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10 technologies qui pourraient révolutionner le cinéma

10 technologies qui pourraient révolutionner le cinéma

10 technologies qui pourraient révolutionner le cinéma

Je soupçonne mon ami Stéphane Jolicoeur (analyste principal, applications Internet à l’ONF) de vivre dans le futur. Non pas qu’il voyage dans le temps comme Marty McFly (quoique je ne serais pas surprise de savoir qu’il possède une DeLorean DMC-12 cachée quelque part…), mais il passe la majorité de ses temps libres à explorer des sites d’informatique, de design et de technologiques du futur, comme NOTCOT, Fastcodesign ou TechCrunch, et à m’envoyer des liens sur l’impression 3D ou le HTML 5.

Il y a quelques jours, je lui ai demandé quels étaient, selon lui, les nouvelles technologies et les logiciels qui pourraient potentiellement révolutionner le monde du cinéma. Depuis, il m’envoie un nouveau lien par jour…

10 technologies à surveiller

1- Impression 3D

L’impression 3D (ou tridimensionnelle) est une invention qui permet aux designers, aux ingénieurs et à tout autre artiste et concepteur d’idées de créer l’impossible. La technologie n’est pas nouvelle, mais elle s’est perfectionnée avec le temps. Des imprimantes de bureau de haute performance, comme la MakerBot, permettent désormais d’imprimer des objets en plastique de haute résolution (c’est-à-dire avec moins de petits filaments visibles) et en couleur. Pour ce faire, ces imprimantes partent de n’importe quel design d’objet 3D numérisé ou réalisé à l’ordinateur et l’impriment couche par couche en trois dimensions. Une invention fort intéressante qui permet de fabriquer des concepts autrement impossibles à réaliser.

Les cinéastes d’animation pourraient s’en servir pour la construction de marionnettes, par exemple, ou pour créer des éléments de décors ou des maquettes miniatures… TOUS les concepts visuels sont maintenant réalisables. On n’a qu’à voir ce photomaton d’impression 3D japonnais pour se rendre compte des possibilités.

Dans cette vidéo, Lee Unkrich, le réalisateur d’Histoire de jouets 3, nous montre comment son équipe chez Pixar a utilisé la technologie de l’impression 3D (et une imprimante de Z Corporation) pour fabriquer des modèles des personnages que l’on voit dans le film.

2- Micro-contrôleur Arduino (et Makey Makey)

Arduino est une plateforme ouverte (open-source) qui permet de réaliser des prototypes électroniques à partir de logiciels et de matériels informatiques. En résumé, la plateforme Arduino permet de faire de la mécanique simplifiée à l’aide d’un micro-contrôleur facile à programmer, muni de puces et de transistors. Avec ses plans accessibles sur le Web et ses logiciels téléchargeables, sans aucune licence restrictive, Arduino offre une petite révolution pour les créateurs. La designer Lara Grant s’est rapidement approprié la technologie et a créé une collection de vêtements munis d’interfaces musicales et de contrôleurs sensoriels qui permettent de créer de la musique à la sensation et au mouvement. Très, très cool.

Un cinéaste pourrait se servir de ce genre de micro-contrôleur pour créer, par exemple, un support de caméra sur rail (dolly), qui lui permettrait d’effectuer des mouvements de caméra téléguidés, ou encore s’amuser à créer des gadgets électroniques pour contrôler des objets à distance, un peu à la James Bond.

Les ingénieurs en herbe pourront aussi se servir du kit de l’inventeur Makey Makey, qui démocratise la manipulation de l’électricité en permettant à Monsieur-Madame-tout-le-monde de transformer n’importe quel objet en contrôleur électrique. Facile à utiliser et ô combien pratique.

3- Réalité augmentée

Il est maintenant possible d’ajouter une deuxième fenêtre sur le monde : une fenêtre qui propose une image bonifiée de la réalité. Appelée réalité augmentée, cette technologie nous offre tout un monde de possibilités et de résultats impressionnants. Elle permet entre autres d’insérer des images de synthèse sur les images du monde réel et d’y apporter des informations éducatives, de l’animation, une nouvelle dimension (3D), des fichiers audio et vidéo ainsi que des éléments d’interactivité. Par exemple, l’application pour iPhone ARART permet de « souffler de la vie dans des objets » ou plus précisément, d’animer des images qui se veulent autrement statiques. Ainsi, vous pouvez admirer des œuvres d’art reconnues, comme The Girl With The Pearl Earing, et, à l’aide de la caméra de votre téléphone intelligent, voir l’image s’animer sous vos yeux.

