La science au sommet du monde

Éducation

Enseignant agréé par l’Ontario College of Teachers (OCT), David Finkelstein poursuit sa collaboration avec l’ONF avec enthousiasme. David met l’accent sur les méthodes d’apprentissage pratique et espère se retrouver un jour dans les lacs et les rivières du nord canadien… avec de l’eau jusqu’aux genoux.

Les sciences de la Terre

Compte tenu de toutes les avancées de l’humanité sur les plans social et technologique, on a souvent tendance à oublier que nous avons commencé à explorer la surface de notre planète au cours des derniers siècles seulement. Qui plus est, l’étude de l’espace et des profondeurs de l’océan remonte à quelques décennies, tout au plus. La science de la Terre est, selon la définition, la partie de la science qui étudie la composition physique de la Terre et de son atmosphère. Alors que plusieurs scientifiques s’intéressent généralement à un aspect particulier de la science de la Terre, comme la géologie ou l’océanographie, c’est l’interrelation entre les différents domaines qui a souvent le plus de sens. La recherche en science de la Terre est parfois laborieuse en raison du fait que les changements se produisent sur une très longue période et sont difficiles à enregistrer et à analyser de façon précise. Or, la santé future de la planète et de ses habitants repose précisément sur ce type de recherche.

Et maintenant où allons-nous?

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« Monsieur, en quoi est-ce que tout ça va me servir quand j’aurai terminé l’école? » J’ai souvent trouvé que l’un des plus grands défis de l’enseignement, c’est de faire en sorte que le programme éducatif soit en relation avec le monde extérieur. Est-ce que l’étude de la molécule, du pentamètre iambique ou des coefficients quadratiques fera vraiment une différence dans la vie des élèves? La science au sommet du monde, série offerte dans la collection Éducation de l’ONF, donne aux élèves la possibilité de voir comment une combinaison de formation et d’expérience peut mener vers des carrières gratifiantes et même avant-gardistes dans les sciences de la Terre.

Le documentaire dresse un profil des écosystèmes de l’Arctique canadien et des gens qui les étudient, suivent leur évolution et y habitent. Parcs Canada, l’Agence spatiale canadienne et le Centre canadien de télédétection se sont associés pour obtenir un tableau clair des changements qui surviennent dans les régions septentrionales de notre pays. En recourant à la technologie moderne des satellites, au travail scientifique sur le terrain et au savoir traditionnel des Inuits, on étudie le Nord canadien de manière inédite.

Afin de faciliter la tâche en classe, l’ONF a divisé le film en 20 courtes capsules.  Chacune aborde un aspect différent — sérieux ou ludique — de la recherche et offre aux élèves des options pour approfondir l’exploration. Dans l’une des capsules, les scientifiques expliquent comment l’étude des écotypes peut aider à prévoir les changements dans les habitudes alimentaires du grizzly. Dans une autre, la diversité des insectes sert de modèle pour évaluer la santé globale des écosystèmes. De la surveillance du pergélisol à l’échantillonnage de l’eau, en passant par l’exercice et les stations météorologiques, les possibilités qu’offrent les parcs en matière de recherche sont vastes.

La science au sommet du monde – Travail sur le terrain : rencontrez une écologiste de Parcs Canada, Patrick McGowan, offert par l'Office national du film du Canada

La tradition rencontre la modernité

Force est de constater que les progrès de la technologie des satellites ont entraîné un changement de paradigme pour les sciences de la Terre. Toutefois, l’un des plus importants aspects de La science au sommet du monde, c’est la mise en valeur du croisement entre l’expérience traditionnelle des Inuits et les techniques scientifiques modernes. Le savoir des Inuits peut être considéré comme imprécis et intuitif, tandis que la connaissance scientifique est précise, quantifiable et expérientielle. Parallèlement, c’est justement ce savoir traditionnel intuitif qui oriente les scientifiques vers des domaines d’investigation qu’ils n’auraient pas nécessairement pris en compte. La perspective inuite met aussi l’accent sur l’appréciation du milieu au-delà de sa simple valeur scientifique. Alors que les hommes et les femmes de science réfléchissent aux enjeux de l’environnement, ils apprécient à quel point l’humour et les interrelations peuvent favoriser le positivisme et l’engagement. Ils démontrent aussi du respect pour la tradition en désignant par leurs noms inuits les régions des lacs et des montagnes dans les parcs du Nord.

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Applications pratiques interactives

Donc, quelle est la valeur de la formation et de l’étude scientifiques? En analysant le changement, les façons dont il se produit et ses répercussions, les scientifiques peuvent avancer des hypothèses sur l’avenir de la planète et sur la place de l’humanité. Je crois qu’il est souvent approprié d’adopter une approche similaire en classe. Étudier toutes sortes de sujets hors contexte crée un écart entre la connaissance et l’utilisation pratique, mais en considérant les causes et les conséquences, nous pouvons situer notre recherche dans un contexte plus large. Les élèves particulièrement intéressés à explorer le rôle de la science dans le Nord canadien peuvent visiter le site de Parcs Canada. Des forfaits individuels et de groupes permettent de vivre une expérience concrète : http://www.torngatbasecamp.com/ (en anglais seulement).

Référence :

Albin, E., & Chamberlain, F. (2004). Earth Science Made Simple. New York: Broadway Books. (en anglais seulement)