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Insomniaques recherchés

Insomniaques recherchés

Insomniaques recherchés

Je n’ai jamais souffert d’insomnie (je touche du bois en écrivant cela), mais j’ai côtoyé une collègue qui en a souffert pendant plusieurs années. Tous les soirs, elle se couchait, fermait les yeux, mais ne trouvait pas sommeil. Tous les jours, elle rentrait au bureau et passaient à travers sa journée sans jamais se plaindre. Pas une fois. Je ne sais toujours pas comment elle faisait.

Aujourd’hui, elle dort. Pas longtemps, mais au moins quelques heures par nuit. Chaque nuit complète est un cadeau. J’ai beaucoup de respect pour cette personne, moi qui, à la moindre heure de sommeil perdue, me plaint toute la journée d’« extrême fatigue ». Honnêtement, je ne sais pas ce que c’est que de vivre l’insomnie et c’est pourquoi je vais tenter l’expérience que nous propose l’équipe ONF/interactif avec son nouveau projet :

Journal d’une insomnie collective

L’insomnie, un phénomène socio-économique

Le chanteur Moby souffre d’insomnie depuis plusieurs années. Marilyn Monroe en a beaucoup souffert aussi. Tandis que le comédien George Clooney aurait écrit The Ides of March pendant ses nombreuses nuits blanches. Dans les pays développés, 1 personne sur 3 n’arrive pas à s’endormir à tout moment de l’année. C’est une réelle problématique.

Selon plusieurs recherches, l’insomnie serait intimement reliée à un phénomène socio-économique. Historiquement, l’insomnie existe depuis que le temps est devenu de l’argent. La nuit serait ainsi devenue passive, soit un moment de non-productivité, alors que dans un passé lointain, le sommeil était encore considéré comme étant un état actif, où le rêve et l’inconscient prenaient tout leur sens.

Observer le phénomène de l’insomnie, c’est comme regarder un serpent qui se mord la queue, dixit Hugues Sweeney, producteur exécutif d’ONF/interactif et réalisateur en chef du projet. Plus nous nommes économiquement productifs, moins nous arrivons à dormir. Plus nos nuits s’érodent, plus les impacts économiques sont coûteux. Plutôt que de croître, la valeur marchande du temps se contracte…

L’insomnie n’est pas une maladie. C’est un symptôme, un signal d’alarme et un signe avant-coureur de problème graves, tels que le burnout, la dépression ou le suicide. Les insomniaques sont en détresse. C’est pourquoi Hugues et son équipe ont décidé de laisser cette foule s’exprimer : pour essayer de décrypter l’appel qu’elle nous lance.

1 projet, 2 phases

Phase I – Site Confessionnel

Pour la première partie du projet, un site Web a été mis en ligne à l’adresse ONF.ca /insomnie pour collecter les confidences d’insomniaques des 4 coins de la planète. Bilingue (anglais/français), le projet tentera ainsi de dresser le portrait de l’insomnie à l’échelle mondiale en allant chercher la participation de Nord-Américains, d’Asiatiques, d’Européens et d’Océaniens.

Les insomniaques sont invités à répondre à un questionnaire en ligne contenant plus de 80 questions. Évidemment, vous n’êtes pas obligés de répondre à toutes ces questions d’un seul coup! Vous pouvez enregistrer vos réponses et revenir compléter le questionnaire plus tard ou la nuit suivante. Vos réponses pourront se faire de 3 manières différentes : par écrit (clavier), par vidéo (webcam) et par des dessins gribouillés à même le site avec votre souris d’ordinateur.

Tout le contenu recueilli servira ensuite de matière première à la création du Site Expérience, mis en ligne en deuxième temps.

Voici une bande-annonce qui démontre comment fonctionne cette première phase :

Phase II – Site Expérience

La deuxième phase du projet présentera le portrait d’insomniaques chroniques. Le grand public, incluant les insomniaques et les non-insomniaques, pourra rencontrer ces personnages, en choisir un et prendre rendez-vous avec lui pour vivre l’« expérience de l’insomnie ». Les visiteurs seront ainsi appelés à vivre le projet en deux temps, soit le jour et la nuit, selon l’endroit où ils se trouvent dans le monde. C’est une œuvre artistique qui récupère les témoignages captés lors de la première phase afin de s’éloigner du traitement clinique de l’insomnie, toucher l’intimité et révéler un phénomène.

