Une Canadienne-Française voyages à travers le Canada pour tourner des documentaires

Engage-toi

Une Canadienne-Française voyage à travers le Canada pour tourner des documentaires

Articles avec le tag ‘blogue Engage-toi’

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Lundi 15 février 2010

YELLOWKNIFE, TERRITOIRES DU NORD-OUEST

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Yellowknife, la capitale du diamant

Mardi 9 février 2010

YELLOWKNIFE, TERRITOIRES DU NORD-OUEST

J’ai profitĂ© de mon sĂ©jour Ă  Yellowknife, la capitale du diamant, pour rĂ©aliser un essai photographique dans le cadre de l’ambitieux documentaire Web de l’Office national du film du Canada, PIB, l’indice humain de la crise Ă©conomique canadienne. J’avais rencontrĂ© la productrice de PIB pendant le forum du FRIC Ă  Moncton. Elle m’a proposĂ© de faire d’une pierre deux coup et de rĂ©aliser un essai photographique lorsque je serai aux Territoires du Nord-Ouest en tournage pour Engage-toi.

J’ai donc eu la chance de rencontrer Jen, la première femme tailleuse de diamant au Canada pour discuter des difficutlĂ©s de l’industrie du diamant dans le Grand Nord.

Visionnez « Les nombreuses faces d’un diamant » en cliquant ici.

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COURT MÉTRAGE DU MOIS

Lundi 25 janvier 2010

GRUBERVILLE, YUKON

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Au 98 Saloon Ă  Whitehorse

Vendredi 11 décembre 2009

WHITEHORSE, YUKON

Mon premier soir Ă  Whitehorse, j’ai dĂ©cidĂ© d’aller explorer la ville avec un ami que j’ai rencontrĂ© Ă  l’auberge oĂą je logeais. Il est parti de Toronto en bicyclette et s’est rendu jusqu’ici! Toutefois, il est pris Ă  Whitehorse pour l’hiver Ă  cause de la neige. C’Ă©tait Ă  prĂ©voir. DrĂ´le de gars…

Nous Ă©tions supposĂ© rencontrer d’autres amis Ă  un bar nommĂ© Flipper’s, mais celui-ci Ă©tait fermĂ©. J’ai donc suggĂ©rĂ© qu’on aille Ă  cĂ´tĂ©, au 98 Saloon. L’extĂ©rieur n’Ă©tait pas très accueillant et il n’y avait pas de fenĂŞtres. Mon compagnon Ă©taient nerveux, on lui avait dit de ne pas venir au 98, que c’Ă©tait le bar le plus « tough » en ville. MalgrĂ© ça, le son d’un violon et les rires provenant de l’intĂ©rieur m’interpellait. Il faut dire que j’aime frĂ´ler le danger, mais que je n’en ressentais pas ici. Je le convaincs de me suivre en lui promettant de partir après une bière si c’est si pire que ça.

La place est pleine Ă  craquer. Ce n’est pas très grand, mais les quelques tables de bois sont toutes entourĂ©es de personnes de tous les âges qui tapent des mains en rigolant Ă  pleins poumons. Les dĂ©cors Ă  l’intĂ©rieur font très « saloon » et consistent en majeur partie de vieux fusils montĂ©s sur les murs. Au fond de la pièce, il y a une petite piste de danse et des musiciens, un accordĂ©oniste, un violoniste et une guitariste, qui jouent des reels de l’ancien temps. On n’a pas le temps de s’asseoir que les regards se tournent vers nous, visiblement des Ă©trangers. Plusieurs personnes prennent leurs tours pour venir nous taquiner et en apprendre plus sur nous. Puis, la piste de danse commence Ă  se remplir et suivent les invitations pour aller danser. Étant trop timide pour refuser, j’ai dĂ» avoir danser des reels avec tous les hommes de la place ce soir-lĂ ! La soirĂ©e a fini aux petites heures du matin chez des gens que nous avions rencontrĂ©s au Saloon Ă  discuter du Yukon Quest, en Ă©coutant de la musique country.

Puis, je me suis souvenue de mon premier voyage avec Engage-toi. Ă€ Toronto, j’avais demandĂ© au rĂ©alisateur Dominic Desjardins, lui qui a voyagĂ© un peu partout au pays, quel Ă©tait l’endroit le plus intĂ©ressant Ă  visiter au Canada? Il m’avait parlĂ© du Yukon, plus prĂ©cisĂ©ment du Bar Saloon de Whitehorse. Serais-ce alors mon subconscient qui m’a poussĂ©e Ă  aller au Saloon ce soir-lĂ ?

Mon seul regret : ne pas avoir eu ma caméra avec moi!

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Plus de 1,000 visionnements

Lundi 30 novembre 2009

Le court-métrage que j’ai tourné à Saint-Pierre et Miquelon vient d’atteindre plus de 1,000 visionnements sur YouTube, et en deux semaines seulement! C’est dommage que le projet prends du momentum maintenant qu’il tire bientôt à sa fin.

Je suis encore ici!

