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Le féminisme en 2013, qu’en est-il?

Films

Du 4 au 10 mars 2013, nous soulignons la Journée internationale de la femme du 8 mars sur ONF.ca avec une programmation spéciale intitulée Le féminin l’emporte!, dans laquelle les femmes (comédiennes, réalisatrices, productrices, etc.) sont à l’honneur.

En plus de vous offrir une sélection de films, de productions interactives et de photographies sur des femmes qui ont contribué à la cause féministe au Canada, nous mettrons de l’avant une série de billets rédigés par les directrices générales des programmes Français et Anglais, Monique Simard et Ravida Din, ainsi que par des spécialistes de l’ONF : la productrice Julie Roy et le conservateur de collection Marc St-Pierre.

Nous terminerons la semaine en vous donnant accès gratuitement au tout nouveau film Statu quo? Le combat inachevé du féminisme au Canada de la documentariste Karen Cho, du 8 au 10 mars inclusivement.

Statu quo? Le combat inachevé du féminisme au Canada

Le féminisme a façonné notre société. Mais jusqu’où nous a-t-il conduits et quelle en est la pertinence aujourd’hui? Statu Quo? examine des enjeux majeurs tels la violence faite aux femmes, l’accès à l’avortement, les services de garde universels, et s’interroge sur les progrès réalisés quant à ces questions.

Nous avons parfois l’impression que la lutte féministe est terminée et que les inégalités entre les hommes et les femmes sont chose du passé. Karen Cho est allé voir ce qu’il en est sur le terrain. Elle est allée frapper aux portes d’organismes, de fondations et de foyers pour femmes qui offrent soutien, protection et ressources à celles qui sont dans le besoin. Son constat est bouleversant, voire choquant. Elle vous le raconte en 85 minutes dans le film qui suit.

En 2013, qu’en est-il de la question féministe?

À l’heure où la question du droit à l’avortement revient dans la sphère publique (l’a-t-elle déjà quittée?), où les familles autochtones pleurent les disparues de l’autoroute 16, surnommée « l’autoroute des larmes », en Colombie-Britannique, et où la plupart des refuges pour femmes violentées affichent complet, il importe d’admettre que la question du féminisme n’est peut-être pas si dépassée, après tout.

S’il existe une fragile égalité entre hommes et femmes au pays, il ne faudrait surtout pas la prendre pour acquise. Oui, des femmes exercent aujourd’hui des métiers traditionnellement réservés aux hommes. Oui, d’autres sont à la tête de nos plus grandes entreprises. Oui, six d’entre elles occupent présentement la fonction de première ministre d’un gouvernement provincial au Canada. Mais les inégalités persistent. Encore aujourd’hui, et malgré la Loi sur l’équité salariale adoptée en 1987, plusieurs femmes sont moins bien payées que leurs équivalents masculins (les statisticiens attribuent de 10 à 15 % de l’écart salarial à la discrimination) et les femmes sont encore des pionnières dans beaucoup de domaines. En 2013, nous sommes encore à souligner « les premières » : Pauline Marois, première femme chef d’État du Québec.

La Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars depuis 103 ans, demeure pertinente et essentielle, que ce soit pour sensibiliser les nouvelles générations à la question féministe ou tout simplement pour se rappeler l’histoire de cette lutte qui en est toujours une.

À l’occasion de notre programmation Le féminin l’emporte! sur ONF.ca, nous prônons non seulement l’égalité, mais nous laissons, pour quelques jours, le féminin l’emporter sur le masculin.

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Liens utiles :

Fédération des femmes du Québec : La loi sur l’équité salariale : un bilan onze années plus tard (PDF)
Commission de l’Équité salariale : La disparité salariale