Tournée ONF: de retour sur la route

* Ce billet est une traduction de l’anglais.

L’autre jour, mon patron me convoque à son bureau et me fait part d’une nouvelle qui m’amène sur le champ à exécuter une petite danse. « Weldon, comme tu le sais, le président part en tournée et j’ai décidé que tu l’accompagnerais pour bloguer et pour prendre des photos. » Il ajoute qu’il est tout à fait logique de dépêcher quelqu’un sur le terrain pour raconter les événements sur notre blogue et ainsi permettre à ceux et celles qui ne peuvent se rendre sur les lieux de participer tout de même et de commenter. Moi, je souris jusqu’aux oreilles!

Attention. J’adore mon bureau, mes plantes et mes collègues (oui, je t’inclus aussi Mivil, même si tu te moques sans arrêt de ma tisane hippie), mais quiconque me connaît sait que ma nature profonde, c’est la route. Avant ma présente incarnation en tant que rédactrice Web pour l’ONF, j’ai travaillé comme journaliste et photographe pigiste et j’ai beaucoup écrit sur les voyages. J’ai également été agente de bord pour Air Creebec, une ligne aérienne appartenant aux Autochtones, qui couvre le nord du Québec et de l’Ontario de chaque côté de la Baie d’Hudson. C’est très sérieux : j’aime beaucoup voyager.

Il y a deux étés, la Commission canadienne du tourisme m’a engagée pour bloguer au sujet de mes expériences de voyage un peu partout au Canada. Ce voyage m’a permis de constater que mon pays et les gens qui l’habitent sont vraiment très impressionnants. Au cours de mes déplacements, j’ai vécu toutes sortes d’expériences. Entre autres, j’ai participé au rituel du « Screech in » à St. John’s, Terre-Neuve, j’ai assisté par hasard à une présentation en direct d’Artcirq, la troupe de cirque de l’Arctique, à Iqaluit, et j’ai dansé sous le soleil de minuit au festival de musique de Dawson City, au Yukon. Mais surtout, j’ai découvert un pays si vaste et diversifié, que même si on m’annonçait que je ne pourrais plus jamais en sortir, je resterais encore la plus comblée des campeuses.

Mon histoire d’amour avec le Canada se poursuivra donc dès demain : à 6 heures, je m’envolerai vers Timmins, en Ontario, où la tournée de l’ONF effectue son prochain arrêt. Si vous habitez Timmins ou ses environs, je ne saurais trop vous inciter à venir faire la connaissance du président de l’ONF Tom Perlmutter et à passer nous saluer. Nous serons au Centre culturel Laronde (32, rue Mountjoy Nord). L’événement, qui se tiendra en français, débutera à 17 heures.

Mon rôle sur la route consistera vraisemblablement à transmettre, par l’intermédiaire du blogue et de photographies, de l’information sur les rencontres sous forme d’assemblées publiques que tiendra M. Perlmutter dans chacune des communautés visitées. Quels étaient les sujets brûlants? Qu’est-ce qui préoccupait les gens? Quelles histoires a-t-on racontées, quelles réussites locales a-t-on célébrées? Je vous promets de faire de mon mieux pour saisir l’esprit de chaque communauté et j’aimerais également, si le temps et l’espace me le permettent, rédiger des commentaires sur la culture propre à certains lieux particuliers.

Commencez-vous à ressentir le même enthousiasme que moi au sujet de la tournée de l’ONF? Je l’espère sincèrement! Les gens, les histoires et la façon de les raconter m’ont toujours fascinée. D’ailleurs, je ne serais pas devenue journaliste si tout ça ne m’intéressait pas profondément. Cette tournée me semble offrir l’occasion rêvée de se rassembler, d’échanger nos histoires – personnelles et collectives – et de se pencher sur la façon dont nous aimerions conserver et partager les récits du passé et raconter ceux qui restent encore à venir.

Je vous invite à être des nôtres.