MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK
Moi, j’aimerais qu’on cesse de critiquer la génération Y! J’en ai vraiment assez qu’on traite une génération entière de bébés gâtés qui pensent que tout leur est dû sans avoir à travailler! Nous avons simplement des valeurs différentes quand à l’argent, le travail et la technologie. Si je semble piquée au vif, c’est que le conflit générationnel était marquant à la semaine du forum du FRIC (voir le billet Cinéastes du Canada, unissez-vous!).
Le débat a été lancé pendant le « master class » animé par le réalisateur acadien Rodrigue Jean (Hommes à louer) dans le cadre du FICFA. La conversation a commencé par l’idée que le cinéma est mort à cause du capitalisme. Puis, pour une raison ou une autre, les gens ont commencé à parler des nouveaux cinéastes. Ils ont eu le culot de dire que les cinéastes de la relève sont tous pourris – que nous n’avons pas du culture, nous n’avons pas vu les classiques, mais pire encore, ils prétendent que nous avons rien à dire dans nos films!
Seraient-ils jaloux de nous, créateurs et créatrices de la relève, qui sommes plutôt excités de découvrir les modèles économiques de demain et d’explorer les nouvelles possibilités qu’offre Internet? En les écoutant, j’ai eu l’impression que plusieurs boomers ont peur de la révolution en cours, non seulement dans l’industrie cinématographique et télévisuelle, mais dans tous les secteurs, à cause de la récession et de l’évolution du Web 2.0.

RĂ©seautage avec d’autres membres du FRIC après le « master class » en question.


En première : Le divan du monde
Mercredi 21 octobre 2009MONCTON, NOUVEAU-BRUNSWICK
Faire du pouce et coucher sur le divan du monde, vous connaissez ça? Moi, je commence Ă me considĂ©rer experte en la matière. C’est pourquoi j’avais tellement hâte de voir le film « Le divan du monde » en première au FICFA. Non seulement je m’identifie Ă cette histoire de voyage Ă travers le Canada, mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir un long mĂ©trage francophone produit en Ontario!
J’ai rencontrĂ© le rĂ©alisateur, Dominic Desjardins, pour discuter du projet.
Le cinéma franco-ontarien est encore pas mal underground, mais c’est avec des films comme Le divan du monde qu’on va élargir notre auditoire. Dans un billet précédent, j’étais plutôt pessimiste à ce sujet (voir le billet Cinéma franco-ontarien = poche?) Mais en quittant le cinéma après la première du film, je crois avoir retrouvé mon optimisme. J’ai l’impression que les choses progressent. Un jour, je pourrais peut-être aussi réaliser un long métrage et qui sait, il sera peut-être vu!
Basé à Toronto, Dominic Desjardins développe présentement un second long métrage intitulé La Sacrée dans le cadre du programme Écrire au long de Téléfilm.
Consultez le site officiel du film ou le groupe Facebook
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