4- Cadres de visualisation D3

Les documentaristes et les journalistes seront sûrement intéressés par les cadres de visualisation D3.js. Cette librairie JavaScript permet de manipuler des données et de les compiler de différentes façons avec beaucoup de facilité. Très utile pour les statisticiens et les historiens, le D3 permet de suivre de grandes tendances (par ex. : le vote américain) à travers plusieurs années et de présenter les données de nouvelles façons. Ce D3 Show Reel nous montre plusieurs graphiques obtenus avec les mêmes données. Ça nous donne une bonne idée des différentes manières de visualiser et d’interpréter des tendances.

5- Near Field Communication (NFC)

La technologie NFC se traduit comme une communication de courte distance entre deux dispositifs différents. Elle permet de reprogrammer une puce de façon dynamique afin de la transformer à la fois en émettrice et en réceptrice de données. Ainsi, il est maintenant possible de transférer des données entre deux appareils (téléphones intelligents, cartes de crédit, affiches publicitaires, etc.) sans avoir à les connecter par un câble. Il suffit que les deux appareils se touchent ou se rapprochent suffisamment pour qu’un transfert de données s’exécute.

http://www.youtube.com/watch?v=-5pG1lUG1D4

La compagnie Apple a investi massivement dans cette technologie au cours des dernières années et s’intéresse particulièrement aux paiements mobiles à partir de téléphones intelligents.

De son côté, le fabricant MOO a su tirer profit du NFC en concevant des « cartes professionnelles du futur ».  Celles-ci sont munies d’une puce électronique et lorsqu’elles sont rapprochées d’un téléphone intelligent possédant aussi la technologie NFC, elles transmettent des données supplémentaires à son propriétaire.

On peut aussi s’attendre à ce que les distributeurs de films laissent tomber les codes QR sur leurs affiches de films et commencent à s’intéresser aux possibilités du NFC pour transférer de l’information aux cinéphiles, comme des bandes-annonces.

6- Mouvement MAKE

Le mouvement MAKE est une communauté de chercheurs, d’inventeurs et de créateurs de divers horizons qui se rassemblent et qui s’échangent de l’information sur différentes plateformes (site Web et magazine) afin de créer de nouvelles technologies conjointement. C’est ainsi que des biologistes discutent avec des informaticiens et que des designers collaborent avec des mécaniciens. Ensemble, ils s’amusent à repenser le monde dans lequel nous vivons. Après la revanche des nerds (Steve Jobs, Bill Gates et Mark Zuckerberg vous disent-ils quelque chose?), nous assistons en quelque sorte à la revanche des inventeurs de garage. Pour la communauté MAKE, la créativité est sans limites. Ses membres ont déjà trouvé comment faire du biodiesel avec la bactérie E. Coli et comment vaincre certains cancers. Ici, la puissance de l’imagination est à son meilleur et MAKE offre l’espace de création et d’expérimentation nécessaire à son épanouissement.

Dans cette vidéo, Matt Richardson de la communauté MAKE nous parle du micro-contrôleur Arduino.

7- L’esthétique « fait à la main » créé par algorithmes

Que ce soit pour illustrer un film ou pour créer un design pour un site Web, cette technique intéressera sûrement ceux d’entre vous qui aiment l’esthétique « fait à la main » et les arts numériques. Pour vous donner un exemple du réalisme que l’on peut obtenir grâce à l’utilisation des algorithmes, jetez un coup d’œil à cette galerie d’images. On jurerait que tout a été dessiné à la main.

