SASKATCHEWAN
J’arrive à Saskatoon à minuit. Ce soir, la Saskatchewan deviendra plus pour moi qu’une chanson des Trois Accords ou de Mononc’ Serge.
Le train est peut-être moins rapide que l’avion, mais c’est drôlement relaxant de passer trois jours seule, sans réception de cellulaire ni d’Internet, juste à manger, dormir et rêvasser. Le train est beaucoup plus confortable que je ne l’imaginais. Il faut dire que les derniers trains que j’ai pris étaient en Europe de l’Est et dans les Balkans. Le genre de train où la porte des toilettes est arrachée et les toilettes bloquées, où il n’y a pas d’eau potable et où la nuit est entrecoupée de réveils systématiques par des hommes armés de mitraillettes qui ne parlent que le serbe. Mais bon, c’est un tout autre voyage ça!

Cette couchette me rappelle la cale d’un sous-marin, première mise en ligne par Engage-toi.
La seule chose que je trouve bizzare dans ce train, c’est le sentiment que j’ai d’être la plus jeune. Tous les passagers semblent être des touristes à la retraite…
J’ai déjeuné avec trois touristes français ce matin. Quand nous nous sommes quittés, l’un d’eux m’a félicitée de la qualité de mon français (il a eu l’air un peu perplexe quand je lui ai retourné le compliment). Ensuite, je me suis installée dans mon bureau provisoire et je me suis mise au travail sur une entrevue que j’ai tournée à Toronto avec le cinéaste Dominic Desjardins.

Les prises de courant étaient rares dans le train, première mise en ligne par Engage-toi.