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Micheline Lanctôt brille de tous ses feux dans Souris, tu m’inquiètes

Micheline Lanctôt brille de tous ses feux dans Souris, tu m’inquiètes

Micheline Lanctôt brille de tous ses feux dans Souris, tu m’inquiètes

Bien avant d’incarner Élise Beaupré dans la série à succès Unité 9 de Radio-Canada, la comédienne, réalisatrice et productrice Micheline Lanctôt a joué une quarantaine de personnages en autant d’années de carrière, tant au cinéma qu’à la télévision.

Son tout premier rôle, obtenu en 1972 suite à sa rencontre avec le cinéaste Gilles Carle, a marqué l’imaginaire collectif québécois : c’est elle qui incarne Bernadette dans La vraie nature de Bernadette. Grâce à cette performance, elle remporte le Prix Etrog (aujourd’hui prix Écrans canadiens) de la meilleure interprétation féminine et se rend à Cannes.

L’année suivante, elle obtient un second rôle principal dans Souris, tu m’inquiètes d’Aimée Danis, une fiction produite par l’équipe de la série En tant que femmes d’Anne-Claire Poirier, au Studio français de l’ONF.

À mille lieues de la personnalité émancipée, naïve et généreuse de Bernadette, Micheline Lanctôt y joue, cette fois, le rôle de Francine, une femme au foyer en perte d’identité.

Micheline Lanctôt (à g.) et Luce Guilbeault (à d.) dans Souris, tu m’inquiètes

À une époque où le Québec est en profond changement – le Parti québécois fait son apparition et le mouvement féministe prend son envol – ce film, écrit et réalisé par Danis, raconte l’histoire d’une épouse et mère de trois enfants qui éprouvent un profond malaise face à sa situation de femme ménagère.

Non respectée par son mari, qui croît que la place d’une femme est à la maison, Francine quitte momentanément les siens pour tenter de trouver qui elle est. Elle retentira chez son ex-belle-soeur, Pierrette (magnifique Luce Guilbeault), une femme libre et indépendante qui s’est séparée de son mari après avoir pris un autre homme pour amant.

Souris, tu m’inquiètes est une ode à ces femmes des années 1970 qui ont osé penser et faire autrement et qui ont tracé le chemin pour celles qui continuent d’emboîter leurs pas aujourd’hui.

Micheline Lanctôt y livre une performance époustouflante. On l’admire dans cette scène, vers la 24e minute, où elle livre un témoignage poignant devant la glace sur le malaise qu’elle éprouve en tant que femme comblée, mais insatisfaite. Et lorsqu’un peu plus loin, son personnage ose dire à son mari et son collègue qu’ils sont « une gang de misogynes! », on a juste envie de lui faire un high five.

Souris, tu m’inquiètes, Aimée Danis, offert par l’Office national du film du Canada

***

Pour en savoir plus sur Micheline Lanctôt, je vous invite à visionner cette entrevue accordée à Christiane Charette à l’émission Cabine C, diffusée sur ARTV.

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  1. Bonjour,

    Vous m’avez fait découvrir «Souris, tu m’inquiètes».

    J’ai bien connu cet aspect de la condition féminine. La situation à cet égard a heureusement évolué pour le mieux. Par contre, quand je laisse aller mon imagination, il me paraît facile de penser à des scénarios d’adaptation du scénario original en l’appliquant à d’autres aspects de la vie des femmes où il reste à espérer beaucoup de progrès encore, notamment sur l’acceptation de leur image corporelle.

    Et si la performance de Micheline Lanctôt, jouissant alors de toute le splendeur de sa jeune vingtaine, est particulièrement remarquable dans ce film, j’ajouterai que j’ai la plus grande admiration pour la femme d’aujourd’hui, qui assume pleinement et sereinement son âge sans recours aux artifices. Elle est tout simplement plus belle et lumineuse que jamais.

    Tout ça me donne le goût d’explorer l’univers de Madame Aimée Denis.

    Merci de nous avoir proposé ce film.

    — Pierre Lesage,
  2. Je voulais juste dire à Catherine Perreault que la bonne expression est « à mille LIEUES de», pas «à mille lieux»…

    — Fred Lapierre,
    1. Bonjour Fred,
      Vous avez tout à fait raison. C’est corrigé. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire!
      Catherine

      — Catherine Perreault,

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