OTTAWA, ONTARIO
Fidèles lecteurs et lectrices, vous vous demandez peut-être pourquoi je tiens tant à me rendre au Grand Tintamarre de Caraquet? Je vais vous confier un secret, c’est par jalousie! J’envie les Acadiens et les Acadiennes d’avoir une tradition aussi audacieuse. Nous avons le Festival Franco-Ontarien, mais il me semble que c’est loin d’être aussi cool.
Inspiré d’une tradition du Moyen âge qui consistait à faire du bruit pour marquer des événements tristes ou joyeux, le premier Tintamarre acadien a eu lieu en 1955, lors des fêtes du bicentenaire de la déportation des Acadiens. Cette coutume consiste à célébrer en faisant le plus de bruit possible avec des instruments improvisés tout en déambulant dans la ville en costumes colorés. C’est une façon de se manifester, de crier haut et fort que l’Acadie existe toujours. Je trouve ça non seulement original mais poétique. J’aimerais bien que l’Ontario français aie une tradition aussi singulière.
Mais je suis loin d’être la seule qui admire le Tintamarre. J’ai dû passer la fin de semaine au téléphone, mais ça y est! J’ai réussi à trouver une chambre à Caraquet. Pour une ville de 1,500 habitants qui accueille 30,000 personnes, faut le faire! Maintenant, il ne me reste qu’à trouver un lift de Bathurst à Caraquet le 13 ou 14 août… (Écrivez-moi si vous connaissez quelqun!)
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