Une Canadienne-Française voyages à travers le Canada pour tourner des documentaires

Engage-toi

Une Canadienne-Française voyage à travers le Canada pour tourner des documentaires

Articles avec le tag ‘Engage-toi’

Le voyage tire Ă  sa fin

Jeudi 28 janvier 2010

YELLOWKNIFE, TERRITOIRES DU NORD-OUEST
Grand Lac des esclaves, Territoires du Nord-Ouest

Les journĂ©es sont très courtes ici, je n’arrive pas Ă  m’y habituer.

Lors de mon sĂ©jour au TNO, je suis restĂ©e sur le divan de France BenoĂ®t, une rĂ©alisatrice Franco-TĂ©noise qui habite une heure Ă  l’extĂ©rieur de Yellowknife. Nous nous Ă©tions rencontrĂ©s Ă  Moncton au forum du FRIC, le Front des rĂ©alisateurs indĂ©pendants du Canada. (Voir le billet CinĂ©astes du Canada unissez-vous ou le site Web du FRIC).

Le style de vie de France et son conjoint font l’objet de mon dernier court-mĂ©trage qui sera affichĂ© sur le blogue le 15 fĂ©vrier. Puisque les vidĂ©os ne font pas plus que 3 ou 4 minutes, j’ai tentĂ© de capturer une tranche de leur quotidien, un dimanche après-midi normal. Du moins, pour eux! J’ai rarement rencontrĂ© des gens qui rĂ©ussissent Ă  frĂ´ler l’autosuffisance de si près. MĂŞme la toilette sèche chez eux, que je regrette de n’avoir pas filmĂ©e, aurait pu faire un sujet de documentaire en elle-mĂŞme. Passionnant, ce style de vie Ă©colo « off the grid »!

Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Lundi 25 janvier 2010

GRUBERVILLE, YUKON

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Randonnée en montagne

Jeudi 17 décembre 2009

WHITEHORSE, YUKON

Kings Throne Pass, Yukon
Stationnement d'hydravions
Miles canyon - Whitehorse, Canada
Lors d'une randonnée à Whitehorse, Canada
Whitehorse, Canada

Je suis encore ici!

Lundi 30 novembre 2009

WHITEHORSE, YUKON

J’ai rencontré tellement de gens intéressants à Whitehorse que j’ai eu de la difficulté à trouver le temps (et parfois la volonté) de mettre le blogue à jour. Ce n’est pas par manque d’aventures ni d’expériences, bien au contraire! Aussi, quand j’essaie d’écrire à propos de mon voyage, je bloque. J’imagine que c’est le syndrome de la page blanche. Même les photos que j’ai prises ne rendent pas justice au Yukon.

Je peux vous dire une chose, de toute les villes que j’ai vues au travers le Canada, c’est définitivement Whitehorse que je préfère. Je vais certainement me trouver une raison pour y revenir.

Miles canyon - Whitehorse, Canada

En première : Le divan du monde

Mercredi 21 octobre 2009

MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK

Faire du pouce et coucher sur le divan du monde, vous connaissez ça? Moi, je commence Ă  me considĂ©rer experte en la matière. C’est pourquoi j’avais tellement hâte de voir le film « Le divan du monde » en première au FICFA. Non seulement je m’identifie Ă  cette histoire de voyage Ă  travers le Canada, mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir un long mĂ©trage francophone produit en Ontario!

J’ai rencontrĂ© le rĂ©alisateur, Dominic Desjardins, pour discuter du projet.

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Le cinéma franco-ontarien est encore pas mal underground, mais c’est avec des films comme Le divan du monde qu’on va élargir notre auditoire. Dans un billet précédent, j’étais plutôt pessimiste à ce sujet (voir le billet Cinéma franco-ontarien = poche?) Mais en quittant le cinéma après la première du film, je crois avoir retrouvé mon optimisme. J’ai l’impression que les choses progressent. Un jour, je pourrais peut-être aussi réaliser un long métrage et qui sait, il sera peut-être vu!

Basé à Toronto, Dominic Desjardins développe présentement un second long métrage intitulé La Sacrée dans le cadre du programme Écrire au long de Téléfilm.

Consultez le site officiel du film ou le groupe Facebook

Code d’Ă©thique documentaire

Mardi 29 septembre 2009

Andréanne Germain

SAINT-PIERRE, FRANCE D’OUTRE MER

Je soupçonne que des journalistes et documentaristes sont venus Ă  Saint-Pierre sans respecter le « code d’Ă©thique documentaire ». Il y avait un froid palpable entre les Saint-Pierrais et ma camĂ©ra. C’est exactement ce que je craignais en arrivant ici sans contacts (voir billet sur Recherche documentaire Ă  distance).

En fiction, lorsqu’on ne respecte pas les lieux de tournage, ça s’appelle du « location burning ». L’endroit ne sera plus accessible Ă  l’avenir, parce que le propriĂ©taire des lieux risque de ne plus y autoriser de tournages. C’est la mĂŞme chose avec les entrevues. Puisque tout le monde se connaĂ®t Ă  SPM, quelques mauvaises entrevues peuvent facilement propager la mĂ©fiance des mĂ©dias Ă  une communautĂ© entière.

Sans camĂ©ra, pas de problèmes. J’ai mĂŞme Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  manger de la raclette (accompagnĂ©e de conversations intĂ©ressantes quoique difficiles Ă  saisir Ă  cause de l’accent). Mais dès qu’il Ă©tait question de recueillir des tĂ©moignages sur vidĂ©o, les gens refusaient catĂ©goriquement. Je n’ai jamais vu ça, et pourtant j’ai tournĂ© dans plusieurs pays oĂą je ne parlais mĂŞme pas la langue.

