Mini-leçon pour Je pleure dans ma tête (élèves du primaire)

Mini-leçon pour Je pleure dans ma tête (élèves du primaire)

Mini-leçon pour Je pleure dans ma tête (élèves du primaire)

Mini-leçon pour Je pleure dans ma tête (élèves du primaire)

Matières scolaires :

  • Éducation artistique : arts, musique
  • Éducation physique : sécurité, esprit sportif
  • Histoire et éducation à la citoyenneté : enjeux de la société d’aujourd’hui
  • Santé et formation personnelle : identité, santé mentale

Âge recommandé : De 10 à 13 ans (mini-leçon seulement)

Avertissement : Cette mini-leçon et les extraits utilisés dans ce cours sont destinés à des élèves de 10 à 13 ans. Le film complet, Je pleure dans ma tête, ne convient pas à des élèves de moins de 14 ans, car il contient des descriptions de violence. Il est important d’aborder avec précaution les sujets difficiles en salle de classe. L’enseignante ou l’enseignant est bien placé pour évaluer son groupe-classe et déterminer la meilleure manière de le faire. Le film peut contenir des passages susceptibles de raviver le souvenir d’une expérience traumatisante et certains jeunes pourraient se sentir concernés par les exemples présentés. Il est donc impératif de s’assurer qu’une liste de ressources d’aide sera accessible facilement et de manière confidentielle. La présence d’une intervenante sociale ou d’un intervenant social en salle de classe est recommandée.

Je pleure dans ma tête – Areski (Extrait), , offert par l'Office national du film du Canada

Mots-clés/sujets : Empathie, identité, culture, réfugié, migrant

Question directrice : Pourquoi développer de l’empathie et de la considération pour les personnes réfugiées ?

Synopsis pédagogique : Ces extraits de Je pleure dans ma tête mettent en scène un enseignant, Arezki Terkemani, qui présente à sa classe une chanson sur les sentiments qui habitent les gens qui quittent leur pays. Ses élèves, des réfugiés qui ont trouvé asile au Canada, réfléchissent ensuite sur leur expérience de l’exil. Bien que les élèves regrettent les choses et les gens qu’il leur a fallu laisser derrière, ils sont peu nombreux à dire qu’ils préféreraient repartir plutôt que de rester au Canada. En regardant les extraits de la classe de M. Terkemani et en parcourant les activités de la mini-leçon, les élèves en viendront à comprendre que l’identité est constituée de multiples facettes interconnectées — par exemple, l’expérience de vie, la mémoire familiale, les traditions et les groupes de pairs — et ils exploreront les liens avec l’identité, le lieu, la culture et l’appartenance par l’intermédiaire de l’expression créative.

Activité 1 : Discussion en classe et analyse de la chanson

Discussion en classe 

Définir l’empathie

Vous pouvez inviter les élèves à prendre conscience des sentiments des autres et à voir les situations de différents points de vue pour les amener à développer leur empathie. Les questions suivantes visent à alimenter la discussion avec vos élèves en classe.

Questions :

  • Qu’est-ce que l’empathie ? Pourquoi est-il important de faire preuve d’empathie à l’égard des autres ? Que veut-on dire par « se mettre à la place des autres » ?
  • Pensez à un moment où vous avez fait de la peine à une autre personne. Décrivez ce qui est arrivé. Comment avez-vous su que vous lui aviez fait de la peine ? Qu’avez-vous ressenti par rapport à la situation ? Avez-vous posé des gestes pour améliorer la situation ?

OU selon vos élèves :

  • Pensez à un moment où vous avez vu une personne à qui on a fait de la peine. Décrivez ce qui s’est passé. Comment avez-vous su qu’on avait fait de la peine à cette personne ? Comment avez-vous vécu la situation ? Avez-vous fait quelque chose pour améliorer la situation ?

Les élèves regardent l’extrait de la chanson. Présentez l’extrait de nouveau en demandant aux élèves de se concentrer davantage sur les paroles.

Chanson de Je pleure dans ma tête

J’ai quitté mon soleil,

J’ai quitté ma mer bleue, leur souvenir se réveille,

Bien après mes adieux,

Soleil,

Soleil de mon pays perdu,

Des villes blanches que j’aimais,

J’ai tant rêvé de ce voyage,

On m’a défendu le passage,

Moi qui n’avais dans mes bagages,

Qu’une mémoire et des images

Si nous nous sommes tant aimés,

Et que nous sommes séparés,

Non, ce n’est pas que je veux vivre sans elle,

Je suis resté fidèle.

