Une Canadienne-Française voyages à travers le Canada pour tourner des documentaires

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Une Canadienne-Française voyage à travers le Canada pour tourner des documentaires

Articles avec le tag ‘être artiste’

En première : Le divan du monde

Mercredi 21 octobre 2009

MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK

Faire du pouce et coucher sur le divan du monde, vous connaissez ça? Moi, je commence à me considérer experte en la matière. C’est pourquoi j’avais tellement hâte de voir le film « Le divan du monde » en première au FICFA. Non seulement je m’identifie à cette histoire de voyage à travers le Canada, mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir un long métrage francophone produit en Ontario!

J’ai rencontré le réalisateur, Dominic Desjardins, pour discuter du projet.

Image de prévisualisation YouTube

Le cinéma franco-ontarien est encore pas mal underground, mais c’est avec des films comme Le divan du monde qu’on va élargir notre auditoire. Dans un billet précédent, j’étais plutôt pessimiste à ce sujet (voir le billet Cinéma franco-ontarien = poche?) Mais en quittant le cinéma après la première du film, je crois avoir retrouvé mon optimisme. J’ai l’impression que les choses progressent. Un jour, je pourrais peut-être aussi réaliser un long métrage et qui sait, il sera peut-être vu!

Basé à Toronto, Dominic Desjardins développe présentement un second long métrage intitulé La Sacrée dans le cadre du programme Écrire au long de Téléfilm.

Consultez le site officiel du film ou le groupe Facebook

Code d’éthique documentaire

Mardi 29 septembre 2009

Andréanne Germain

SAINT-PIERRE, FRANCE D’OUTRE MER

Je soupçonne que des journalistes et documentaristes sont venus à Saint-Pierre sans respecter le « code d’éthique documentaire ». Il y avait un froid palpable entre les Saint-Pierrais et ma caméra. C’est exactement ce que je craignais en arrivant ici sans contacts (voir billet sur Recherche documentaire à distance).

En fiction, lorsqu’on ne respecte pas les lieux de tournage, ça s’appelle du « location burning ». L’endroit ne sera plus accessible à l’avenir, parce que le propriétaire des lieux risque de ne plus y autoriser de tournages. C’est la même chose avec les entrevues. Puisque tout le monde se connaît à SPM, quelques mauvaises entrevues peuvent facilement propager la méfiance des médias à une communauté entière.

Sans caméra, pas de problèmes. J’ai même été invitée à manger de la raclette (accompagnée de conversations intéressantes quoique difficiles à saisir à cause de l’accent). Mais dès qu’il était question de recueillir des témoignages sur vidéo, les gens refusaient catégoriquement. Je n’ai jamais vu ça, et pourtant j’ai tourné dans plusieurs pays où je ne parlais même pas la langue.

Donc, si vous travaillez dans le domaine,
RESPECTEZ LES GENS QUE VOUS INTERVIEWEZ.
Ne trahissez pas leur confiance et pensez aux autres qui passeront après vous!

Recherche documentaire à distance

Mardi 22 septembre 2009

Rechercher un documentaire à distance par Internet n’est pas toujours facile. Lorsque ça ne fonctionne pas, ça m’arrive d’arriver quelque part avec l’esprit ouvert et le désir de laisser jouer le destin devant ma caméra… Certains de mes court métrages préférés sont nés de cette façon, mais il y a toujours le risque que ça flanche… Stressant, pour une perfectionniste! (voir le billet sur l’artiste perfectionniste) On se croise les doigts!

Destination : Saint-Pierre et Miquelon!

L’ARTISTE PERFECTIONNISTE : DANGER!

Jeudi 3 septembre 2009

CARAQUET, NOUVEAU-BRUNSWICK

En rêvassant sur le bord de la mer, je réalise que ce que je croyais être la clé de ma réussite est plutôt mon plus gros défaut. Pour les autres artistes perfectionnistes, voici quelques constats qui pourraient vous donner de quoi réfléchir…

L'artiste perfectionniste : Danger!