Donc, si vous travaillez dans le domaine,
RESPECTEZ LES GENS QUE VOUS INTERVIEWEZ.
Ne trahissez pas leur confiance et pensez aux autres qui passeront après vous!

Cinéma franco-ontarien = poche?

Mardi 22 septembre 2009

OTTAWA, ONTARIO

Pourquoi est-ce que le cinĂ©ma franco-ontarien n’accroche pas tandis que le cinĂ©ma quĂ©bĂ©cois, lui, se porte si bien? Je me pose la question suite Ă  une projection hier soir.

Dans le cadre de la semaine franco-ontarienne, la Nouvelle Scène a prĂ©sentĂ© une soirĂ©e de cinĂ©ma franco-ontarien. Nous avons visionnĂ© des nouveautĂ©s et des classiques : Lustrale d’Izabel Barsive, Espaces de vie – oublie et souviens-toi de Jean-Marc Larivière, Les Murs de Pier de LĂ©on Laflamme et L’Ă©cureuil noir de Fadel Saleh.

Malgré le calibre de cette programmation, nous n’étions que trois personnes dans la salle à la fin de la projection!

Cinéma Cartier, Hearst (Ontario)

L’ironie de visionner Les Murs de Pier dans une salle presque vide ne m’a pas Ă©chappĂ©e. (Le documentaire dĂ©montre les multiples « murs » ou obstacles que doivent franchir les artistes francophones Ă  Ottawa, notamment le public indiffĂ©rent.) Ce film a beau avoir Ă©tĂ© tournĂ© en 1993, les difficultĂ©s sont toujours les mĂŞmes.

Est-ce uniquement la faute du public absent, des bailleurs de fonds, du manque de ressources, de publicité et de diffusion? Ou est-ce les œuvres elles-mêmes qui trop souvent n’offrent pas assez de divertissement à son public? Une chose est certaine, pour attirer l’attention de son public, le cinéma franco-ontarien devra offrir autre chose que l’éternelle thématique de la crise identitaire et les films d’art trop étanche pour être vus par des gens qui ne sont pas forcément des artistes.

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Dimanche 6 septembre 2009

SMOOTH ROCK FALLS/HEARST, ONTARIO
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En retournant sur le site de l’ancienne usine de pâte et papier de Smooth Rock Falls, Serge Miville parle de l’impact de la fermeture de l’usine sur sa famille et l’avenir de sa ville.

Pour ceux qui ont perdus leurs emplois et qui considèrent retourner aux Ă©tudes afin d’entâmer une seconde carrière, sachez qu’il y a une bourse fĂ©dĂ©rale Ă  cet effet, allant jusqu’Ă  28 000$.

Visitez ce site Web du Ministère de la formation pour de plus amples informations.

La culture Internet et le cinéma

Mardi 14 avril 2009

CALGARY, ALBERTA

RIP! A Remix Manifesto

RIP! A Remix Manifesto au Plaza à Calgary, première mise en ligne par Engage-toi.

J’errais dans la ville en attendant qu’Inouk finisse de travailler. C’est comme ça que j’ai dĂ©couvert le cinĂ©ma Plaza. Sa façade de style saloon a tout de suite attirĂ© mon attention. Puis, la faute d’orthographe dans le titre du film Ă  l’affiche m’a fait sourire.

Ayant entendu parler du film en question – une production de l’ONF – ma solidaritĂ© envers les documentaristes canadiens s’est emparĂ©e de moi et je dĂ©cide d’aller voir le film.

Après avoir achetĂ© mon billet, je me trouve un siège dans la salle de cinĂ©ma silencieuse. Un coup d’oeil furtif me confirme que je suis seule. Je mets les pieds sur le siège devant moi. Un filet de lumière transperce la pièce poussiĂ©reuse pour illuminer l’Ă©cran.

Puis, le titre apparaĂ®t Ă  l’Ă©cran : RIP! A Remix Manifesto. Je ne le savais pas encore, mais ce film allait m’en mettre plein la vue.

Brett Gaylor tente de faire un documentaire mash-up, c’est-Ă -dire avec de la vidĂ©o et de la musique d’un peu partout sans se soucier des droits d’auteur. MĂ©thode illĂ©gale certes, mais dont nous sommes tous coupables. Si nous ne sommes pas actifs sur YouTube Ă  faire des mash-up ou autre infraction de droits d’auteur, nous visionnons ces vidĂ©os. AdhĂ©rant au mouvement CopyLeft, Brett fait de son documentaire un manifeste pour la libertĂ© d’expression et la culture de l’avenir.

J’Ă©tais sidĂ©rĂ©e. C’est le premier film que je vois qui utilise l’esthĂ©tique YouTube pour parler des enjeux de la culture Internet. Bien que le concept et l’exĂ©cution Ă©taient tout Ă  fait exceptionnels, c’est le sujet qui m’a fait rĂ©flĂ©chir. Le partage de l’information sur Internet a transformĂ© les moyens de diffusion et a créé une nouvelle culture, sans bornes et sans lois. Mais sommes-nous tous rĂ©ellement devenus des criminels de la culture Ă  force de tĂ©lĂ©charger illĂ©galement? OĂą devrait s’arrĂŞter la dĂ©fense de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et oĂą devrait commencer la libertĂ© d’expression?

Mais avant tout, une question me reste en tête. Comment cette nouvelle réalité influencera-t-elle (ou affectera-t-elle) le cinéma?

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Mardi 24 mars 2009

SASKATOON, SASKATCHEWAN
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Une toune à -40°C

En « couchsurfant » chez elle, j’ai posĂ© mon regard sur Malika Sellami, cette musicienne nomade peu orthodoxe mais si attachante.