La théorie des six degrés de séparation testée dans le métro de Montréal

Inauguré à l’automne 1966, le métro de Montréal a depuis pris de l’ampleur et a à son actif quatre lignes et plus de soixante-dix stations. Habitude s’il en est une, prendre le métro fait partie de la vie de milliers de personnes de la métropole, qui vont d’un point A à un point B tous les jours. Et s’il était possible d’humaniser le métro, en testant la théorie des six degrés de séparation, et de constater que l’adage «le monde est petit» est bien réel? La réalisatrice Vali Fugulin l’a fait, et cela a donné le documentaire : www.six.lemondeestpetit.ca.

Choisies au hasard, les personnes rencontrées dans le métro se sont prêtées à un exercice : celui de prouver la théorie des six degrés de séparation, selon laquelle chaque être humain est relié à n’importe quel autre par l’entremise d’au maximum six personnes.

Une enveloppe leur a été remise, enveloppe qui irait à une autre et ainsi de suite, jusqu’à ce que les six participants l’aient eue entre les mains. Le but était que les messages reviennent à la personne initiale.

www.six.lemondeestpetit.ca, Vali Fugulin, offert par l'Office national du film du Canada

Si cela semble farfelu de prime abord, force est d’admettre qu’un réseau de connaissances peut être plus étendu qu’il n’y paraît, car certaines chaînes humaines n’ont pas eu besoin des six degrés de séparation pour réunir les personnes désignées; seulement trois ou quatre intermédiaires suffisaient.

Des entrevues avec des mathématiciens et une psychologue viennent soutenir l’idée que tous les humains sur la Terre nous sont accessibles, thèse qui suppose également l’intervention du hasard.

De Hawaï à l’Australie

Comme lorsque cet homme raconte avoir rencontré une femme en Australie, dont il s’était fait parler quelque temps auparavant à Honolulu, à Hawaï. Comment expliquer cette coïncidence, si le hasard ne fait pas partie de l’équation?

Cette notion de hasard est surprenante et elle est bien représentée dans le film. Les participants au documentaire sont tantôt étonnés, tantôt émus par les retrouvailles que peuvent créer ces fameux six degrés de séparation.

L’œuvre de Vali Fugulin propose une pause où sont mises de l’avant l’humanité ainsi que les relations qui peuvent exister entre les gens à travers la planète. Elle offre une vision sensible et universelle du monde, dans lequel il est plus facile de connecter avec les autres qu’on ne pourrait le penser.