Vendredi cinéma : <em><strong>Harmonium en Californie</strong></em>

Vendredi cinéma : Harmonium en Californie

Vendredi cinéma : Harmonium en Californie

Cette semaine, nous avons ajouté Harmonium en Californie sur ONF.ca, un documentaire qui suit le groupe populaire des années 1970 lors d’une tournée promotionnelle en Californie.

Harmonium en Californie, Robert Fortier, offert par l'Office national du film du Canada

Le film a rapidement décollé sur le Web (vous êtes près de 1 500 personnes à l’avoir visionné en 2 jours). C’est en effet un documentaire fascinant avec entre autres la participation de René Lévesque et d’une jeune journaliste du nom de… Nathalie Petrowski.

De passage en Californie en 1978, le groupe Harmonium était venu tâter le pouls des Américains et voir si la culture, leur culture, pouvait réussir à franchir les frontières et s’imposer d’elle-même. Rien n’était gagné d’avance.

À cette époque, aucun groupe québécois francophone n’avait encore réussi à conquérir le public américain. Harmonium, alors le groupe le plus important au Québec, avait tenté sa chance, mais sans grand succès. Mauvais moment? Mauvaise formule? Mauvaise organisation? On ne le sait pas vraiment, mais on sent en voyant ce film que les événements ne se déroulent pas comme ils le devraient.

Après un premier concert annulé, à cause d’instruments arrivés en retard, ils se retrouvent à jouer au Starwood à Los Angeles, un petit bar habitué de recevoir des groupes de musique punk. Méchant contraste avec la musique d’Harmonium! Dès le début du film, on sent un certain malaise entre les deux cultures, surtout lorsque Serge Fiori dit à la foule : « The next song is « Aujourd’hui, je dis bonjour à la vie »… ». Quelque chose cloche. Le coup de foudre n’aura jamais lieu.

Heureusement cette époque est révolue. Plusieurs groupes de musique francophone réussissent aujourd’hui à percer le marché américain. Je pense à Malajube qui a attiré les foules au festival de musique SXSW à Austin, au Texas, ou à Karkwa, dont la chanson « Le pyromane » a été choisie pour la trame sonore du film hollywoodien Jesus Henry Christ, et qui a remporté l’année dernière le prestigieux prix Polaris avec leur album Les chemins de verre. C’était la toute première fois qu’un groupe francophone remportait ce prix canadien convoité.

Québec à Hollywood

Les années se suivent… et se ressemblent. Le Gouvernement du Québec a pris récemment l’initiative d’envoyer une délégation d’artistes québécois à Los Angeles cet automne. Du 9 au 25 septembre prochain, des artistes tels que Patrick Watson, Jorane, Elisapie Isaac, l’humoriste Sugar Sammy, les chefs Jean-Pierre Curtat et Laurent Godbout et la peintre Johanne Corneau auront l’opportunité de présenter leur travail devant un public américain. Pendant 3 semaines, le Québec envahira Hollywood. C’est définitivement une vitrine inédite pour les artistes québécois. Le festival a une page Facebook que vous pouvez consulter pour tous les détails : Québec in Hollywood.

Avec le Web et la mondialisation, l’ouverture sur le monde et sur les différentes cultures se fait sentir. C’est une bonne nouvelle pour les artistes d’ici, qui autrement, sont restreint à un marché beaucoup plus petit.

www.quebecinhollywood.com

 

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