Une Canadienne-Française voyages à travers le Canada pour tourner des documentaires

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Une Canadienne-Française voyage à travers le Canada pour tourner des documentaires

Articles avec le tag ‘ONF’

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Lundi 15 février 2010

YELLOWKNIFE, TERRITOIRES DU NORD-OUEST

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COURT MÉTRAGE DU MOIS

Lundi 25 janvier 2010

GRUBERVILLE, YUKON

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Que pensez-vous de la génération Y?

Jeudi 15 octobre 2009

MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK

Moi, j’aimerais qu’on cesse de critiquer la génération Y! J’en ai vraiment assez qu’on traite une génération entière de bébés gâtés qui pensent que tout leur est dû sans avoir à travailler! Nous avons simplement des valeurs différentes quand à l’argent, le travail et la technologie. Si je semble piquée au vif, c’est que le conflit générationnel était marquant à la semaine du forum du FRIC (voir le billet Cinéastes du Canada, unissez-vous!).

Le débat a été lancé pendant le « master class » animé par le réalisateur acadien Rodrigue Jean (Hommes à louer) dans le cadre du FICFA. La conversation a commencé par l’idée que le cinéma est mort à cause du capitalisme. Puis, pour une raison ou une autre, les gens ont commencé à parler des nouveaux cinéastes. Ils ont eu le culot de dire que les cinéastes de la relève sont tous pourris – que nous n’avons pas du culture, nous n’avons pas vu les classiques, mais pire encore, ils prétendent que nous avons rien à dire dans nos films!

Seraient-ils jaloux de nous, créateurs et créatrices de la relève, qui sommes plutôt excités de découvrir les modèles économiques de demain et d’explorer les nouvelles possibilités qu’offre Internet? En les écoutant, j’ai eu l’impression que plusieurs boomers ont peur de la révolution en cours, non seulement dans l’industrie cinématographique et télévisuelle, mais dans tous les secteurs, à cause de la récession et de l’évolution du Web 2.0.

Networking lors du FICFA
RĂ©seautage avec d’autres membres du FRIC après le « master class » en question.

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Lundi 5 octobre 2009

CARAQUET, NOUVEAU-BRUNSWICK
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Sur le pouce, je pars dĂ©couvrir l’Acadie durant le grand tintamarre. On associe le cĂ©lèbre Tintamarre Ă  une tradition du Moyen âge qui consistait Ă  faire du bruit pour marquer des Ă©vĂ©nements tristes ou joyeux. Mais l’origine acadienne de cette manifestation est bien plus jeune, car elle ne date que depuis 1955, lors des fĂŞtes du bicentenaire de la dĂ©portation des Acadiens.

Tintamarre : n. m. Bruit assourdissant fait de sons discordants.
Etymologie : Wallon, titamâr ; de tinte Ă  marre, les vignerons ayant l’habitude de s’avertir au loin en tintant ou frappant sur le fer de leurs marres.

Code d’Ă©thique documentaire

Mardi 29 septembre 2009

Andréanne Germain

SAINT-PIERRE, FRANCE D’OUTRE MER

Je soupçonne que des journalistes et documentaristes sont venus Ă  Saint-Pierre sans respecter le « code d’Ă©thique documentaire ». Il y avait un froid palpable entre les Saint-Pierrais et ma camĂ©ra. C’est exactement ce que je craignais en arrivant ici sans contacts (voir billet sur Recherche documentaire Ă  distance).

En fiction, lorsqu’on ne respecte pas les lieux de tournage, ça s’appelle du « location burning ». L’endroit ne sera plus accessible Ă  l’avenir, parce que le propriĂ©taire des lieux risque de ne plus y autoriser de tournages. C’est la mĂŞme chose avec les entrevues. Puisque tout le monde se connaĂ®t Ă  SPM, quelques mauvaises entrevues peuvent facilement propager la mĂ©fiance des mĂ©dias Ă  une communautĂ© entière.

Sans camĂ©ra, pas de problèmes. J’ai mĂŞme Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  manger de la raclette (accompagnĂ©e de conversations intĂ©ressantes quoique difficiles Ă  saisir Ă  cause de l’accent). Mais dès qu’il Ă©tait question de recueillir des tĂ©moignages sur vidĂ©o, les gens refusaient catĂ©goriquement. Je n’ai jamais vu ça, et pourtant j’ai tournĂ© dans plusieurs pays oĂą je ne parlais mĂŞme pas la langue.

Donc, si vous travaillez dans le domaine,
RESPECTEZ LES GENS QUE VOUS INTERVIEWEZ.
Ne trahissez pas leur confiance et pensez aux autres qui passeront après vous!

Recherche documentaire Ă  distance

Mardi 22 septembre 2009

Rechercher un documentaire Ă  distance par Internet n’est pas toujours facile. Lorsque ça ne fonctionne pas, ça m’arrive d’arriver quelque part avec l’esprit ouvert et le dĂ©sir de laisser jouer le destin devant ma camĂ©ra… Certains de mes court mĂ©trages prĂ©fĂ©rĂ©s sont nĂ©s de cette façon, mais il y a toujours le risque que ça flanche… Stressant, pour une perfectionniste! (voir le billet sur l’artiste perfectionniste) On se croise les doigts!

Destination : Saint-Pierre et Miquelon!

Cinéma franco-ontarien = poche?

Mardi 22 septembre 2009

OTTAWA, ONTARIO

Pourquoi est-ce que le cinĂ©ma franco-ontarien n’accroche pas tandis que le cinĂ©ma quĂ©bĂ©cois, lui, se porte si bien? Je me pose la question suite Ă  une projection hier soir.

