Une toune à -40°C
En « couchsurfant » chez elle, j’ai posé mon regard sur Malika Sellami, cette musicienne nomade peu orthodoxe mais si attachante.
Une toune à -40°C
En « couchsurfant » chez elle, j’ai posé mon regard sur Malika Sellami, cette musicienne nomade peu orthodoxe mais si attachante.
SASKATOON, SASKATCHEWAN
La musicienne Malika Sellami, le sujet de ma vidéo, habite la Gropper House. Pour Malika et ses nombreux colocs musiciens, la Gropper House est un lieu communautaire, où tous sont les bienvenus. Ils appellent ça une « communauté intentionelle ». Par exemple, les jeudis, on y donne un cours de yoga gratuit. On y produit également des concerts maison, on y prépare des bouffes collectives en plus d’y héberger des voyageurs et des cinéastes nomades!

Malika et moi, première mise en ligne par Engage-toi.>

Moi et Shar, une autre couchsurfeuse de la Gropper House, première mise en ligne par Engage-toi.>
Non seulement j’ai fait du yoga pour la première fois à la Gropper House, j’ai également appris à faire du « dumpster diving » et à apprécier les « dumpster muffins ». Appelons ça du recyclage extrême : fabriquer des muffins à partir d’aliments recueillis dans un conteneur derrière un Giant Tiger. À ma grande surprise, ils étaient délicieux!
Comme partout, ce n’est pas toujours facile la vie d’artiste à Saskatoon, surtout financièrement!

Une pile de « dumpster muffins », première mise en ligne par Engage-toi.>

C’est presqu’une lettre de rançon…, première mise en ligne par Engage-toi.>
SASKATOON, SASKATCHEWAN
En arrivant sur l’avenue G, le chauffeur de taxi m’a demandé qui je venais rencontrer ici. Il m’a dit de faire attention, que l’« Alphabet District » est le quartier le plus dangereux de Saskatoon.
Ça, je le savais déjà . Car avant de partir, je suis tombée sur un article du magazine Maclean’s qui expliquait que Saskatoon et Régina ont les plus hauts taux de criminalité au pays.
C’est vrai que la pauvreté est palpable au centre-ville. On croise des manifestants qui protestent contre le coût des loyers. Toutefois, jamais je ne me suis sentie en danger. C’est difficile de se sentir menacée quand les gens nous envoie la main de leur voiture et nous disent bonjour en passant. À vrai dire, j’ai trouvé le quartier plutôt sympathique.
SASKATCHEWAN
J’arrive à Saskatoon à minuit. Ce soir, la Saskatchewan deviendra plus pour moi qu’une chanson des Trois Accords ou de Mononc’ Serge.
Le train est peut-être moins rapide que l’avion, mais c’est drôlement relaxant de passer trois jours seule, sans réception de cellulaire ni d’Internet, juste à manger, dormir et rêvasser. Le train est beaucoup plus confortable que je ne l’imaginais. Il faut dire que les derniers trains que j’ai pris étaient en Europe de l’Est et dans les Balkans. Le genre de train où la porte des toilettes est arrachée et les toilettes bloquées, où il n’y a pas d’eau potable et où la nuit est entrecoupée de réveils systématiques par des hommes armés de mitraillettes qui ne parlent que le serbe. Mais bon, c’est un tout autre voyage ça!

Cette couchette me rappelle la cale d’un sous-marin, première mise en ligne par Engage-toi.
La seule chose que je trouve bizzare dans ce train, c’est le sentiment que j’ai d’être la plus jeune. Tous les passagers semblent être des touristes à la retraite…
J’ai déjeuné avec trois touristes français ce matin. Quand nous nous sommes quittés, l’un d’eux m’a félicitée de la qualité de mon français (il a eu l’air un peu perplexe quand je lui ai retourné le compliment). Ensuite, je me suis installée dans mon bureau provisoire et je me suis mise au travail sur une entrevue que j’ai tournée à Toronto avec le cinéaste Dominic Desjardins.

Les prises de courant étaient rares dans le train, première mise en ligne par Engage-toi.
OTTAWA, ONTARIO
Trouver des francophones en Saskatchewan? J’ai découvert ce mois-ci que ce n’est malheureusement pas si facile que ça… Ça fait quelques semaines maintenant que je fais des recherches sur la Saskatchewan française pour trouver un sujet intéressant et des gens à rencontrer. Ce n’est pas évident!
Ce reportage de Radio-Canada explique bien la situation. Il ne m’étonne pas vraiment, puisque le français est en déclin partout sur le continent, mais c’est intéressant d’en apprendre plus sur l’histoire des Fransaskois : Sitting Bull, le géant Beaupré, le Ku Klux Klan, etc.
Je pars dans deux jours pour Saskatoon. Mais ne vous inquiétez pas, je ne ferai pas de film sur l’assimilation en Saskatchewan. J’ai quelque chose d’autre en tête.