10 chefs d’oeuvre méconnus de notre collection

Films

La fin de l’année approche à pas de géants! Comme le veut la tradition, les membres de l’équipe éditoriale ont l’habitude de vous proposer leur film préféré ajouté sur ONF.ca et NFB.ca au cours de l’année (consultez nos palmarès 2012, 2013). Cette fois, nous avons décidé de faire les choses autrement en vous présentant les trésors cachés d’ONF.ca. Ces chefs d’oeuvre méconnus de notre collection qui nous ont épatés, fascinés ou émerveillés et que vous devriez voir sans plus tarder.

1. La carte impossible

La géographie expliquée par un pamplemousse

Croyez-moi, il est impossible de ne pas être subjugué par ce véritable petit bijou d’animation signé Evelyn Lambart (collaboratrice de Norman McLaren), qui nous explique à l’aide d’un pamplemousse et d’un navet comment faire pour tracer une carte du monde. En aplatissant le globe avec un rouleau à pâtisserie? Bien sûr que non. Quel mauvais travail! En l’épluchant en rondelles peut-être? Ça se réchauffe! C’est ainsi que l’on assiste à toutes les étapes de la fabrication d’une carte du monde en deux dimensions. Un film magnifiquement ingénieux que tous les enfants et les plus grands devraient voir pour mieux comprendre les problèmes de la cartographie moderne. Après trois écoutes, je ne m’en lasse toujours pas!

Emilie Nguyen, rédactrice Web et blogueuse ONF.ca

La carte impossible, Evelyn Lambart, offert par l'Office national du film du Canada

2. Paperland : The Bureaucrat Observed 

Ce film pince-sans-rire, combiné à la brillante narration de Donald Brittain, interpellera tous ceux et celles qui ont déjà dû faire face à la bureaucratie, que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur. Modelé sur un épisode de type National Geographic, ce film étudie le fonctionnaire dans son habitat naturel à travers le monde, allant du Canada au Vatican, en passant par les Îles Vierges. Certainement l’un des documentaires les plus drôles que vous n’aurez jamais vu. Disponible en anglais seulement.

Julie Matlin, chef des réseaux sociaux

Paperland: The Bureaucrat Observed, Donald Brittain, provided by the National Film Board of Canada

3. Le coureur

Ce film captivant commence comme le portrait tout simple d’un jeune athlète s’astreignant à un entraînement rigoureux. Mais lorsque le champion de la course de fond Bruce Kidd prend le départ et s’élance sur la piste, la caméra qui le suit s’accroche au spectacle complètement hypnotisant de ses foulées. Un  gros plan de ses jambes en pleine action donne à penser que Kidd ne pourra jamais s’arrêter de courir. Détaillant amoureusement  le régime et les prouesses de l’athlète, la caméra semble s’adonner à une sublime méditation  sur la formidable puissance du corps humain. Le commentaire poétique  composé et récité par le célèbre poète anglo-américain W.H. Auden accentue le caractère onirique du film. Pour moi, cette production compte parmi les grandes œuvres d’art qui témoignent des pouvoirs particuliers de ce moyen d’expression unique qu’est le cinéma.

Jovana Jankovic, rédactrice Web et blogueuse NFB.ca

Le coureur, Don Owen, offert par l'Office national du film du Canada

4. The Hoarder

Grande fut ma joie à mon retour de  congé de maternité de découvrir que trois films d’Evelyn Lambart avait été ajoutés sur NFB.ca! The Hoarder (mon préféré) raconte l’histoire d’un petit oiseau gourmand aux prises avec un grave problème de cupidité. Fabriqué à partir de jolis papiers colorés, le film nous rappelle que le partage est bon et que l’avarice peut engloutir la lumière du monde  ̶  littéralement.

Carolyne Weldon, rédactrice Web et blogueuse ONF.ca

The Hoarder, Evelyn Lambart, provided by the National Film Board of Canada

5. Françoise Durocher, waitress

Bon…même si pas si méconnu ;), j’ai développé une réelle fascination pour ce film d’André Brassard que j’ai découvert sur le tard l’année dernière. Un grand film sur le Québec, porté par les mots de Tremblay, qui n’a pas vieilli d’un iota.