J’ai tendance à tout classer dans deux catégories : réussite ou faillite.

Dans un monde qui valorise la performance avant tout, c’est trop facile de tomber dans le piège du perfectionnisme. En effectuant des recherches sur Internet, j’ai appris que les perfectionnistes sont plus portés à la dépression, les troubles d’anxiété et même les troubles alimentaires. En plus, la pression que s’imposent les perfectionnistes peuvent les pousser à la « procrastination ». Ça alors! Quelle meilleure façon de bousiller un travail que de le commencer à la dernière minute? Cette quête de la perfection, surtout en tant qu’artiste est complètement absurde. L’art est si subjectif et la réussite d’un projet n’est pas mesurable. Surtout en documentaire, où le produit final ne ressemble jamais à l’idée qu’on s’est fait avant de tourner.

C’est probablement pourquoi j’ai vécu un si mauvais quart d’heure en participant à Müvmédia, l’émission de télé réalité. À chaque court métrage que je remettais, les juges les déchiquetais en mille morceaux. Pas facile pour une perfectionniste que de vivre faillite après faillite – surtout à la télévision devant toute sa famille et ses amis! Mais ce que je percevais comme étant une faillite, ne l’était pas forcément. Pascale Bussière, je te pardonne! :D

J’ai déjà lu que le grand réalisateur Stanley Kubrick était perfectionniste. Il était incapable d’écouter ses propres films et avait même racheter et détruit plusieurs de ses premières œuvres. J’ai l’impression que c’est un problème qui afflige bien des réalisateurs. Maintenant, comment s’en défaire?

Radio : donner une bonne entrevue

Jeudi 25 juin 2009

Pour des réalisateurs ou artistes, les entrevues à la radio ou à la télévision sont essentielles. Personnellement, je n’ai jamais refusé une entrevue. On ne sait jamais qui pourrait l’entendre! Je reçois souvent des courriels d’auditeurs à la suite d’une entrevue. Donc, il ne faut pas croire qu’il n’y a que des p’tits vieux qui écoutent la radio, en se berçant. Cela dit, une bonne entrevue, ça se prépare!

Si vous êtes timide comme moi, les entrevues peuvent être une source de stress. Par exemple, je n’ai pas réussi à m’endormir hier soir à cause des quatre entrevues radio que je passais le lendemain. Puisque c’est la Saint-Jean-Baptiste, le sujet du documentaire que j’ai réalisé en 2007, Pis nous autres dans tout ça?, et puisqu’il passe à la télévision de Radio-Canada, les médias ont sauté sur l’occasion pour m’interviewer comme des chatons sur du catnip.

J’ai donc compilé une liste de conseils pour préparer une entrevue à la radio ou à la télévision.

entrevue radio
Entrevue dans une cabine de Radio-Canada à Ottawa

AVANT L’ENTREVUE :

- prendre en notes les questions posées en pré entrevue ;

- écrire l’information que vous devez communiquer pour ne pas l’oublier. Par exemple, votre site Web, la date de sortie de votre film, etc. ;

- réfléchir à quelques anecdotes intéressantes au sujet du tournage.

DURANT L’ENTREVUE :

-arriver à l’heure ;

- vouvoyer l’animateur ou l’animatrice ;

- sourire (même si c’est un sourire forcé), vous semblerez plus confiant et sympathique;

- s’exprimer naturellement ;

- résister à la tentation de rire nerveusement;

- s’abstenir d’utiliser un vocabulaire trop recherché si vous n’en êtes pas habitué;

- prendre le temps de réfléchir avant de répondre;

- éviter les « eh… » et « hum… » en réfléchissant ;

- ne pas imiter l’accent de l’animateur même inconsciemment;

- se résigner à ce que vos phrases n’aient pas toujours une grammaire exemplaire ;

- se rappeler que l’important, c’est le message!