L’ONF s’engage à respecter votre vie privée

Nous utilisons des témoins de navigation afin d’assurer le bon fonctionnement du site, ainsi qu’à des fins publicitaires.

Si vous ne souhaitez pas que vos informations soient utilisées de cette manière, vous pouvez modifier les paramètres de votre navigateur avant de poursuivre votre visite.

En savoir plus
5 films qui racontent le Québec des années 1970

5 films qui racontent le Québec des années 1970

5 films qui racontent le Québec des années 1970

Avec La mémoire des anges (2008), le cinéaste Luc Bourdon proposait un portrait du Montréal des années 1950 et 1960, en utilisant des extraits de films tirés de la collection de l’ONF. Dans son tout dernier opus, La part du diable (2017), il utilise le même procédé, mais s’intéresse cette fois au Québec des années 1970.

La part du diable, Luc Bourdon, offert par l’Office national du film du Canada

Je vous propose une liste de cinq grands événements qui ont marqué le Québec de cette époque et cinq films à voir pour mieux les comprendre.


La crise d’octobre

L’enlèvement, par des membres du FLQ, de James Richard Cross, l’attaché commercial de la Grande-Bretagne à Montréal, le 5 octobre 1970, et celui de Pierre Laporte, ministre du Travail et de la Main-d’œuvre, cinq jours plus tard, sont sans contredit les premiers faits marquants de la décennie. Le documentaire de Robin Spry Les événements d’octobre 1970, sorti quatre ans après la crise, relate de façon magistrale les moments forts de cet automne tragique. La mise en contexte des événements, présentée pendant les quarante premières minutes du film, vaut à elle seule le détour.

Les événements d’octobre 1970 , Robin Spry, offert par l’Office national du film du Canada

Le front commun

En 1972, les trois principales centrales syndicales québécoises, la CSN, la CEQ et la FTQ, font front commun face au gouvernement du Québec. Augmentation salariale — le salaire minimum de l’époque n’est même pas de cent dollars par semaine pour les employés du secteur public — et meilleures conditions de travail sont au nombre des revendications. Grève, manifestations monstres, loi spéciale, arrestation et emprisonnement des trois chefs syndicaux ponctuent le conflit.

24 heures ou plus (1973), le documentaire de Gilles Groulx, revient sur cette grève, mais ne s’y limite pas. Elle est plutôt le point de départ d’une critique virulente de la société québécoise, dont les citoyens, selon Groulx, sont aliénés par la consommation de masse et écrasés par un pouvoir capitaliste sans scrupules. Un pamphlet cinématographique brillant, signé par un cinéaste militant dont l’œuvre reste malheureusement encore trop peu connue (voir l’œuvre de Gilles Groulx).

24 heures ou plus, Gilles Groulx, offert par l’Office national du film du Canada

Les Jeux olympiques

Les Jeux olympiques de Montréal de 1976 auront marqué toute une génération de Québécois et de Québécoises. Pour beaucoup, ils seront à l’origine d’un engouement pour la pratique sportive et d’un véritable programme d’investissement de la part des secteurs public et privé dans le sport amateur. Il faut dire qu’à l’époque des Jeux de Montréal, les chances de remporter une médaille pour les athlètes canadiens sont à peu près nulles, en raison d’un manque flagrant de ressources mises à leur disposition.

Jeux de la XXIe olympiade (1977) de Jean-Claude Labrecque est le film officiel de ce grand événement sportif. Un tournage à hauteur d’athlète. Des images spectaculaires, saisies sur le vif, de sportifs olympiques aujourd’hui légendaires (Nadia Comaneci, Nelli Kim, Bruce Jenner), mais aussi de beaucoup d’autres moins connus. Des images du Montréal de l’époque, du stade, du vélodrome (devenu le Biodôme), de la piscine et des pyramides olympiques, lieu de résidence des athlètes. À voir ou à revoir absolument!

Jeux de la XXIe Olympiade, Jean-Claude Labrecque, Jean Beaudin, Marcel Carrière et Georges Dufaux, offert par l’Office national du film du Canada

L’élection du Parti québécois en 1976

Le 15 novembre 1976, le Parti québécois prend le pouvoir à Québec. Le rapport de force entre les gouvernements canadien et québécois change. Pour la première fois, un parti indépendantiste dirige les destinées du Québec. Souveraineté-association et fédéralisme canadien s’affrontent. Deux positions irréconciliables, défendues par deux hommes : René Lévesque et Pierre Elliott Trudeau. Les champions : la façade du pouvoir (1986), deuxième d’une série de trois épisodes du grand documentariste Donald Brittain sur les parcours politiques de Lévesque et de Trudeau, revient sur la victoire du PQ et sur les événements importants qui ont marqué la carrière des deux hommes de 1967 à 1977.

Les champions : la façade du pouvoir, Donald Brittain, offert par l’Office national du film du Canada

Le référendum de 1980

Le 20 mai 1980, le gouvernement du Parti québécois organise le premier référendum sur la souveraineté du Québec. Un second aura lieu en 1995. Les autorités québécoises veulent obtenir un mandat pour négocier avec le gouvernement fédéral une entente de souveraineté-association. Près de soixante pour cent des votants diront « non » à la proposition. Le confort et l’indifférence (1981) de Denys Arcand revient sur la campagne référendaire et tente d’expliquer, à l’aide de citations tirées du Prince de Machiavel, les tactiques utilisées par les camps du « oui » et du « non » ainsi que le résultat du vote. Un film d’une redoutable efficacité et qui semble toujours actuel.

Le confort et l’indifférence, Denys Arcand, offert par l’Office national du film du Canada

Ajouter un commentaire
  1. JE SUIS ENREGISTRER A ONF.CA DEPUISLE 10 NOVEMBRE 2011 JAI VISIONNER UNE MULTITUDE DE FILMS LONG METRAGE ET DOCUMENTAIRES AVEC TRES GRANDE SATISFACTION ETANT MAINTENANT RETIRER DU MONDE DU TRAVAIL DE PUIS 2008 POUR MOI LA PRESANTATION DE VOS FILMS EST UN PASSE TEMPDE GRANDE VALEUR CAR ILS SONT TRES INSTRUCTIFS ET NOUS FONT VOIRE UN MONDE TRES DIFFERANT JE VOUS REMERCI DA VOIRE ACCEPTER MON INS
    CRIPTION

    — EMILIEN BROUSSEAU,

Commenter