OTTAWA, ONTARIO
Pourquoi ne pas jouer des court-métrages avant les projections de long-métrages dans les cinémas du Canada?

Plateau de tournage d’un court-mĂ©trage
En furetant Internet, j’ai dĂ©couvert que de 1940 Ă 1953, une loi en France obligeait le passage d’un court mĂ©trage avant chaque long-mĂ©trage. De plus, 3 % des recettes de la projection revenait au court mĂ©trage! Ce dĂ» ĂŞtre un bon système car plusieurs de ces jeunes cinĂ©astes (Alain Resnais, Pierre Kast, Jacques Demy, etc.) feront ensuite partie de la Nouvelle Vague, un des mouvements cinĂ©matographiques les plus importants de l’histoire du cinĂ©ma.
Si le gouvernement fédéral votait une loi semblable aujourd’hui, nous pourrions :
- faire connaître les nouveaux cinéastes ;
- valoriser le cinéma canadien et québécois ;
- développer le « star-système » et l’identité culturelle du Canada anglais ;
- initier les gens au cinéma d’auteur ou documentaire.
Je rĂ©alise que je simplifie les choses et qu’une publicitĂ© rapporte plus d’argent qu’un court-mĂ©trage aux yeux des grandes chaĂ®nes de cinĂ©mas amĂ©ricaines. L’entrĂ©e au cinĂ©ma est de 12 $ par personne, mais quel est le prix de l’accès Ă notre culture et nos crĂ©ateurs?
Qu’en pensez-vous? Est-ce que ça vaudrait la peine de lobbyer pour un projet de loi de la sorte, ou est-ce que les salles de cinéma vont bientôt disparaître de toute façon?