Puisque l’expérience est basée sur l’heure, chaque visiteur sera associé à son fuseau horaire respectif. Le projet roulera 24 h sur 24, 7 jours sur 7, partout sur la planète.

L’équipe

Projet personnel mené de front par Hugues Sweeney depuis ses premiers mois à l’ONF, en 2009, Journal d’une insomnie collective est l’aboutissement d’un long processus qui prendra vie au cours des prochains mois sur le Web.

Internet, c’est l’insomnie : il fait toujours nuit quelque part et c’est toujours le jour quelque part d’autre, philosophe Sweeney. Le réseau ne dort jamais. [Le Journal d’une insomnie collective] n’est pas un projet démonstratif, ni thérapeutique, ni un ouvrage de référence. C’est une invitation à vivre une expérience intime forte et à faire réfléchir sur la signification d’un phénomène qui s’empare irrévocablement de nos nuits.

Pour réaliser le projet, le producteur a fait appel au talent créatif d’Akufen, avec Guillaume Braun à la direction de création et Bruno Choinière à la direction artistique, ainsi qu’à Thibaut Duverneix de Departement (vidéo et éditorial), Philippe Lambert (conception sonore) et Marianne Prairie (recherche).

Insomniaques recherchés

Si vous souffrez d’insomnie, nous vous invitons à participer à la Phase I du projet en vous rendant à ONF.ca /insomnie.

Si vous connaissez des gens qui ne dorment pas la nuit, nous apprécierions que vous leur transmettiez le message.

Sur ce, je vous souhaite tous beaucoup de zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz…

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  1. à tous les insomniaques du globe,
    avez-vous songé à l’activité de tous les appareils qui peuplent nos maisons, notre chambre, nos jardins, nos villes et qui produisent même à l’état de veille des ondes nocives pour le cerveau pour qui les perçoit ? la palme revenant aux bornes wifi et à tous les appareils les utilisant (téléphones, ordinateur…), antennes relais…
    avez-vous songé aussi à l’activité tellurique se trouvant sous le sol de vos maisons, les veines d’eau et les failles se trouvant sous vos sols ? la position de vos lits et leur orientation dans la maison, tout cela bien sûr sans compter que l’on peut pâtir de son quotidien, du stress généré par le travail…?
    je m’en suis sorti grâce à l’action d’un géobiologue et l’harmonisation pratiquée sur ma maison. et je ne dors plus les week end pour «rattraper les nuits perdues».
    bonjour à tous ou sinon bonne nuit avec un livre, une toile à peindre, un bon film, une heure de méditation

    — chris,
    1. Bonjour Nathan,
      La projet est toujours en cours. Nous cherchons présentement des gens pour participer au tournage de la deuxième phase du projet. Si vous souffrez d’insomnie chronique et que l’aventure vous intéresse, écrivez à insomnie@onf.ca.
      Merci d’avoir pris le temps de nous écrire. Catherine

      — Catherine Perreault,
  2. Bonjour, comme Alain et Stephane, je ne peux pas activer le site. Je click sur «J’accepte» ou sur »Ton courriel» en vain.

    — Georgette Bensimon,
    1. Bonjour Georgette,
      Merci d’avoir pris la peine de m’écrire. Pour accéder au formulaire, il faut que vous cliquiez avec votre souris juste à côté de l’endroit où il est écrit « TON COURRIEL ». Un curseur (une ligne verticale blanche) devrait apparaître. C’est à cet endroit qu’il faut écrire votre adresse courriel complète avant de cliquer sur « J’accepte ». Cette étape n’est pas clairement indiquée. Nous nous en excusons et nous nous engageons à la modifier rapidement afin de faciliter la connexion. Si vous éprouvez d’autres problèmes, n’hésitez pas à m’écrire. Bonne journée à vous!

