7 films à voir aux Sommets du cinéma d’animation 2016

Films

Un texte de Michael Fukushima, producteur exécutif au studio d’animation anglais de l’ONF

L’animation au sommet

Les Sommets du cinéma d’animation, l’événement de l’année en animation à Montréal, approchent à grands pas. Ne manquez pas cette occasion de stimuler votre esprit créateur avant les inévitables chutes de neige et les grands froids.

Le festival met l’accent sur le court métrage. Il propose des œuvres canadiennes, québécoises et internationales, de même que des films étudiants. On y présente aussi un petit nombre de longs métrages pour ceux et celles qui ont une capacité d’attention plus grande. La programmation est toujours exceptionnelle puisqu’elle reflète l’excentricité et le côté ésotérique du directeur artistique Marco de Blois et de son équipe. En prime, toutes les activités se déroulent à la Cinémathèque québécoise, l’un des plus beaux cinémas de Montréal.

Voici quelques conseils sur les films à ne pas manquer. Libre à vous de les suivre ou non. Quoi qu’il en soit, c’est ce que je me propose d’aller voir.

Quelques suggestions de films à voir aux Sommets

Cette année, les Sommets innovent en présentant une compétition de très courts métrages, soit des films de moins de 2 minutes 30. Compte tenu de mon expérience avec les très, très courts métrages du programme Hothouse de l’ONF, inutile de dire que j’ai un coup de cœur pour ce nouveau volet. Il y a deux films que je veux tout particulièrement (re)voir : le saisissant Tête-Mêle, réalisé par Catherine Dubeau dans le cadre de Hothouse 11, et Stems, la charmante « création à l’intérieur de la création » du cinéaste écossais Ainslie Henderson.

Tête-mêle est aussi accessible en ligne :

Tête-Mêle, , offert par l'Office national du film du Canada

Si vous n’avez pas encore vu J’aime les filles (Diane Obomsawin/ONF), gagnant du Grand Prix du Festival international du film d’animation d’Ottawa, vous pouvez vous rattraper. Le film est présenté dans la compétition internationale. L’amie comédienne de mon fils ne prête pas sa voix à la version française, mais le court métrage n’en demeure pas moins sublime et très émouvant.

J'aime les filles – (Bande-annonce), , offert par l'Office national du film du Canada

Je vous suggère également le fascinant et énigmatique I Am Here (Je suis ici) d’Eoin Duffy, produit par le Studio de Vancouver et le Studio d’animation de l’ONF, aussi programmé dans la compétition internationale. Je n’en dis pas plus, car je risque de tout dévoiler !

I Am Here (Trailer), Eoin Duffy, provided by the National Film Board of Canada

Il y a aussi dans cette catégorie deux films que je n’ai pas encore vus : Primal Flux, de Joan Gratz, et Casino, de Steven Woloshen. Je suis impatient de me livrer à une exploration en profondeur avec ces deux héros de l’animation expérimentale.

Naturellement, je n’oublie pas de mentionner que l’épopée persane d’Ann Marie Fleming, le long métrage Window Horses (La vie en Rosie), ouvre le festival. C’est un immense honneur pour l’équipe de production (dont je fais incidemment partie).

Window Horses (Trailer), Ann Marie Fleming, provided by the National Film Board of Canada

Le financement et la distribution en 2016

Et, enfin, si vous êtes un ou une jeune cinéaste ou si vous vous intéressez au financement et à la distribution en cette ère moderne, je vous invite à assister à la présentation que j’anime le 24 novembre à 15 h, Money and Eyeballs (Du fric et du public), en compagnie des cinéastes susmentionnés Ann Marie Fleming et Eoin Duffy. Je vous promets que vous en aurez pour votre argent !

Au plaisir de vous voir au sommet !