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Deux nouveaux haïkus interactifs vus par leurs créateurs

Deux nouveaux haïkus interactifs vus par leurs créateurs

Deux nouveaux haïkus interactifs vus par leurs créateurs

Le mois des haïkus interactifs se poursuit! Chaque semaine, nous mettons en ligne deux nouvelles explorations interactives d’une minute! Inscrivez-vous ici (coin gauche, en haut de la page) pour ne pas rater les prochains!  Voici donc la 7e et la 8e oeuvre de cette collection étonnante, accompagnées par les propos éclairants de leurs créateurs.

Démasquer les inconnus 

par Ziv Schneider (New York)

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À l’ère de la personnalité virtuelle et de la reconnaissance faciale, comment se fait-il que tant de personnes décédées ne puissent être identifiées? À l’aide de Google Image Search, Démasquer les inconnus oppose l’invisibilité de ces individus anonymes au culte de l’image et de la personnalité des célébrités. Sortez les morts de leur anonymat en cliquant ici!

 1. Quelles caractéristiques votre projet emprunte-t-il à la forme poétique du haïku?

« Comme dans la tradition du haïku, notre projet permet de faire une pause pour contempler notre vie de tous les jours. De même, il met de l’avant le concept de juxtaposition en opposant le familier et l’anonymat de personnes décédées non identifiées. »

2. En quoi votre haïku repousse-t-il les limites de l’interactivité ?

« Le projet explore la forme d’un court métrage documentaire numérique et vise à conscientiser les gens, de manière à ce qu’ils développent de l’empathie et passent à l’action, au-delà de l’écran. L’expérience est liée à une véritable base de données qui recense les personnes décédées non identifiées. Nous encourageons les usagers à essayer de sortir ces morts de l’anonymat. Si l’affaire est résolue, elle sera retirée du site. »

3. Comment votre haïku nous invite-t-il à voir autrement le monde dans lequel nous vivons?

« À l’ère du Big Data et des nouvelles technologies de reconnaissance faciale, les enjeux concernant la vie privée et l’anonymat sont devenus des débats sociétés. Pourtant, ces nouvelles technologies s’avèrent complètement inefficaces pour identifier des personnes de notre entourage. Lorsque nous téléchargeons le visage d’une personne inconnue dans l’engin de recherche Google Image, il en résulte une panoplie de visages de célébrités qui n’ont rien à voir avec cette personne. Comment se fait-il que ces engins puissent identifier le visage d’une célébrité éloignée, sans pouvoir reconnaître une personne décédée dans notre environnement immédiat? Ce projet vise à faire prendre conscience de la relation que nous entretenons avec les gens qui nous entourent et qui, bien souvent, demeurent anonymes. »

Le populomètre

par Pierre Jullian de la Fuente

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Êtes-vous populaire sur le Web? Jouez à ce nouveau haïku interactif pour le découvrir! Cliquez ici pour tester le populomètre.

À première vue, un formulaire web comme tous les autres : on vous demande votre nom, prénom, lieu de résidence… Mais, rapidement, les informations deviennent plus personnelles : comptes sociaux, numéro de portable, caractéristiques physiques. Mais bon, c’est pour une bonne cause! Après avoir rempli le formulaire, vous pourrez découvrir si vous êtes populaire auprès de votre communauté d’amis. Jusqu’où sommes-nous prêts à divulguer nos renseignements personnels si le produit gratuit que l’on nous offre en échange nous intéresse?

1. Quelles caractéristiques votre projet emprunte-t-il à la forme poétique du haïku?

« Le haiku évoque plus qu’il ne décrit.

De même, les traces que nous laissons en ligne via google, twitter, facebook, etc…, sont des signes dispersés, instantanés (un clic par ci, un autre par là, …), dont le vrai sens — ce que nous sommes — est insaisissable.

Les algorithmes du «big data» ont ensuite toute la liberté de fabriquer des histoires à partir de ces signes épars: ce que nous pourrions acheter, aimer, etc… »

2. En quoi votre haïku repousse-t-il les limites de l’interactivité ?

« De fait, il revient à la base de l’interactivité: le formulaire. Historiquement, la saisie au clavier précède même le clic (pas de souris, saisie directe de l’adresse web souhaitée)

Cette saisie est partout:

– recherche: quelques mots dans un champ de texte
– inscriptions: pour accéder à un service en ligne

… rares sont les usages du web qui n’impliquent pas l’une ou deux de ces interactions. »

3. Comment votre haïku nous invite-t-il à voir autrement le monde dans lequel nous vivons?

« Il donne à voir ce que pourrait être une utilisation de nos données personnelles dans un futur proche : vraisemblable et effrayante à la fois ! »

Pour explorer les haïku #1 à 4, cliquez ici. Pour les #5 et #6, cliquez ici.

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