      — Catherine Perreault,
    1. Bonjour Alain,
      Bien sûr, vous pouvez répondre à toutes les questions par écrit. Un curseur blanc devrait apparaître sur le fond noir. Si vous ne le voyez pas, essayez d’écrire avec votre clavier. Vous devriez voir vos réponses apparaître en gros caractères sur l’écran. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas. Bonne soirée à vous!

      — Catherine Perreault,
  3. Bonsoir, je souffre d’insomnie depuis environ 8 ans. C’est difficile de me rappeler le moment exact, car je crois que cela est venu graduellement. Avec le temps, j’ai décidé de consulter, et cela m’a amener jusqu’a passer une nuit a La Cité de la Santé a Laval pour faire un test d’apneé du sommeil. Les résultats étant né-
    gatif, on m’a prescrit un médicament que je prends occasionnellement avant de me coucher et qui donne des effets métigés. Mon probleme n’est pas de m’endormir, mais de dormir pour une durée de temps qui me permettrais de bien récupérer. Je m’endore a l’intérieur de 10 minutes mais me réveille au bout d’une heure et demi et par la suite, impossible de me redormir sans tourner en rond dans le lit pour quelques heures et c’est la que ca se complique.

    — Alain Charbonneau,
    1. Avis aux insomniaques

      Je souffre d’insomnie depuis mon premier accouchement donc depuis 29 ans. J’ai tout essayé, tisane, exercice, marche, pilule avec effet négatif et ça n’a fait qu’ empirer depuis. Finalement je me suis retrouvée à l’étalage des produits naturels pour me faire conseiller la Mélatonine. J’ai lu ( sur le web ) tout ce qui s’y rattachait et j’ai appris que le corps humain en produisait naturellement mais que vers l’âge de 16 ans notre corps en produisait moins au fur et à mesure que nous vieillissons. C’est Merveilleux !!!! Je dors bien depuis que j’ai commencé à en prendre ( depuis 5 mois ). Aucun effet secondaire et on devient pas accroc au produit. Je dors mes huit heures et ça me régularise le système nerveux pour des jours à venir. Donc je ne sens pas le besoin d’en prendre tous les jours. No addiction ! En vente libre ici au Canada et j’ai su que les chinois sont très frustrés d’être obligés d’avoir une prescription pour s’en procurer. Pas surprenant avec ce que nous connaissons d’eux. Pas le droit de dormir à l’ouvrage là-bas. Je vous souhaite un bon DODO à venir !

      — Suzanna Schimek,
  4. Bonjour Stéphane,
    Une fois que vous avez accepté (ou pas) la demande d’activation de la webcam et du microphone, il y a un curseur géant qui devrait apparaître à côté de « TON COURRIEL » (une ligne verticale blanche qui clignote sur le fond noir…). Il faut entrer votre adresse courriel à cette endroit à l’aide de votre clavier. Cette étape est importante. Ce faisant, vous nous donnez le droit d’utiliser vos réponses pour la création de la 2e phase du projet Journal d’une insomnie collective. Elle nous permettra aussi de vous contacter au moment de la mise en ligne de cette phase dans quelques mois. Le questionnaire commencera tout de suite après cette étape. Levez le son de votre ordinateur et répondez à autant de questions que vous voulez. Vous avez aussi l’option de sauvegarder votre questionnaire et d’y revenir un peu plus tard.
    Si vous rencontrez d’autres problèmes, n’hésitez pas à m’écrire. Il me fera plaisir de vous répondre.

    Catherine

    — Catherine Perreault,
  5. Répondre au questionnaire oui mais celui-ci ne s’affiche pas à l’adresse indiqué. Une demande d’activation de cam et microphone, une pendule et plus rien…

    — stéphane d,
  6. dans le petit matin l’insomnie me tire du lit. Ç’est doux la nuit quand ça nous appartient. C’est bon quand ça nous fait s’étirer. Soudain le couette nous interpelle et nous invite à la rejoindre en nous faisant réaliser que le jour va bientôt revêtir ses habits.

