Vendredi cinéma : Comptines

Vendredi cinéma : Comptines

Vendredi cinéma : Comptines

Ces jours-ci, lorsque je reviens du boulot, ma fille m’accueille de cette façon :

– Bonsoir ma chérie.
– Papa, je veux ton téléphone.
– …

Comme tous les bambins d’âge préscolaire du 21e siècle, ma fille n’a aucune difficulté à manipuler les derniers gadgets à la mode. Elle « pinch » et « swipe » gracieusement comme dans les publicités de téléphone.

Habituellement, après dix minutes passées à faire un casse-tête de Dora l’exploratrice ou à torturer un pauvre chat virtuel débile, elle revient me voir et me demande : « Je veux regarder les comptines maintenant. »

Elle sait déjà ouvrir l’application de l’ONF, mais elle a besoin de moi pour trouver son film.

Comptines est un joli petit film de Manon Barbeau. Il contient un fantastique inventaire de chansonnettes interprétées par des fillettes, qui sautent à la corde ou jouent à l’élastique dans des ruelles de Montréal.

À travers des classiques tels que  « Si tu aime le soleil, tape des mains » et autres pomme d’api, se glissent quelques perles qui, comment dire, passeraient moins bien aujourd’hui. En effet, les becs de Michel Louvain qui « goûtent la crème fouetté » et les anguilles qui « battent leur fille » font, disons, moins partie du répertoire des CPE…

La première fois que j’ai présenté ce film à ma fille, elle est restée rivée à l’écran sans dire un mot. Elle était complètement fascinée. Aujourd’hui, elle connaît la moitié des comptines et elle les chante en chœur avec le film.  Elle l’écoute en boucle en dansant au milieu du salon, le téléphone dans une main et une Barbie dans l’autre.

Une petite mise en garde pour les parents en terminant : les enfants ont l’habitude de regarder ce genre de films en boucle et celui-ci contient une quantité impressionnante de vers d’oreille.

Jean-Sébastien Beaulieu
Programmeur-intégrateur pour ONF.ca

Comptines, Manon Barbeau, offert par l'Office national du film du Canada

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  1. Ce film est rés beau, trés doux..et laisse place à l’enfance..et finalement les comptines traversent le temps et l’intimité de notre enfance.
    Ce n’est pas la première fois que je le vois, et d’ailleurs à l’occasion d’une rencontre professionnelle d’espaces multimédia en France,( projet pcket films)on nous avait demandé de venir avec un film..et c’était celui là que j’ai choisi, car il parle comme une toile d’araignée, il laisse libre de la vie! Il était bien plus long qu’un pocket film..et l »assemblée de 25 à 55 ans n’a pas vu le temps passer! merci pour cette jolie poésie..
    Et en plus, l’ONF chapeau bas votre boulot est remarquable et stimulant
    Merci à vous tous
    sylvie lafon

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