Une Canadienne-Française voyage à travers le Canada pour tourner des documentaires

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Une Canadienne-Française voyage à travers le Canada pour tourner des documentaires

Blogue

Tournage Ă  Maillardville

Dimanche 15 novembre 2009

COQUITLAM, COLOMBIE-BRITANNIQUE

Le tournage à Maillardville s’est bien passé. L’accueil a été très chaleureux. J’élaborerai lorsque j’aurais une minute de libre.

Carré Laval à Maillardville, B.C.

L’incontournable Chinatown

Dimanche 8 novembre 2009

VANCOUVER, COLOMBIE-BRITANIQUE

En me promenant sur la rue Main aujourd’hui, ça n’a pas pris de temps que je me suis retrouvĂ©e dans le quartier chinois de Vancouver. Ă€ première vue, ça m’a fait penser Ă  la rue Spadina de Toronto, les boutiques, les Ă©piceries remplies de poissons et crustacĂ©es sĂ©chĂ©s… Puis, je me suis heurtĂ©e Ă  un mur. Curieuse, je l’ai longĂ© jusqu’Ă  ce que je trouve l’entrĂ©e. Ă€ ma grande surprise, c’Ă©tait un immense jardin!

En plein centre-ville, il y a un jardin chinois spectaculaire, le premier jardin de la sorte en occident. Il s’appelle le Dr. Sun Yat-Sen Classical Chinese Garden.

Réflection réfléchie

On m’a expliquĂ© que le sol de ce lac artificiel est conçu d’argile verte afin d’optimiser sa capacitĂ© de reflèter la nature qui l’entoure.

Bardeau - jardins chinois de Vancouver

Ces bardeaux sont conçus de façon que lorsqu’il pleut, l’eau forme un rideau.

Sol du jardin chinois de Vancouver

Tout est pensé dans ce jardin, même les pierres ont une signification. Les pierres blanches, ne sont en fait pas des pierres mais de la porcelaine. Les travailleurs auraient conservés leurs bols de riz afin de les casser stratégiquement de façon à agrémenter le design du sol. Ceci symboliserait le fait que la nourriture vient de la terre.

La balade Ă  Vancouver

En tout cas, ce fut une belle dĂ©couverte. Il y a d’autres photos sur mon compte Flickr.

Au pays du Canard Réincarné

Jeudi 5 novembre 2009

WINNIPEG, MANITOBA

Je suis prĂ©sentement en chemin pour Vancouver. Je m’en vais Ă  Maillardville, le « village gaulois » de la Colombie-Britannique qui fĂŞte ses 100 ans cette annĂ©e.

Je n’ai pas le temps d’en Ă©crire plus pour l’instant, sauf que j’ai hâte de me retrouver au pays du Canard RĂ©incarnĂ©, ce blogue sur l’AmĂ©rique française gĂ©rĂ© par un Franco-Colombien si engagĂ© et si cynique Ă  la fois.

Canard réincarné

En première : Le divan du monde

Mercredi 21 octobre 2009

MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK

Faire du pouce et coucher sur le divan du monde, vous connaissez ça? Moi, je commence Ă  me considĂ©rer experte en la matière. C’est pourquoi j’avais tellement hâte de voir le film « Le divan du monde » en première au FICFA. Non seulement je m’identifie Ă  cette histoire de voyage Ă  travers le Canada, mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir un long mĂ©trage francophone produit en Ontario!

J’ai rencontrĂ© le rĂ©alisateur, Dominic Desjardins, pour discuter du projet.

Image de prévisualisation YouTube

Le cinéma franco-ontarien est encore pas mal underground, mais c’est avec des films comme Le divan du monde qu’on va élargir notre auditoire. Dans un billet précédent, j’étais plutôt pessimiste à ce sujet (voir le billet Cinéma franco-ontarien = poche?) Mais en quittant le cinéma après la première du film, je crois avoir retrouvé mon optimisme. J’ai l’impression que les choses progressent. Un jour, je pourrais peut-être aussi réaliser un long métrage et qui sait, il sera peut-être vu!

Basé à Toronto, Dominic Desjardins développe présentement un second long métrage intitulé La Sacrée dans le cadre du programme Écrire au long de Téléfilm.

Consultez le site officiel du film ou le groupe Facebook

Que pensez-vous de la génération Y?

Jeudi 15 octobre 2009

MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK

Moi, j’aimerais qu’on cesse de critiquer la génération Y! J’en ai vraiment assez qu’on traite une génération entière de bébés gâtés qui pensent que tout leur est dû sans avoir à travailler! Nous avons simplement des valeurs différentes quand à l’argent, le travail et la technologie. Si je semble piquée au vif, c’est que le conflit générationnel était marquant à la semaine du forum du FRIC (voir le billet Cinéastes du Canada, unissez-vous!).