    — Johanne Meilleur,
  7. Bonjour,
    Je m’appelle Sylvie et..
    Je suis insomniaque depuis toujours.
    Ha-Ha
    Je trouve le commentaire de Francis, très pertinent.
    Et, je n’ai rien à dire de plus.
    Merci
    Sylvie

    — Sylvie Pagé,
  8. Bonjour à tous, par facebook j’ai appris que vous existiez… Et je ne résiste pas à émettre une hypothèse de travail qui mérite réflexion… Et donne des résultats.
    Dans des temps anciens, il existait des gens qui restaient éveillés pendant que tout le monde dormait. On les appelait des «sentinelles». Aujourd’hui ce sont des gardiens de nuit ou des vigiles.
    Que fait la sentinelle? Elle est chargée de sonner l’alarme en cas de danger et ce, le plus tôt possible afin que la communauté puisse organiser la défense.
    Il devait pour ce faire être pleinement éveillé afin de réagir au moindre signe suspect.
    Que fait l’insomniaque aujourd’hui? Il ne dors pas car dans son inconscient (malheureusement!) un danger potentiel y a élu domicile.
    Donc pour se libérer d’une insomnie (car, oui, on s’en libère), la question à se poser est : «qu’est-ce que je crains le plus? qui m’oblige ainsi à rester vigilant (te) au point de ne pas en dormir ? Car en effet, il peut se passer tellement de choses pendant cette période d’inconscience!
    Pour un enfant cela peut être que ses parents disparaissent une fois endormi, ou qu’ils meurent… Où d’être attaqué par un gros méchant (grâce à la sainte télé, aux jeux vidéo…)
    Pour un adulte cela peut être : peur pour sa profession (ne pas être à la hauteur, être remplacé, viré, dégradé) ; pour ses enfants (peur qu’ils leur arrive quelque chose de grave) ; pour son argent (peur de ne plus pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de la famille)
    Ce ne sont que quelques exemples. Les peurs dans notre société sont légion !
    Le langage populaire le dit bien: «dormir du sommeil du juste» «dormir sur ses deux oreilles» «dormir comme un bébé»… Que des sommeils sans souci ! des nuits de quiétude, sans anxiété.
    Alors : «Qu’est ce que je crains le plus dans ma vie?» «J’ai peur de quoi ? qu’il m’arrive quoi ? Quel serait le pire ?»
    Je parle de peur inconsciente, issue du cerveau reptilien (les programmes archaïques de survie), c’est à dire au bout du compte la peur d’une «perte d’intégrité physique et morale» (la mort)… De quoi rester éveillé, non?!!!
    Bonne nuit à tous. Francis

    — Francis Fraisse,
    1. En effet Francis, c’est une réflexion qui apporte des pistes pour essayer de comprendre pourquoi nous sommes habités par de l’insécurité.
      Pour ma part lorsque je ne parviens pas de me rendormir je me laisse-aller aux pensées qui m’habitent et je ne résiste pas considérant que je n’ai pas d’obligations d’un horaire fixe pour le lendemain matin. Ces périodes d’insomnie peuvent-être des périodes permettant d’aller sonder les abimes de notre subconscient, ça ne marche pas à toutes les occasions mais lorsque parfois l’on y parvient, ça fait tout de même ça d’acquis.

      — Roger Maheux,
  9. Je souffre de troubles du sommeil depuis plus de 10 ans. Je m’endors systématiquement grâce à un hypnotique. Je peux faire des nuits correctes mais toujours avec une impression de fatigue dans la journée. Quand je me réveille dans la nuit, je peux éprouver des difficultés à me rendormir ce qui génère une anxiété. Ces troubles sont en relation avec un état dépressif que je subis depuis plusieurs années.

    — stéphane durand,
    1. Bonjour Stéphane. Je vous remercie pour votre témoignage. Seriez-vous intéressé à répondre à notre questionnaire Journal d’une insomnie collective à l’adresse onf.ca/insomnie? Il compte 80 questions en tout, mais vous pouvez le sauvegarder et continuer d’y répondre à tous moments. Nous vous en serions très reconnaissants. Meilleure des chances pour la suite.

      — Catherine Perreault,

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