positif »

« pensées négatives » et « pensées positives »

Étape 2 : En groupe ou individuellement, trouvez des mots ou des phrases négatives qu’on peut se dire après avoir perdu un match. Demandez aux élèves d’imaginer qu’ils sont de « mauvais perdants » ou qu’ils se montrent très durs envers eux-mêmes. Les élèves peuvent aussi inclure des phrases qu’une personne négative ou mauvaise joueuse aurait pu dire à l’autre équipe.

Dressez une liste des mots ou des phrases et placez-les dans le volet des énoncés négatifs du tableau.

Étape 3 : Quels sont les mots positifs ou les phrases d’encouragement qu’on peut se dire ou dire aux autres après avoir perdu un match ? Quels sont les mots positifs ou les phrases d’encouragement que pourraient dire les personnes qui ont assisté à un match ?

Dressez une liste des mots ou des phrases et placez-les dans le volet des énoncés positifs du tableau.

Variante : L’enseignant ou l’enseignante saisit de 10 à 20 énoncés (mots ou phrases) positifs et négatifs dans des zones de texte, puis les imprime afin que les élèves les découpent et les collent dans les volets appropriés du tableau.

Étape 4 : Les élèves s’exercent à dire à voix haute des phrases positives. Le dialogue interne et les affirmations positives pourraient ensuite devenir un exercice quotidien en classe.

Résumé

Dans cet épisode de Wapos Bay, certains protagonistes auraient bien souvent pu adopter une attitude négative. Le fait d’avoir une attitude négative, renforcée par un dialogue interne et un comportement négatifs, peut décourager une personne de donner le meilleur d’elle-même. Lorsque nous nous exerçons au dialogue positif, que nous en donnons l’exemple et le favorisons, nous contribuons à notre propre épanouissement et à celui des autres. Les situations n’évoluent pas toujours comme prévu, mais conserver une attitude positive permet d’évoluer d’une bonne façon en grandissant.

Activité 3. Réflexion et partage

Étape 1 : Les élèves réfléchissent individuellement à une situation dans laquelle ils pourraient se dire ou conseiller à quelqu’un d’autre de persévérer, de continuer, de continuer à essayer ou de ne jamais se décourager. La situation peut être liée au hockey ou à tout autre contexte. Chaque personne peut mettre par écrit le fruit de sa réflexion.

Étape 2 : Les élèves font part de leur réflexion à voix haute à la classe.

Résumé

Dans cet épisode de Wapos Bay, plusieurs mots sont prononcés en cri, notamment kohkom (grand-mère) et moshum (grand-père), qui reviennent souvent. Les langues autochtones sont riches et belles et ne doivent pas s’éteindre. La culture et la langue étant étroitement liées, la revalorisation des langues autochtones est cruciale. Dans la langue des Cris des plaines, ahkamêyimok correspond à « faire preuve de persévérance », « continuer à essayer », « ne jamais abandonner » ou « ne pas se décourager ». Ce terme peut s’appliquer autant aux petits gestes du quotidien qu’aux plus grands exploits.

PASSER À L’ACTION

Concevez une collection d’affiches pour l’école en vous inspirant des termes « ahkamêyimok » et « persévérance ». Disposez les affiches dans la classe ou dans l’école. Prolongez l’exercice en publiant des affiches motivantes sur les pages de médias sociaux de l’école.

Activité complémentaire : Téléchargez une application gratuite d’apprentissage de la langue crie ou d’une autre langue autochtone parlée dans votre région. Si vous ne connaissez pas bien les communautés autochtones près de chez vous, faites quelques recherches. Lorsque vous avez trouvé la communauté autochtone la plus près de chez vous ainsi que la langue qu’on y parle, cherchez une application gratuite d’apprentissage de cette langue.

Servez-vous de l’application pour apprendre un mot par jour, par semaine ou par mois. Effectuez une recherche afin de déterminer si des lieux de votre province ou territoire portent des noms autochtones. Quels sont leurs équivalents en français ? La leçon a porté sur le trait de caractère qu’est la « persévérance ». Pouvez-vous donner d’autres exemples de mots décrivant des traits de caractère ? Pouvez-vous trouver comment on dit ces mots en cri ou dans une des langues autochtones de la région ?

Native de Fort McMurray, en Alberta, Crystal Clark est d’origine crie, dénée et métisse. Elle est titulaire d’une maîtrise en technologie éducative, de deux baccalauréats, l’un en éducation, l’autre en beaux-arts, et détient en outre un diplôme en nouveaux médias. Crystal Clark a aussi étudié l’écriture et l’art visuel autochtones au En’owkin Centre. Lauréate du Prix du Premier ministre pour l’excellence dans l’enseignement, d’une bourse du BC Festival of the Media Arts, d’un prix Esquao en éducation et d’un prix Peace Hills Trust décerné dans le domaine des arts, cette éducatrice et artiste reste avant tout une mère.

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