Premiers films

Premiers films

Premiers films

Bon d’accord! Vous connaissez les classiques de l’ONF! Les œuvres de Denys Arcand, Gilles Carle, Norman McLaren, Michel Brault, Gilles Groulx ou Claude Jutra n’ont pas de secret pour vous. Vous avez vu On est au coton (1970), Le confort et l’indifférence (1981), La vie heureuse de Léopold Z (1965), Voisins (1952), Le chat dans le sac (1964), Pour la suite du monde (1962), Wow (1969) et Mon oncle Antoine (1971). Mais connaissez-vous les premiers films à l’ONF de ces cinéastes?

Denys Arcand

Après avoir coréalisé avec Denis Héroux et Stéphane Venne le film de fiction Seul ou avec d’autres (1962), alors qu’il était encore étudiant en histoire à l’université de Montréal, Denys Arcand entre à l’ONF. Il sera d’abord mandaté pour tourner des films sur l’histoire du Canada. Son premier film, Champlain (1964), raconte les trente dernières années du fondateur de Québec, mêlant séquences de reconstitution historique et illustrations réalisées par Frédéric Back. Un film instructif, truffé de références historiques, sur un personnage important de notre histoire.

Champlain , Denys Arcand, offert par l'Office national du film du Canada

Gilles Carle

Gilles Carle commence d’abord à l’ONF comme scénariste. Il écrit 4 scénarios de courts métrages, dont un de fiction, avant de passer à la réalisation. Il propose avec son premier film, Dimanche d’Amérique (1961), un portrait de la communauté italienne de Montréal. Le film garde quelques relents du cinéma documentaire traditionnel, mais le travail de Guy Borremans à la caméra s’inscrit parfaitement dans le style du cinéma direct pratiqué par les cinéastes francophones de l’époque.

Dimanche d'Amérique, Gilles Carle, offert par l'Office national du film du Canada

Norman McLaren

Recruté par John Grierson, alors commissaire de l’ONF, McLaren arrive au Canada en septembre 1941. Grierson lui promet toute la latitude voulu quant à la création de ses films, mais il devra, en ces temps de guerre, réaliser des films de commande. Mail Early (1941), son premier film, est une commande du ministère des Postes du Canada. Dessins sur pellicule, trame sonore jazzy sur l’air de Jingle Bells, le film insiste sur l’importance d’envoyer tôt ses cartes de vœux de Noël afin de ne pas submerger le service des postes. Un film rythmé qui se regarde et s’écoute comme un bon vieux morceau de musique!

Mail Early, Norman McLaren, offert par l'Office national du film du Canada

Gilles Groulx et Michel Brault

Gilles Groulx et Michel Brault débutent tous les deux à l’ONF en 1956; le premier comme monteur, le second comme caméraman et chef opérateur. Leur premier film, Les raquetteurs (1958), est sans doute le plus connu des films de cette sélection. Précurseur du cinéma direct à l’ONF, le film pave la voie à l’équipe française de l’époque qui veut révolutionner la manière de faire du documentaire.

Les raquetteurs, Michel Brault et Gilles Groulx, offert par l'Office national du film du Canada

Claude Jutra

Après avoir tourné deux films en amateur avec son ami Michel Brault, Le dément du lac Jean-Jeunes (1948) et Mouvement perpétuel (1949), écrit un téléthéâtre et animé une émission de télévision consacrée au cinéma, Claude Jutra entre à l’ONF en 1954. Son premier documentaire, Jeunesses musicales (1956), somme toute assez classique dans la forme mais parfois surprenant dans son montage et l’utilisation de sa bande sonore, dresse un portrait des Jeunesses musicales du Canada. Cet organisme, qui existe encore aujourd’hui, est voué à faire comprendre et aimer la musique classique aux jeunes. Un film étonnant malgré sa facture classique, dont la séquence d’ouverture vaut à elle seule le détour!

Jeunesses musicales, Claude Jutra, offert par l'Office national du film du Canada

Voilà donc un parcours historique, culturel, social et musical parmi les premières œuvres de cinéastes qui auront marqué non seulement la production de l’ONF mais l’ensemble de notre cinématographie! 5 films à découvrir! 5 films à mettre absolument sur votre liste de films à voir!

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