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Rubans, un film touchant sur l’amour parental signé Torill Kove

Rubans, un film touchant sur l’amour parental signé Torill Kove

Rubans, un film touchant sur l’amour parental signé Torill Kove

La prolifique cinéaste d’origine norvégienne Torill Kove, lauréate d’un Oscar en 2007 pour Le poète danois, est de retour avec un nouveau court métrage d’animation. Sans narration ni dialogues, Rubans propose une métaphore originale et amusante du lien fort qui unit un parent à son enfant.

Nous avons discuté avec Torill de l’approche plus minimaliste qu’elle a adoptée pour créer ce film et des nouvelles explorations dont il témoigne.

De septembre 2016 à février 2017, Torill Kove a travaillé sur le visuel de Rubans, qu’elle avait d’abord imaginé avec une esthétique plus brute, en noir et blanc avec quelques taches de rouge.

Regardez Rubans :

Rubans, Torill Kove, offert par l’Office national du film du Canada

« Le minimalisme n’était pas une décision vraiment consciente; je crois surtout que c’est l’approche que cette histoire particulière demandait. Comme le scénarimage et l’animatique sont venus rapidement, je pensais que ce serait un film vite fait et direct! » admet-elle en précisant qu’elle a ensuite ajouté plusieurs choses (notamment de la couleur) et que la création a duré plus longtemps que prévu.

Par rapport à ses autres courts, comme Le poète danois et Ma Moulton et moi, Rubans est néanmoins plus épuré, et il a permis à la cinéaste d’aborder une nouvelle façon de raconter qui s’appuie strictement sur les images.

« J’ai beaucoup aimé travailler sans l’aide d’une narration, contrairement à mes autres films. Lorsque tu as une voix off, tu peux t’y fier. Là, c’était un beau défi. Mais une fois que je suis passée au montage, ça m’a donné une bien plus grande liberté », se souvient Torill en plaisantant sur le fait qu’elle n’a presque pas laissé de travail à son monteur, Simen Gengenbach.

L’importance de la musique

Comme dans ses réalisations précédentes, la musique joue un rôle majeur pour établir l’ambiance, le rythme et la palette d’émotions. « La musique me «drive» toujours en début de projet. Pour chaque film, j’ai des idées de chansons, d’artistes, de styles ou de périodes pour guider mon travail. Ça devient ma bande sonore pendant que je dessine! » raconte Torill.

Elle explique toutefois que, dans le cas de Rubans, l’absence de narration modifiait un peu l’approche musicale.

« Cette fois, la musique pouvait être employée plus librement. Je savais dès le départ que je voulais quelque chose d’aérien et de mélodique. Le compositeur a proposé une structure assez mathématique qui permettait d’improviser facilement — il l’a nommée “la matrice”. »

Torill ajoute que, bien que son film ne dure que huit minutes, au moins cinq heures de musique ont été enregistrées à partir de cette structure!

Voyez la conférence de Torill Kove réalisée en mars dernier (anglais seulement) :

https://www.facebook.com/nfb.ca/videos/10155733255178952/

Inspirée par sa propre histoire

La réalisatrice, dont l’œuvre est depuis longtemps dominée par le thème familial, s’est nourrie de sa propre expérience en tant que mère adoptive pour créer son dernier film. Mais même si le sujet continue de l’habiter, Torill exprime maintenant le désir de s’en éloigner un peu. « Je crois que je n’y arriverai jamais complètement, car partout où je vais, j’apporte ces thèmes avec moi », dit-elle en révélant que son prochain projet sera dialogué et qu’il portera sur le vieillissement et les transformations du corps et de l’esprit.

Il y a fort à parier que l’artiste continuera d’insuffler à son œuvre les clins d’œil humoristiques qui ont fait sa marque, quel que soit le sujet abordé. Car même si Rubans n’est pas une comédie — le film illustre symboliquement les problématiques sérieuses de l’attachement et de la séparation —, il contient quand même des moments comiques. « Ça me procure tellement de plaisir de faire rire! J’ai été très heureuse d’entendre la réaction du public à Berlin, qui a bien rigolé! » Elle raconte que le film était présenté dans la section Generation Kplus, un programme destiné aux enfants accompagnés de leurs parents. Un public parfait pour son œuvre, finalement.

« Je ne pense pas que Rubans soit un film jeunesse, poursuit Torill, mais je suis contente qu’il puisse rejoindre si bien ce public — et les parents, bien sûr. En même temps, le sujet est assez universel : même si on n’a pas d’enfant, on a tous eu une personne qui veillait sur nous en grandissant. »

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  1. J’adore, un sujet sensible, sentimental, une ode à la vie. Merci pour ce court métrage !! Je suis choyée de recevoir ces présentions originales que, sans l’ONF, j’en ignorerais l’auteur et son travail. Aussi, je les fais souvent connaître à mes amies en leur envoyant sur FB, elles apprécient.

    — barbara ann st-louis,

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