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Jean-Claude Labrecque à travers ses films

Jean-Claude Labrecque à travers ses films

Jean-Claude Labrecque à travers ses films

Avec plus  de 50 ans de carrière, Jean-Claude Labrecque est sans contredit l’un des plus grands documentaristes de notre époque. Ce géant du cinéma québécois a porté toutes les casquettes du métier : caméraman, directeur photo, réalisateur, monteur, scénariste, producteur, et même acteur (dans le film Clair-obscur, en 1988). Archiviste et historien dans l’âme, il s’est attaché à fixer sur pellicule les moments marquants de l’histoire du Québec, qu’ils soient sportifs, culturels ou politiques. Jusqu’à présent, il a réalisé  plus d’une quarantaine de films et son nom figure au générique de près d’une centaine de films! C’est d’ailleurs sa caméra qui a immortalisé le fameux « Vive le Québec libre! », lancé par le général de Gaulle lors de sa visite au Québec en 1967.

Il nous revient avec un nouveau documentaire, Sur les traces de Maria Chapdelaine, qui sera présenté trois soirs seulement, les 8, 9 et 10 juillet, à la Cinémathèque québécoise de Montréal. Le réalisateur sera présent à la séance du 8 juillet. Visionnez en primeur le vidéo promotionnel conçu par Marcel Jean :

À la rencontre de Jean-Claude Labrecque

Photographe de formation, Labrecque entre à l’ONF dès l’âge de 18 ans. Happé par l’aventure du cinéma direct, il devient rapidement l’un des meilleurs cameramen de son temps. Il prêtera son oeil aiguisé notamment à Claude Jutra (À tout prendre, 1963), Léonard Forest (Mémoire en fête, 1964), Pierre Perrault (Le règne du jour, 1965), Gilles Carle (La vie heureuse de Léopold Z., 1965), Gilles Groulx (Le chat dans le sac, 1964; Un jeu si simple, 1965), Don Owen (Ernie, 1967) et Anne Claire Poirier (De mère en fille, 1967).

60 cycles

En 1965, à la suggestion de Jacques Bobet, il réalise son premier film, 60 cycles. Un reportage époustouflant sur le 11e tour cycliste du Saint-Laurent, dont les images spectaculaires et les prouesses techniques lui valent une quinzaine de prix, notamment un premier prix du court métrage au Festival de Moscou.

60 cycles, Jean-Claude Labrecque, offert par l’Office national du film du Canada

Jeux de la XXIe Olympiade

Plus que tout autre cinéaste québécois, il s’est consacré à mettre en mémoire les moments charnières de l’actualité. Entouré d’une équipe de 168 personnes, il a capté en direct les Jeux de la XXIe olympiade qui se sont déroulés à Montréal en 1976.

Jeux de la XXIe Olympiade, Jean-Claude Labrecque, Jean Beaudin, Marcel Carrière et Georges Dufaux, offert par l’Office national du film du Canada

La nuit de la poésie 27 mars 1970

Pour La nuit de la poésie 27 mars 1970, il imagine de toutes pièces un événement afin d’immortaliser la parole des poètes québécois (Claude Gauvreau, Gaston Miron, Raoul Duguay, Gérald Godin, Michèle Lalonde), dont les textes résonnent encore aujourd’hui. Dix ans plus tard, il donne suite à cette première expérience avec La nuit de la poésie 28 mars 1980, puis reprend ce concept onze ans après en tournant La nuit de la poésie 15 mars 1991.

La nuit de la poésie 27 mars 1970, Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse, offert par l’Office national du film du Canada

On s’pratique… c’est pour les Olympiques

Ses films dénoncent aussi les injustices sociales, comme Les smattes (1972), son premier film de fiction, qui relate la fermeture d’un village en Gaspésie, On s’pratique… c’est pour les Olympiques (1976), qui met en lumière le manque cruel de financement des athlètes olympiques canadiens ou L’affaire Coffin (1979), qui raconte l’histoire d’une erreur judiciaire.

