Plaidoyer pour une plus grande place de l’art dans la société

L’art est-il accessible au grand public? Près de 50 ans plus tard, la question posée dans Bozarts, réalisé en 1969 par Jacques Giraldeau, demeure d’actualité. Le documentaire donne justement la parole aux gens ordinaires afin qu’ils puissent exprimer leur pensée sur l’art.

Sortir l’art de son isolement  

Les artistes présents dans le documentaire ont un point commun : ils veulent exprimer une partie d’eux-mêmes à travers leurs œuvres. Ce à quoi ils aspirent, au-delà de vivre de leur art, c’est de rejoindre le public. Ils cherchent en effet à dialoguer avec lui afin d’articuler des réflexions autour de l’art, qui, au fond, est une autre façon de « sentir la vie ».

Bozarts, Jacques Giraldeau, offert par l'Office national du film du Canada

À cet égard, quelques scènes très puissantes montrent le sculpteur Armand Vaillancourt parler avec un homme d’une de ses œuvres. Ensemble, ils débattent de la compréhension de l’art, de son importance, de sa portée et de ce qu’il peut révéler d’une personne. Le sujet de l’enseignement de l’art dans les écoles est également soulevé.

En parallèle, des poèmes sont récités, des peintures sont montrées et analysées. Des artistes à l’œuvre nous expliquent leur processus de création, leur démarche artistique, leur vision personnelle de ce qu’est un artiste, etc.

Finalement, ce qu’il faut comprendre, c’est que les créateurs cherchent simplement à faire vivre leurs œuvres dans la société de façon naturelle et homogène. Ils peuvent se heurter à une certaine incompréhension, comme l’ont fait les signataires du Refus global, en 1948. La démocratisation de l’art passe également par sa pratique au quotidien, car « tout le monde est un créateur », soutient Jean-Paul Mousseau.

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