Dans le cadre de la semaine franco-ontarienne, la Nouvelle Scène a prĂ©sentĂ© une soirĂ©e de cinĂ©ma franco-ontarien. Nous avons visionnĂ© des nouveautĂ©s et des classiques : Lustrale d’Izabel Barsive, Espaces de vie – oublie et souviens-toi de Jean-Marc Larivière, Les Murs de Pier de LĂ©on Laflamme et L’Ă©cureuil noir de Fadel Saleh.

Malgré le calibre de cette programmation, nous n’étions que trois personnes dans la salle à la fin de la projection!

Cinéma Cartier, Hearst (Ontario)

L’ironie de visionner Les Murs de Pier dans une salle presque vide ne m’a pas Ă©chappĂ©e. (Le documentaire dĂ©montre les multiples « murs » ou obstacles que doivent franchir les artistes francophones Ă  Ottawa, notamment le public indiffĂ©rent.) Ce film a beau avoir Ă©tĂ© tournĂ© en 1993, les difficultĂ©s sont toujours les mĂŞmes.

Est-ce uniquement la faute du public absent, des bailleurs de fonds, du manque de ressources, de publicité et de diffusion? Ou est-ce les œuvres elles-mêmes qui trop souvent n’offrent pas assez de divertissement à son public? Une chose est certaine, pour attirer l’attention de son public, le cinéma franco-ontarien devra offrir autre chose que l’éternelle thématique de la crise identitaire et les films d’art trop étanche pour être vus par des gens qui ne sont pas forcément des artistes.

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Dimanche 6 septembre 2009

SMOOTH ROCK FALLS/HEARST, ONTARIO
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En retournant sur le site de l’ancienne usine de pâte et papier de Smooth Rock Falls, Serge Miville parle de l’impact de la fermeture de l’usine sur sa famille et l’avenir de sa ville.

Pour ceux qui ont perdus leurs emplois et qui considèrent retourner aux Ă©tudes afin d’entâmer une seconde carrière, sachez qu’il y a une bourse fĂ©dĂ©rale Ă  cet effet, allant jusqu’Ă  28 000$.

Visitez ce site Web du Ministère de la formation pour de plus amples informations.

La Louisiane : Lâchez pas la patate!

Jeudi 20 août 2009

CARAQUET, NOUVEAU-BRUNSWICK

Quoi ça dit, chers lecteurs et lectrices?

Non, ce n’est pas une faute de frappe! C’est une des expressions que de jeunes Cadiens de la Louisiane m’ont apprise au Congrès Mondial Acadien 2009. Ça veut dire « comment ça va? », et la rĂ©ponse est assurĂ©ment « ça dit bien. » Nous nous sommes rencontrĂ©s en faisant la queue pour s’acheter de la bouffe. Puis, nous avons partagĂ© un bol de « chevrettes Ă©touffĂ©es », un mets typique de la Louisiane Ă  base de crevettes.

J’ai beau être en Acadie, c’est des Cadiens et non des Acadiens que j’ai croisés cette journée-là! J’ai ensuite soupé par hasard avec un couple venu de Lafayette, en Louisiane. Ma curiosité a vraiment été piquée en discutant avec eux des enjeux cadiens et franco-américains. Font-ils toujours partie du Canada français? Combien longtemps survivront les communautés franco-américaines? Est-ce que les enfants apprennent encore le français à la maison? Mais plus pertinemment, est-ce que c’est encore important pour eux de garder leur langue?

Avant de partir, ils m’ont remis une épinglette à la fois déprimante et remplie d’espoir.

Les difficultés du travail à domicile

Vendredi 17 juillet 2009

OTTAWA, ONTARIO

Le travail Ă  la maison est souvent dĂ©peint comme la perle rare du monde du travail. On n’a qu’Ă  taper ces mots dans un fureteur pour le voir. Cependant, connaissons-nous l’envers de la mĂ©daille?

Après sept mois de travail Ă  domicile, je peux vous assurer que ce n’est pas toujours facile de travailler en robe de chambre!

Mon bureau
Minou, PAS SUR LE CLAVIER!!!

Il n’y a pas de solution miracle, mais voici ce que j’ai fait pour remĂ©dier aux problèmes reliĂ©s Ă  l’espace de travail, Ă  la procrastination, Ă  la culpabilitĂ©, au manque d’exercice et Ă  la solitude.

Comme bien de jeunes adultes, je n’ai pas de tĂ©lĂ©vision chez moi. Je prĂ©fère me divertir avec Internet. Par consĂ©quent, mon bureau me sert d’espace de travail tout en Ă©tant un lieu de divertissement. C’est difficile de savoir oĂą finit l’un et oĂą commence l’autre. Lorsque l’espace de travail n’est pas bien dĂ©limitĂ©, c’est facile de tomber dans le procrastination. Voici mes justifications prĂ©fĂ©rĂ©es :

    « C’est de la recherche que je fais en naviguant sur Internet… »
    « Juste un autre épisode de Dexter, puis je retourne au travail. »
    « Facebook est un outil de promotion… right? »

Il ne faut pas tomber dans le piège de la procrastination. À la fin de la journée, on va se sentir coupable. Mais attention, il ne faut pas trop se culpabiliser au point de travailler tout le temps sans pour autant céder à la procrastination.

Quant Ă  la solitude et au manque d’exercice, c’est plus facile Ă  gĂ©rer. Ma solution : faire du kickboxing cinq fois par semaine. Cela me permet de sortir de la maison, dĂ©penser de l’Ă©nergie et rencontrer de nouvelles personnes.