8- L’interface LEAP

La LEAP est une interface sensorielle qui permet d’affecter ce qui se trouve à l’écran de votre ordinateur sans le toucher. Elle représente une nouvelle façon d’interagir avec les ordinateurs et elle peut être très utile pour le dessin et l’animation numérique. L’interface LEAP est supposément plus précise qu’une souris d’ordinateur, plus efficace qu’un clavier et plus sensible qu’un écran de type touchscreen. En voici une démonstration :

9- Crayons intelligents

Stéphane me parle des crayons intelligents depuis belle lurette déjà. Il s’en est même procuré un dernièrement. Assez abordable, un crayon comme le Sky wifi Smartpen de Livescribe est composé d’un ordinateur encastré et d’un enregistreur audio. Le crayon enregistre tout ce que vous entendez et capture toutes vos notes, avant de transférer le tout sur votre appareil mobile à partir d’une connexion wifi. Le Sky est un excellent outil de travail.

Pour les artistes, il y a aussi le Inkling de la compagnie Wacom, un outil de graphisme incomparable qui reconnaît l’espace et détecte la pression. Ce crayon permet de dessiner sur n’importe quelle surface et de numériser ensuite son dessin rapidement en image vectorielle ou graphique bitmap. En voici une démonstration :

10- Projecteurs PICO

Je termine ce voyage vers le futur avec les projecteurs Pico. Pico comme dans petit. Ces projecteurs de poche sont probablement les plus abordables sur le marché et permettent à n’importe qui de projeter n’importe quels présentation, vidéo ou film sur n’importe quelle surface. Une façon sympathique de sortir le cinéma des salles traditionnelles et d’organiser des projections dans n’importe quel lieu imaginable.

+++

Au moment même où nous rédigions ces lignes, le site The Creators Project publiait sa propre liste de technologies qui pourraient changer l’industrie du cinéma. Vous pouvez consulter ce texte (en anglais) juste ici. Un des derniers points parle des écrans de projection interactifs et montre en exemple celui que nous avons utilisé pour présenter le film pour ordinateur BLA BLA de Vincent Morisset à La Gaîté Lyrique de Paris et dans les rues de Montréal l’été dernier.

Recherche : Stéphane Jolicoeur

Rédaction : Catherine Perreault

Crédits photo d’en-tête : installation BLA BLA à la Gaîté Lyrique de Paris. Caroline Robert. Tous droits réservés

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  1. Oui, l’impression 3D… «ce sera formidable… s’ils ne foutent pas tout en l’air !»
    cf. http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/25/impression-3D-attention-danger
    cf. aussi:
    http://scinfolex.wordpress.com/2012/10/25/les-angles-morts-du-droit-dauteur/
    http://owni.fr/2012/09/25/limpression-3d-vend-son-ame/

    MAKE : ben ce sont juste des hackers. Bon c’est sûr en France «hacker» est connoté par certains journalistes ignorants…

    NFC : oui enfin à condition que ce soit proprement sécurisé, pas comme les cartes bancaires NFC…
    http://www.linformaticien.com/actualites/id/24630/les-cartes-bancaires-nfc-bonnes-pour-la-poubelle.aspx

    Il manque quand même des trucs très important dans la liste :

    La conscience de la nécessité des formats ouverts et l’abandon des DRM. Mais ça malheureusement c’est pas pour tout de suite.

    Le croudfunding.

    Les licences libres (oui ça n’est pas que du logiciel).

    — mmu_man,
    1. Bonjour mmu_man,
      Merci pour vos commentaires. Stéphane Jolicoeur et moi avons discuté de l’option d’ajouter le crowdfounding, tel que kickstarter.com, à notre liste. Nous avons choisi de ne pas l’inclure et de garder ce sujet pour un futur billet qui portera uniquement sur le financement.
      En ce qui concerne l’impression 3D, elle ne se retrouvera peut-être pas dans tous les foyers demain matin, mais elle sert déjà aux cinéastes d’animation (voir exemple de Toys Story).
      Le mouvement MAKE compte plus que des « hackers ». Ce sont surtout des inventeurs de garage et des pros du do-it-yourself. (Je vous trouve dur!)
      Je parle de la plateforme Arduino (qui est un format ouvert).
      Et je suis d’accord avec vous pour les licences libres.
      Bonne journée!
      Catherine

      — Catherine Perreault,

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