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L’image de l’auteur

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Ceux qui me côtoient ou me lisent connaissent mon amour infini des livres et de la littérature en général. La littérature canadienne nous offre son lot de classiques et de géants. Et l’ONF a déjà braqué la caméra sur plusieurs de nos auteurs les plus importants, contribuant généralement à renforcer la légende entourant l’écrivain.

Trois documentaires m’ont particulièrement marqué. Si on s’éloigne du concept du portrait formel, on sent la force de l’écrivain à travers l’œuvre cinématographique. On dirait que l’auteur qui écrit ses romans veut aussi écrire le documentaire à propos de lui-même, ou du moins en diriger le synopsis, en refuser la thèse.

Maurice G. Dantec est un auteur de science-fiction talentueux, mais évidemment perturbé, controversé en France, et pas du tout rieur. Ayant développé un capital de sympathie pour son opus cybernétique Cosmos Incorporated, j’ai commencé à regarder le court métrage documentaire avec un biais positif…mais le personnage, bien qu’intéressant et mystérieux, est difficile à aimer. Quand il ne concocte pas des postulats fatalistes pêle-mêle, il s’amuse avec une caméra que lui a passée l’équipe de production. Il la pose à des endroits insolites, se filme en train de boire de l’eau la nuit, nous informe de l’heure et se fait même interviewer avec la machine à la main, discutant de la volonté de l’image. À noter que durant l’entrevue en question, c’est l’équipe technique qu’on voit davantage que l’auteur vedette au montage.

Opération Dantec, Yann Langevin, offert par l’Office national du film du Canada

Le réalisateur du long métrage documentaire Margaret Atwood : Once in August (offert seulement en anglais) est coupable de jeter un regard un peu naïf sur l’œuvre d’Atwood et de trop vouloir se montrer lui-même à la caméra. Mais il est visiblement amateur de son écriture et se rend sur une petite île perdue avec sa compagne pour filmer Atwood et sa famille dans leur quotidien. Il propose une approche bien docile, voire flatteuse, mais l’auteure refuse ses constats de base et ses observations. Le rapport est si tendu que le documentariste et sa compagne quittent l’île, en y laissant l’équipement. On voit ensuite Atwood et ses proches discuter à table, rire, porter des masques et vivre, en l’absence de l’intrus ignare qui n’a pas su s’ajuster aux longueurs d’ondes de la famille exclusive.

À 30 ans, Leonard Cohen connait déjà un succès international. Le documentaire Ladies and Gentelmen : Mr. Leonard Cohen le présente, charismatique et captivant. On le voit dominer les foules, se promener avec des femmes, rire avec insouciance et parler à un rythme qui indique la constante recherche du mot juste. À la fin, Leonard Cohen se retrouve dans une salle de projection, commentant les scènes que nous venions de voir, tentant non pas de contrôler le contenu du documentaire complété, mais d’en diriger l’interprétation. Fascinant petit documentaire sur ce poète montréalais.

Mesdames et messieurs, M. Leonard Cohen, Donald Brittain et Don Owen, offert par l’Office national du film du Canada

Bien que Sacrée montagne ne soit pas un documentaire consacré à un auteur, il m’est impossible de ne pas partager la vidéo de Dany Laferrière, homme que j’aime autant lire qu’entendre. Voici son impression de la montagne sacrée des Montréalais.

Sacrée montagne – La métaphore de Montréal, Hélène de Billy et Gilbert Duclos, offert par l’Office national du film du Canada

Et pour des documentaires plus classiques qui dressent des portraits d’auteurs, je vous invite à découvrir Hubert Aquin et Jack Kerouac!

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