Quel est le message véhiculé par la chanson ?

Les élèves résument le sens de la chanson dans leurs propres mots. Ils donnent leur interprétation de la chanson. Notez ensuite certains mots-clés (liberté, lutte, sécurité, etc.) au tableau. Les mots-clés sont utilisés comme points de discussion pour amener les élèves à parler de ce que la chanson évoque pour eux.

Regardez les élèves de la classe de M. Terkemani réagir à l’écoute de la chanson et parler de leurs expériences.

Résumé : Discussion en classe

À quoi reconnaît-on l’empathie ? Arrive-t-il parfois que les élèves ne fassent pas preuve d’empathie les uns envers les autres ? Comment les choses se passeraient-elles à l’école si tout le monde faisait preuve d’empathie à l’endroit des autres en tout temps ?

Créez une vidéo pour la chanson, montrant l’importance de se reconnecter, de traiter les gens avec gentillesse et respect, et de faire preuve de générosité et de compassion tant à l’endroit de nos proches que des étrangers (de leurs expériences).

Activité 2 : Dessin libre

Ceci est un chapitre abrégé de deux minutes. Pour visionner intégralité du chapitre pour cette activité, veuillez se connecter au CAMPUS et utilisez ces codes : 40:23-47:16.

Avertissement : Dans cet extrait, la discussion porte notamment sur la violence.

Faites un remue-méninges : Que sont les émotions et les sentiments ?

Les élèves choisissent une émotion qui reflète la façon dont ils se sentent ou se sentiraient s’ils devaient quitter leur pays et tout laisser derrière eux. Ensuite, les élèves choisissent une émotion pour décrire la façon dont ils se sentent maintenant dans leur nouvelle maison et leur nouvel environnement. Les élèves prennent une feuille de papier, la divisent en deux, et illustrent les deux émotions qu’ils ont choisies, en écrivant le nom de l’émotion en haut de chaque dessin. Demandez aux élèves de comparer les dessins libres sur les émotions. Les élèves comprendront mieux que les arts visuels constituent un langage unique pour créer et communiquer. Rappelez aux élèves qu’un dessin libre peut comporter des lignes et des gribouillis pour transmettre l’émotion.

Résumé : Discussion en classe

Les élèves peuvent montrer leurs dessins à la classe s’ils le désirent. S’ils se sentent à l’aise de le faire, ils peuvent aussi expliquer quels souvenirs et quelles émotions ont guidé leurs choix dans ce qu’ils ont illustré. Cela peut mener à une discussion favorisant la compréhension mutuelle et le respect entre les élèves.

Passer à l’action : création d’une affiche

Comme activité de synthèse, les élèves créeront, en petits groupes, une affiche répondant à la question directrice : « Pourquoi développer de l’empathie et de la considération pour les personnes réfugiées ? »

Les affiches des élèves peuvent comprendre certains des mots et des sujets dont il a été question aux activités 1 à 2, comme l’empathie et ce qu’elle signifie pour les élèves, ou des exemples d’expériences que vivent les réfugiés, ou encore indiquer comment les élèves peuvent aider les réfugiés qui viennent au Canada à se sentir mieux accueillis. Les élèves peuvent utiliser ce qu’ils ont appris pour faire des liens avec la classe de M. Terkemani, développer leur compréhension d’eux-mêmes, de la communauté et du monde, et échanger des idées et des points de vue pour en arriver à une compréhension commune et à une réflexion approfondie.

Nous vous invitons à consulter le document Quand le thème de la guerre s’invite à l’école.

Cet outil vous donne des pistes pour soutenir les élèves lorsque vous abordez ce sujet sensible avec eux.

https://sherpa-recherche.com/wp-content/uploads/2022/03/Quand-le-theme-de-la-guerre-sinvite-a-lecole-Aide-Memoire.pdf

Melanie Miki, B.A. (Université de Regina), B.Éd. (Université de Victoria), M.Éd. (Université Simon Fraser), M.Éd. (Université de Colombie-Britannique)

Melanie Miki est une conseillère chevronnée et une éducatrice spécialisée au sein du district scolaire de Surrey. De plus, elle enseigne à l’Université Queen’s et rédige des cours pour cet établissement. Elle aime bien partager ses expériences d’activités de plein air et son amour des arts lorsqu’elle parle aux élèves du monde qui les entoure.

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