L’ONF s’engage à respecter votre vie privée

Nous utilisons des témoins de navigation afin d’assurer le bon fonctionnement du site, ainsi qu’à des fins publicitaires.

Si vous ne souhaitez pas que vos informations soient utilisées de cette manière, vous pouvez modifier les paramètres de votre navigateur avant de poursuivre votre visite.

En savoir plus
Les Jeux olympiques de Montréal de 1976 : la mémoire retrouvée

Les Jeux olympiques de Montréal de 1976 : la mémoire retrouvée

Les Jeux olympiques de Montréal de 1976 : la mémoire retrouvée

Il y a 40 ans, le 17 juillet 1976 plus exactement, tous les yeux de la planète étaient rivés sur Montréal. Dans un stade olympique rempli au maximum de sa capacité, des athlètes de 92 pays défilaient sous leurs couleurs et leur drapeau respectifs devant une foule enthousiaste. Après que les derniers porteurs du flambeau olympique, Stéphane Préfontaine et Sandra Henderson, eurent fait leur entrée dans le stade et allumé la flamme, la reine Élisabeth II proclamait l’ouverture officielle des Jeux de la XXIe olympiade. Pendant deux semaines, 6084 athlètes allaient se disputer les médailles d’or, d’argent et de bronze dans 198 compétitions sportives, à Montréal.

Ligne d'arrivée d'une épreuve de course chez les femmes
Ligne d’arrivée d’une épreuve de course chez les femmes

Souvenirs retrouvés

Je croyais n’avoir aucun souvenir des Jeux olympiques de 1976. J’avais dix ans à l’époque. Dans mon souvenir, j’avais passé l’été au chalet de ma famille au Domaine-du-Lac-Opéra dans la région de Lanaudière – le nom semble évoquer un riche domaine, mais il s’agissait en fait d’un petit regroupement de chalets autour d’un lac artificiel des plus modestes – loin de la grande ville et des Jeux. Pour moi, l’été 1976, je l’ai passé dehors, en vélo, dans les bois et sur le bord du lac. Je suis peut-être passé une fois ou deux devant le vieux téléviseur noir et blanc du chalet et j’ai aperçu des images en direct du stade, du vélodrome ou de la piscine olympique. Mais rien de plus.

Quand j’ai vu pour la première fois le film officiel des Jeux olympiques de Montréal, Jeux de la XXIe Olympiade (1977), réalisé pour le compte du Comité international olympique (CIO) et tourné par une équipe de l’ONF, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’en fait, j’avais une tonne de souvenirs des Jeux! Comme la petite madeleine de Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, le film avait éveillé en moi des souvenirs qui dormaient au fond de ma mémoire.

Le stade inachevé, sans mât; la bouille du maire Drapeau, fier et solennel, lui qui fut le principal artisan de la venue de ces Jeux; les notes parfaites de Nadia Comaneci; la domination des athlètes du bloc de l’Est; la médaille d’argent du sauteur en hauteur canadien Greg Joy; Bruce Jenner, couronné champion olympique du décathlon; le gros haltérophile russe, Vassili Alexeiev, dont j’ignorais le nom à l’époque, surnommé l’homme le plus fort du monde; la description passionnée de Richard Garneau et de son comparse Jo Malléjac aux compétitions d’athlétisme; la fin des Jeux alors que le Canada n’obtenait aucune médaille d’or, une première pour un pays hôte. Tout ça m’est revenu d’un coup!

Bruce Jenner en action
Bruce Jenner en action

Jeux de la XXIe Olympiade

Jeux de la XXIe Olympiade, Jean-Claude Labrecque, Jean Beaudin, Marcel Carrière et Georges Dufaux, offert par l’Office national du film du Canada

J’ai découvert le film en 2010 au moment où je préparais un texte sur le monteur Werner Nold qui venait de recevoir le prix Albert-Tessier. Monteur à l’ONF pendant plus de 35 ans et dont le nom figure au générique de près d’une centaine de productions, il m’avait alors raconté avoir littéralement travaillé nuit et jour pendant six mois sur le montage de Jeux de la XXIe Olympiade (voir la sélection Werner Nold ou les règles de l’imagination). L’ONF avait dépêché trente-deux équipes de tournage, comprenant cent soixante-huit personnes au total, dont trois réalisateurs, tous sous la supervision de Jean-Claude Labrecque, pour tourner des images durant les deux semaines de compétition. Cinq semaines de visionnage avaient été nécessaires au monteur et à ses quatre assistants pour voir les deux cents heures de matériel tourné par les équipes! La première version du montage durait quatre heures et demie. Le film fera finalement deux heures.

L'équipe de tournage transporte une caméra aérienne.
L’équipe de tournage transporte une caméra aérienne.

Et quel film! Un tournage à hauteur d’athlète. Des images spectaculaires, croquées sur le vif, de sportifs olympiques aujourd’hui légendaires (Nadia Comaneci, Nelli Kim, Olga Korbut, Bruce Jenner, Alberto Juantorena), mais aussi de beaucoup d’autres moins connus. Des images du Montréal de l’époque, du stade, du vélodrome, devenu le Biodôme, de la piscine olympique, des pyramides olympiques, lieu de résidence des athlètes. Et que dire de la finale du film! Le marathonien d’Allemagne de l’Est, Waldemar Cierpinski, l’homme le plus résistant au monde, au dire du commentateur Richard Garneau, faisant son entrée dans le stade sous la pluie, s’apprêtant à remporter la course et la médaille d’or, au rythme de la musique d’André Gagnon. Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette scène me donne des frissons chaque fois!

Afin de célébrer le 40e anniversaire des Jeux de Montréal, je vous invite à visionner en exclusivité sur ONF.ca, Jeux de la XXIe Olympiade. Vous pouvez également regarder d’autres films sur cet événement historique en consultant notre sélection Les Jeux olympiques de Montréal de 1976, 40e anniversaire.

Ajouter un commentaire

Commenter