Lundi 30 novembre 2009

WHITEHORSE, YUKON

J’ai rencontré tellement de gens intéressants à Whitehorse que j’ai eu de la difficulté à trouver le temps (et parfois la volonté) de mettre le blogue à jour. Ce n’est pas par manque d’aventures ni d’expériences, bien au contraire! Aussi, quand j’essaie d’écrire à propos de mon voyage, je bloque. J’imagine que c’est le syndrome de la page blanche. Même les photos que j’ai prises ne rendent pas justice au Yukon.

Je peux vous dire une chose, de toute les villes que j’ai vues au travers le Canada, c’est définitivement Whitehorse que je préfère. Je vais certainement me trouver une raison pour y revenir.

Miles canyon - Whitehorse, Canada

COURT MÉTRAGE DU MOIS

Jeudi 5 novembre 2009

SAINT-PIERRE ET MIQUELON, FRANCE D’OUTRE MER
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Je dĂ©couvre le dernier bastion de l’empire francais en AmĂ©rique du Nord, « une abhĂ©ration de l’histoire », l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon.

Code d’Ă©thique documentaire

Mardi 29 septembre 2009

Andréanne Germain

SAINT-PIERRE, FRANCE D’OUTRE MER

Je soupçonne que des journalistes et documentaristes sont venus Ă  Saint-Pierre sans respecter le « code d’Ă©thique documentaire ». Il y avait un froid palpable entre les Saint-Pierrais et ma camĂ©ra. C’est exactement ce que je craignais en arrivant ici sans contacts (voir billet sur Recherche documentaire Ă  distance).

En fiction, lorsqu’on ne respecte pas les lieux de tournage, ça s’appelle du « location burning ». L’endroit ne sera plus accessible Ă  l’avenir, parce que le propriĂ©taire des lieux risque de ne plus y autoriser de tournages. C’est la mĂŞme chose avec les entrevues. Puisque tout le monde se connaĂ®t Ă  SPM, quelques mauvaises entrevues peuvent facilement propager la mĂ©fiance des mĂ©dias Ă  une communautĂ© entière.

Sans camĂ©ra, pas de problèmes. J’ai mĂŞme Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  manger de la raclette (accompagnĂ©e de conversations intĂ©ressantes quoique difficiles Ă  saisir Ă  cause de l’accent). Mais dès qu’il Ă©tait question de recueillir des tĂ©moignages sur vidĂ©o, les gens refusaient catĂ©goriquement. Je n’ai jamais vu ça, et pourtant j’ai tournĂ© dans plusieurs pays oĂą je ne parlais mĂŞme pas la langue.

Donc, si vous travaillez dans le domaine,
RESPECTEZ LES GENS QUE VOUS INTERVIEWEZ.
Ne trahissez pas leur confiance et pensez aux autres qui passeront après vous!

Recherche documentaire Ă  distance

Mardi 22 septembre 2009

Rechercher un documentaire Ă  distance par Internet n’est pas toujours facile. Lorsque ça ne fonctionne pas, ça m’arrive d’arriver quelque part avec l’esprit ouvert et le dĂ©sir de laisser jouer le destin devant ma camĂ©ra… Certains de mes court mĂ©trages prĂ©fĂ©rĂ©s sont nĂ©s de cette façon, mais il y a toujours le risque que ça flanche… Stressant, pour une perfectionniste! (voir le billet sur l’artiste perfectionniste) On se croise les doigts!

Destination : Saint-Pierre et Miquelon!

Cinéma franco-ontarien = poche?

Mardi 22 septembre 2009

OTTAWA, ONTARIO

Pourquoi est-ce que le cinĂ©ma franco-ontarien n’accroche pas tandis que le cinĂ©ma quĂ©bĂ©cois, lui, se porte si bien? Je me pose la question suite Ă  une projection hier soir.

Dans le cadre de la semaine franco-ontarienne, la Nouvelle Scène a prĂ©sentĂ© une soirĂ©e de cinĂ©ma franco-ontarien. Nous avons visionnĂ© des nouveautĂ©s et des classiques : Lustrale d’Izabel Barsive, Espaces de vie – oublie et souviens-toi de Jean-Marc Larivière, Les Murs de Pier de LĂ©on Laflamme et L’Ă©cureuil noir de Fadel Saleh.

Malgré le calibre de cette programmation, nous n’étions que trois personnes dans la salle à la fin de la projection!

Cinéma Cartier, Hearst (Ontario)

L’ironie de visionner Les Murs de Pier dans une salle presque vide ne m’a pas Ă©chappĂ©e. (Le documentaire dĂ©montre les multiples « murs » ou obstacles que doivent franchir les artistes francophones Ă  Ottawa, notamment le public indiffĂ©rent.) Ce film a beau avoir Ă©tĂ© tournĂ© en 1993, les difficultĂ©s sont toujours les mĂŞmes.

Est-ce uniquement la faute du public absent, des bailleurs de fonds, du manque de ressources, de publicité et de diffusion? Ou est-ce les œuvres elles-mêmes qui trop souvent n’offrent pas assez de divertissement à son public? Une chose est certaine, pour attirer l’attention de son public, le cinéma franco-ontarien devra offrir autre chose que l’éternelle thématique de la crise identitaire et les films d’art trop étanche pour être vus par des gens qui ne sont pas forcément des artistes.