La peau et les os, un film percutant sur les troubles alimentaires

La peau et les os, un film percutant sur les troubles alimentaires

La peau et les os, un film percutant sur les troubles alimentaires

Il y a 30 ans, Johanne Prégent proposait La peau et les os, un docufiction qui met en lumière les troubles de l’alimentation comme l’anorexie et la boulimie.

À travers les portraits de jeunes filles qui vivent avec ces comportements autodestructeurs, le film propose des témoignages de médecins et quelques scènes de fiction.

Pour illustrer le cercle vicieux des troubles alimentaires, des moments de fiction sont insérés dans le récit. C’est le cas d’Andréanne, assise autour de la table avec sa famille, et qui refuse de manger. On la voit déambuler dans la ville, au gré de ses pensées autodestructrices. La jeune Andréanne a peur, angoisse, se diminue et s’inquiète de l’amour de ses parents. Bref, nous voyons sa culpabilité et son mal-être.

La peau et les os, Johanne Prégent, offert par l'Office national du film du Canada

Pour d’autres, contrôler la faim est une façon de contrôler un autre aspect de la vie. Une autre participante dévoile son perfectionnisme, qui l’amène à calculer ce qu’elle mange.

Nous faisons également connaissance d’Eisha, une ancienne anorexique, qui nous raconte son histoire. Elle ne consommait que du café froid, même la soupe étant trop calorique à ses yeux. Alors que sa mère s’inquiétait de ne pas la voir manger, son état ne faisait qu’empirer et les pensées malsaines prenaient le dessus. Heureusement, Eisha a pu s’en sortir.

La peau et les os

Devenir invisible

Les points de vue exprimés par ces jeunes filles et ces femmes se recoupent à l’occasion. Elles ont le désir commun de disparaître, et ne plus manger est un moyen d’y arriver. Certaines se lancent à l’extrême dans le ménage, la cuisine, le sport, le travail. Tout est une question de perfection.

Vingt-cinq ans après la sortie de ce docufiction, l’anorexie et la boulimie demeurent omniprésentes dans notre société. D’autres œuvres font état de cette problématique, comme le film de Netflix, Jusqu’à l’os, qui avait fait couler beaucoup d’encre à sa parution à l’été 2017.

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  1. Il faut voir la suite de ce film, La peu et les os, après, réalisé par Hélène Bélanger-Martin, la jeune fille qui tenait le premier rôle dans ce film. Elle et les participantes du docufiction de de Johanne Prégent, s’y retrouvent pour nous exprimer comment le combat avec cette maladie est long et pénible. Elle nous apprennent que l’on peut s’en sortir et que la pression sur les femmes est énorme. A voir!

    — docormier,

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