Le débat a été lancé pendant le « master class » animé par le réalisateur acadien Rodrigue Jean (Hommes à louer) dans le cadre du FICFA. La conversation a commencé par l’idée que le cinéma est mort à cause du capitalisme. Puis, pour une raison ou une autre, les gens ont commencé à parler des nouveaux cinéastes. Ils ont eu le culot de dire que les cinéastes de la relève sont tous pourris – que nous n’avons pas du culture, nous n’avons pas vu les classiques, mais pire encore, ils prétendent que nous avons rien à dire dans nos films!

Seraient-ils jaloux de nous, créateurs et créatrices de la relève, qui sommes plutôt excités de découvrir les modèles économiques de demain et d’explorer les nouvelles possibilités qu’offre Internet? En les écoutant, j’ai eu l’impression que plusieurs boomers ont peur de la révolution en cours, non seulement dans l’industrie cinématographique et télévisuelle, mais dans tous les secteurs, à cause de la récession et de l’évolution du Web 2.0.

Networking lors du FICFA
RĂ©seautage avec d’autres membres du FRIC après le « master class » en question.

Cinéastes du Canada, unissez-vous!

Samedi 3 octobre 2009

MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK

Je suis Ă  Moncton cette semaine pour assister au forum annuel du FRIC.

Le FRIC au caveau, Ă  Moncton

Le FRIC, c’est le Front des rĂ©alisateurs indĂ©pendants du Canada, une association de crĂ©ateurs francophones oeuvrant Ă  travers le pays. Actif depuis cinq ans, le FRIC sert de front commun Ă  tous les crĂ©ateurs francophones hors QuĂ©bec afin de dĂ©fendre et stimuler la production en français Ă  travers le Canada.

Cette annĂ©e, le forum du FRIC se dĂ©roule en mĂŞme temps que le FICFA, le Festival international du cinĂ©ma francophone en Acadie. Donc, pendant cette semaine de films, d’ateliers, de party, de discussions, de lobbying et bien sĂ»r de de « schmoozing », je vous Ă©criverai des nouvelles du front.

Code d’Ă©thique documentaire

Mardi 29 septembre 2009

Andréanne Germain

SAINT-PIERRE, FRANCE D’OUTRE MER

Je soupçonne que des journalistes et documentaristes sont venus Ă  Saint-Pierre sans respecter le « code d’Ă©thique documentaire ». Il y avait un froid palpable entre les Saint-Pierrais et ma camĂ©ra. C’est exactement ce que je craignais en arrivant ici sans contacts (voir billet sur Recherche documentaire Ă  distance).

En fiction, lorsqu’on ne respecte pas les lieux de tournage, ça s’appelle du « location burning ». L’endroit ne sera plus accessible Ă  l’avenir, parce que le propriĂ©taire des lieux risque de ne plus y autoriser de tournages. C’est la mĂŞme chose avec les entrevues. Puisque tout le monde se connaĂ®t Ă  SPM, quelques mauvaises entrevues peuvent facilement propager la mĂ©fiance des mĂ©dias Ă  une communautĂ© entière.

Sans camĂ©ra, pas de problèmes. J’ai mĂŞme Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  manger de la raclette (accompagnĂ©e de conversations intĂ©ressantes quoique difficiles Ă  saisir Ă  cause de l’accent). Mais dès qu’il Ă©tait question de recueillir des tĂ©moignages sur vidĂ©o, les gens refusaient catĂ©goriquement. Je n’ai jamais vu ça, et pourtant j’ai tournĂ© dans plusieurs pays oĂą je ne parlais mĂŞme pas la langue.

Donc, si vous travaillez dans le domaine,
RESPECTEZ LES GENS QUE VOUS INTERVIEWEZ.
Ne trahissez pas leur confiance et pensez aux autres qui passeront après vous!

Filmer des chevaux sauvages Ă  SPM

Lundi 28 septembre 2009

SAINT-PIERRE ET MIQUELON, FRANCE D’OUTRE-MER

Départ en zodiaque vers Miquelon Cheval timide

J’arrive au gîte à Saint-Pierre, on m’accueille chaleureusement d’un accent difficile à comprendre. Je parle de mon projet à l’aubergiste et du fait qu’il me faut trouver des gens à interviewer au plus vite (voir billet sur recherche documentaire à distance). Elle me propose d’aller me renseigner au musée de Miquelon le lendemain.

Miquelon est une île au nord de Saint-Pierre n’est accessible que par avion ou par zodiaque. J’opte pour la deuxième option, c’est moins cher et il y a des phoques en chemin. Ce que je ne sais pas, c’est que j’aurais la trouille de ma vie. Le bateau bardasse tellement à cause des vagues que j’ai peur de passer par-dessus bord!

Les travailleurs saint-pierrais me taquinent durant le trajet, eux qui ont l’habitude de prendre ce canot pneumatique presque tout les jours. Puis, un fois sur terre, j’ai la chance de flatter des chevaux sauvages sur la dune. Côté tourisme, c’est super ici! Maintenant, il reste à voir si les gens vont vouloir participer à mon court métrage.

Un cheval tente de m'apprivoiser... Chevaux sauvages / Wild horses