5 films pour mieux comprendre la santé mentale

5 films pour mieux comprendre la santé mentale

5 films pour mieux comprendre la santé mentale

Nous avons tous, un jour ou l’autre, connu dans notre entourage une personne qui souffrait d’un trouble de santé mentale. Peut-être en avez-vous déjà souffert? Dépression, épuisement professionnel, anxiété… Ce sont des maux que nous préférons passer sous silence. Les statistiques démontrent que seulement 50 % des Canadiens confieraient à des amis ou à des collègues qu’un membre de leur famille est atteint d’une maladie mentale, alors que 72 % parleraient d’un diagnostic de cancer. Pourtant, un Canadien sur cinq sera aux prises avec une maladie mentale au cours de sa vie¹

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre), nous brisons les tabous sur ONF.ca en vous proposant 5 films informatifs et inspirants pour mieux comprendre la santé mentale.

Il ventait devant ma porte

Réalisé par Pierre Goupil et Rénald Bellemare, ce film entre dans le quotidien du cinéaste Pierre Goupil, atteint du trouble bipolaire. Face à la caméra, il confie son rapport difficile à la maladie et revient sur son cheminement d’artiste au sein d’une société qui isole les marginaux.

Il ventait devant ma porte, Rénald Bellemare et Pierre Goupil, offert par l'Office national du film du Canada

La peau et les os, après…

Comment se sortir de l’anorexie? 17 ans après avoir été le point focal du documentaire La peau et les os, Hélène Bélanger-Martin se retrouve derrière la caméra et nous livre ce documentaire percutant sur le « cancer de l’âme » qui l’a longtemps rongée. Pour mieux comprendre les troubles alimentaires, leurs causes et leurs ravages, voyez ce film qui lève le voile sur les causes complexes de ce mal-être qui tue plus que toute autre maladie mentale.

La peau et les os, après…, Hélène Bélanger-Martin, offert par l'Office national du film du Canada

La vie avec un brin de folie 

Mettez à l’épreuve vos préjugés sur la santé mentale grâce à ce court métrage d’animation humoristique qui met en images le Petit dictionnaire des idées reçues sur la folie. Il est suivi de deux documentaires Web sur le traitement des maladies mentales et le processus créatif entourant le film d’animation.

La vie avec un brin de folie, Annie Frenette, offert par l'Office national du film du Canada

Les journaux de Lipsett 

Artiste d’avant-garde des années 1960, Arthur Lipsett a inspiré des générations de cinéastes, notamment George Lucas et Stanley Kubrick. Voyez ce film d’animation primé de Theodore Ushev, avec la voix du jeune Xavier Dolan (Mommy), qui illustre le combat et la chute vertigineuse du cinéaste canadien dans la dépression et la folie. Ce film a remporté le Jutra du meilleur film d’animation en 2011.

Les journaux de Lipsett, Theodore Ushev, offert par l'Office national du film du Canada

Ces voix oubliées 

Vous avez aimé le film Gabrielle? Suivez l’éclatante métamorphose de 15 personnes souffrant de problèmes de santé mentale invitées à participer à un programme de rétablissement par le chant.

Ces voix oubliées, Blaise Barrette, offert par l'Office national du film du Canada

En espérant que cette programmation contribuera à mettre en lumière le combat quotidien des gens atteints de troubles de santé mentale.

N’hésitez pas à nous faire part de vos témoignages.

Photo d’en-tête : Il ventait devant ma porte

1. Source : Institut de recherche en santé du Canada – Statistique sur la santé mentale 

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  1. Ping : @formapsy
    1. Bonjour M. Wilcox,

      À l’exception du film Il ventait devant ma porte (disponible seulement en location), vous pouvez visionner les films gratuitement directement sur votre ordinateur en cliquant sur le bouton « Play » de la visionneuse.

      Voici les liens pour chaque film si vous n’y arrivez pas :
      https://www.onf.ca/film/peau_et_les_os_apres
      https://www.onf.ca/film/vie_avec_un_brin_de_folie
      https://www.onf.ca/film/journaux_de_lipsett
      https://www.onf.ca/film/ces_voix_oubliees
      https://www.onf.ca/film/il_ventait_devant_ma_porte

      N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou si cela ne fonctionne pas.

      Bonne journée!

      Emilie

      — Emilie Nguyen,
  2. J aie adoré regarder la vidéo..Ces voix oubliées.. c est formidable de voir ces gens s exprimer par la chanson, ont apprends beaucoup de choses à travers eux, je travaille en santé mental et je suis très proche de ces personnes, je leur donne mon sourire, ma bonne humeur, ma confiance et ils le ressentent, c est super de travailler avec eux, merci pour ces vidéos, très interressant.

    — lyne rousseau,
    1. Merci pour vos jolis mots Lyne et merci pour votre commentaire. Nous sommes toujours heureux d’entendre vos impressions!

      — Emilie Nguyen,
  3. Attention au lien avec le film Gabrielle. En effet, Gabrielle a une déficience intellectuelle (condition déterminée entre autres par le quotient intellectuel) et non pas une maladie mentale ( »Les maladies mentales sont caractérisées par des altérations de la pensée, de l’humeur ou du comportement associées à un état de détresse et de dysfonctionnement marqués. » http://www.phac-aspc.gc.ca/cd-mc/mi-mm/index-fra.php comme la dépression, la schizophrénie, le trouble d’anxiété généralisé, etc.)

    — Andréanne,
    1. Bonjour Andréanne,

      Merci beaucoup pour votre commentaire et ces précisions éclairantes. En effet, il est important de faire la distinction.

      — Emilie Nguyen,
    2. Mais attention aussi de ne toujours pas dissocier la pensée de l’humeur et du comportement, ce que feraient trop les psychiatres j’aurais pu remarquer. Rappelons-nous que le philosophe René Descartes avait dissocier le corps de l’esprit et que de plus en plus la science rêvant de continuité, entre autres choses, semblerait de plus en plus combler le fossé creusé entre les deux. Le danger serait donc que, déconnectés de la réalité les psy, des gens risqueraient trop de se ramasser « en dedans » comme on dit alors que des personnes s’évertueraient à expliquer leur comportement dont l’origine aurait toujours le cerveau (j’ai déjà eu mon cours de physiologie du SNC de l’UdeM soit dit en passant, entre autres chose).

      Bien sûr, je me dirais que, à moins de croire à la génération spontanée, aux surhommes, aux fantômes, à la magie blanche ou noire, etc., nous serions à côté de la plaque par la science fiction, le surnaturel, l’ésotérisme, etc. Si on ne reviendrait pas ainsi les deux pieds sur terre, notre ministre de la Santé Gaétan Barrette et le Protecteur du citoyen risqueraient toujours d’avoir des problèmes avec lesdits psychiatrisés.

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