Un smoked meat, bacon, avec des pickels, de la moutarde, 1 café 2 crèmes, 2 clubs, 2 clubs… cette phrase me suit maintenant partout comme un ver d’oreille.

Antoine Leduc, gestionnaire de communautés ONF.ca

Françoise Durocher, waitress, André Brassard, offert par l'Office national du film du Canada

6. Sick

En tant que membre récente d’un Club de tricot pour la vie, je dois vous avouer : tricoter n’est pas facile! Pour cette raison, j’ai été renversée de voir que Candace Couse, ancienne participante au stage Hothouse, a réussi à tricoter un système cardiovasculaire entier en 12 semaines, et à l’animer. En plus d’être divertissant et très bien fait, son court métrage d’animation nous offre un magnifique cours 101 des merveilles du corps humain, alors qu’il combat une infection.

Kate Ruscito, gestionnaire de communautés NFB.ca

Sick, Candace Couse, provided by the National Film Board of Canada

7. Théâtre de fond de cour

Présenté pour la première fois en français, ce court métrage de la série Adieu Alouette produite par le Programme anglais, qui après la crise d’Octobre au Québec  voulait redorer l’image de la Belle Province, présente l’univers d’un jeune dramaturge québécois, Michel Tremblay, et de son metteur en scène, André Brassard. À voir pour les entrevues en anglais du tandem Brassard-Tremblay et pour les improvisations des comédiens de la distribution des Belles-sœurs et de Demain matin, Montréal m’attend!

Marc St-Pierre, conservateur de la collection

Théâtre de fond de cour, , offert par l'Office national du film du Canada

8. Git Gob

Impossible de regarder Git Gob, court métrage complètement absurde de la série Hot House 5, sans attraper un fou rire contagieux. Cet ovni est à son meilleur lorsque visionné au bureau un vendredi après-midi, entouré de vos collègues légèrement fatigués : délire garanti.

Catherine Benoit, conservatrice de la collection

Git Gob, Philip Eddolls, offert par l'Office national du film du Canada

9. Sad Song of Yellow Skin

Trois journalistes américains sont frappés par la dure réalité d’un Vietnam déchiré par la guerre. Toutefois, le film ne porte pas sur la violence, mais plutôt sur la vie qui suit son cours. Michael Rubbo assiste en spectateur étranger aux combats quotidiens d’une nation qui travaille à sa reconstruction. Parfois difficile à supporter, comme toute vérité, Le jaune en péril est une révélation et une expérience inédite qui nous fait passer « de l’autre côté du miroir ». Disponible en anglais seulement.

Maxime Monast, commis au Développement des affaires numériques

Sad Song of Yellow Skin , Michael Rubbo, provided by the National Film Board of Canada

10. Wet Earth and Warm People

Le trésor que je veux vous faire découvrir, c’est le documentaire Wet Earth and Warm People, de Michael Rubbo, un regard fascinant sur l’Indonésie contemporaine (1971).  Présent dans son film, le cinéaste interagit avec les gens qu’il croise, notamment le chef de la police nationale (un homme qui garde des orangs outans à la maison!) et un conducteur d’auto-pousse qui promène des hommes d’affaires étrangers à travers Djakarta. Ce qui rend le film si intéressant, c’est que Rubbo ne demande qu’à suivre les personnes qui les mèneront lui et son équipe de tournage vers de nouvelles aventures, et laisse ainsi l’histoire se dérouler au gré des rencontres. Même si le centre d’intérêt demeure les personnages pittoresques qui interagissent avec le cinéaste, on ressent presque, tout au long du film, la chaleur et l’humidité oppressantes typiques de l’Indonésie. Comme le fait judicieusement remarquer Rubbo, observer l’Indonésie, c’est un peu comme observer un serpent en train de muer. Un documentaire riche, bien pensé, aux multiples dimensions, à voir absolument. Disponible en anglais seulement.

Albert Ohayon, conservateur de la collection

Wet Earth and Warm People, Michael Rubbo, provided by the National Film Board of Canada

De la part de toute l’équipe, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes riches en cinéma, et une formidable année 2015!