On s’pratique… c’est pour les Olympiques, Jean-Claude Labrecque, offert par l’Office national du film du Canada

L’histoire des trois

Avec L’histoire des trois, il nous fait revivre le voyage Montréal-Québec qu’entreprirent en 1958 les étudiants de Francine Laurendeau, Jean-Pierre Goyer et Bruno Meloche dans le but de rencontrer le premier ministre du Québec, l’honorable Maurice Duplessis pour lui faire part des revendications des étudiants pour obtenir l’éducation accessible à tous.

L’histoire des trois, Jean-Claude Labrecque, offert par l’Office national du film du Canada

Marie Uguay

Sa production compte également des portraits intimistes qui nous font découvrir de grands artistes parfois oubliés ou des personnages d’envergure. On pense à Claude Gauvreau – poète (1974), formidable poète membre des Automatistes et signataire du Refus global, Marie Uguay (1982), poétesse de grand talent emportée par le cancer à 26 ans et André Mathieu, musicien (1993), compositeur de génie dont la musique fut, pendant de longues années, complètement oubliée.

Marie Uguay, Jean-Claude Labrecque, offert par l’Office national du film du Canada

En 2003, il suit le premier ministre péquiste Bernard Landry tout au long de sa campagne électorale dans le documentaire À hauteur d’homme. Un film percutant qui lui vaudra le Jutra du meilleur documentaire et le Gémeaux de la direction photographique, qu’il partage avec son fils Jérôme Labrecque.

Technicien audacieux et inventif, cinéaste toujours à l’affût des événements et des personnages qui jalonnent notre histoire, scénariste préoccupé par les injustices sociales, Jean-Claude Labrecque est sans contredit une figure marquante du cinéma québécois. Il a été le président de la Cinémathèque québécoise (1976-1978), des Rendez-vous du cinéma québécois (1991-1993) et du Conseil d’administration des Jutra (2001-2004). Récipiendaire du prix Albert-Tessier en 1992 et du prix Jutra-Hommage 2008, il continue d’œuvrer dans le cinéma depuis plus de 50 ans.

Pour en apprendre davantage, consultez notre sélection élaborée par Marc St-Pierre.

Sur les traces de Maria Chapdelaine 

Présenté en première mondiale en février 2015 aux Rendez-vous du cinéma québécois, le plus récent documentaire du cinéaste retrace l’entreprise cinématographique audacieuse du réalisateur français Julien Duvivier, venu tourner la première adaptation du célèbre roman de Louis Hémon dans la région du Saguenay  ̶ Lac-Saint-Jean en 1934, avec Madeleine Renaud et Jean Gabin dans les rôles principaux.

Le film sera présenté à la Cinémathèque québécoise  pour trois soirs seulement!

8 juillet : 17 h
9 juillet : 19 h
10 juillet : 17 h

Visionnez la bande annonce officielle du film et la revue de tournage (making-of) réalisée par Nicolas Lévesque, deuxième caméraman sur le film de Jean-Claude Labrecque.

Photo d’en-tête : Bertrand Carrière
Sources : Cinémathèque québécoise – Dossier Biographies 

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  1. Est-ce que le documentaire sur André Mathieu est maintenant disponible? et si oui, peut-on le visionner?

    — Ginette Robert,
  2. Pourquoi nous ne pouvons visionner le film de Jean-Claude Labrecque,
    «André Mathieu musicien»? C’est incompréhensible qu’il n’y ait aucune trace du film produit par l’ONF, sur votre site.
    Merci de votre attention,
    Solange Turcotte

    — Turcotte Solange,
    1. Bonjour Solange,

      Ce film est une coproduction avec une autre compagnie qui n’existe plus maintenant. On essaie de retrouver qui détient les droits. Le dossier avance lentement. Il est difficile pour nous de vous donner un délai précis, mais le film devrait se retrouver en ligne prochainement. Merci de votre intérêt!

      — Emilie Nguyen,

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